
Soulèvement national en Iran – n°13
Attaque contre un commissariat à Marvdasht, affrontements et courses-poursuites à Kouhdacht, Nourabad et Zahedan
Au sixième jour du soulèvement national, vendredi 2 janvier 2026, les villes d’Iran ont été le théâtre d’affrontements généralisés entre les forces de répression et la population épaulée par les jeunes insurgés. Selon les informations reçues jusqu’à 20 heures (heure de Téhéran), outre la capitale, la population est descendue dans la rue dans de nombreuses villes. La foule a transformé les funérailles des martyrs du soulèvement en manifestations de colère contre la dictature religieuse et, par des attaques contre les centres de répression, a affiché sa détermination à renverser le régime.
Vendredi soir, dans de nombreux quartiers de Téhéran, notamment à Tehranpars, Khak-e Sefid, Sattarkhan et Sadeghieh, la population est descendue dans la rue en scandant « À bas le dictateur » et «N’ayez pas peur, n’ayez pas peur, nous sommes tous ensemble ». À Tehranpars, aux cris de « Liberté, liberté, liberté », les manifestants ont bloqué les rues. À Afsariyeh, les forces spéciales ont été déployées pour empêcher les manifestations.
Kuhdasht—Jan 2, 2026
The father of Amirhesam Khodayari-Fard stated that his son “had no connection with the Basij.” The family’s remarks openly refute regime efforts to twist the narrative surrounding the slain protester, exposing the falsehood of official claims.#FreeIran2026… pic.twitter.com/cPtU0KZMMH— People's Mojahedin Organization of Iran (PMOI/MEK) (@Mojahedineng) 2 janvier 2026
À Zahedan, la population courageuse est descendue dans la rue aujourd’hui après la prière du vendredi aux cris de « À bas le dictateur », « À bas Khamenei », « Jurons sur le sang de nos compagnons que nous tiendrons jusqu’au bout » et « Iranien, crie, revendique tes droits ». Les jeunes insurgés baloutches ont allumé des feux, bloqué l’ancienne route de Zahedan et ont affronté les agents du régime. Les jeunes de Saravan sont également entrés en scène en scandant « Khamenei assassin, son régime est illégitime ».
Le flot de la colère implacable de mes compatriotes en Iran, des jeunes insurgés et générateurs du soulèvement, des étudiants, des commerçants et des enseignants, gagne en force à chaque instant.
Mille bravos à vous, forces de la révolution démocratique et grande armée de la… pic.twitter.com/sptURDQbhD— Maryam Radjavi (@Maryam_Rajavi_F) 2 janvier 2026
Dans la province de Fars, Marvdasht est devenue un foyer d’affrontements violents. Des milliers de personnes ont assisté aux funérailles du martyr du soulèvement Khodadad Shirvani, tué la veille par des tirs des agents. La foule scandait « À bas Khamenei », « À bas les pasdarans et la milice du Bassidj » et « Je tuerai celui qui a tué mon frère ». Les jeunes insurgés se sont ensuite dirigés vers le commissariat n°11. Des tirs à l’arme de guerre ont été effectués depuis les toits du commissariat et de la banque Sepah en direction de la foule, tandis qu’un hélicoptère survolait la ville. Malgré cela, les jeunes ont pris le contrôle de certains secteurs de la Marvadacht après des affrontements et des courses-poursuites avec les agents répressifs. À Nourabad (Fars), de jeunes insurgés ont affronté les forces de sécurité. Les villes de Kavar et de Firouzabad, dans la province de Fars, ont également été le théâtre de protestations populaires.
Iran – Qom – 2 janvier 2026
Ce soir les manifestants scandent un message clair :
"Nous n'avons pas sacrifié nos mort, pour composer, et louer un dirigeant assassin" Ceci est vrai pour les dirigeant actuel et du régime passé #NiChahNiMollah pic.twitter.com/LiA5vuXknq— Afchine Alavi (@afchine_alavi) 2 janvier 2026
Dans la province de Lorestan, la cérémonie d’inhumation du martyr du soulèvement Amirhossein Khodayari-Fard à Kouhdacht s’est transformée en affrontements violents avec les forces de répression. Les agents, qui tentaient d’empêcher la tenue de la cérémonie et de confisquer la dépouille du martyr, se sont heurtés à la résistance courageuse de la population et des jeunes qui les ont été contraints de prendre la fuite. La famille du martyr, rejetant les scénarios mensongers du régime, a déclaré que leur fils n’avait aucun lien avec la milice du Bassidj et qu’il avait perdu la vie sur la voie de la liberté. Le procureur criminel de Kouhdacht, craignant l’extension du soulèvement, a reconnu l’arrestation de 20 manifestants et l’ouverture de poursuites judiciaires à leur encontre. Vendredi soir, la population de Boroudjerd est également descendue dans la rue en scandant des slogans hostiles au régime.
Dans la province d’Ispahan, la dépouille du martyr du soulèvement Darioush Ansari Bakhtiarvand (37 ans), tué lors des manifestations dans la soirée du 31 décembre 2025 à Fouladchahr, a été inhumée sous de strictes mesures de sécurité. Malgré les pressions des services de renseignement et les menaces exercées sur la famille, la population a participé à la cérémonie et a réaffirmé sa détermination à poursuivre la voie des martyrs. Dans la ville de Ziar, la population est également descendue dans la rue en scandant des slogans contre le régime.
January 2—Qom, central Iran
Locals held nightly protest rallies, chanting, "This is the year of blood, Seyyed Ali [Khamenei] will be overthrown!"#IranProtests #IranRevolution pic.twitter.com/v0U5BCgM06— People's Mojahedin Organization of Iran (PMOI/MEK) (@Mojahedineng) 2 janvier 2026
À Qom, aux cris de « Cette année est une année de sang, Seyed Ali [Khamenei] sera renversé » et « Nous n’avons pas donné de morts pour faire des compromis ni pour honorer un guide criminel », les jeunes ont incendié une moto des forces de sécurité. À Hamedan, les manifestations se sont poursuivies pour la énième nuit consécutive. Les manifestants ont affronté les forces de répression qui tiraient dans leur direction. Des ambulances sont utilisées pour déplacer les agents et attaquer les manifestants.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 2 janvier 2026

