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Extension des manifestations nocturnes et des affrontements à Téhéran et dans plusieurs provinces, aux cris de « À bas Khamenei »

Soulèvement national en Iran – n°14

Barricades à Tehranpars, incendie d’un véhicule de la répression à Qom et tirs contre la population dans le Lorestan et Kohguilouyeh

Dans la soirée du vendredi 2 janvier, lors de la sixième nuit du soulèvement national, l’insurrection s’est intensifiée à Téhéran et dans plusieurs provinces d’Iran. Malgré la présence massive des forces répressives, les jeunes insurgés et la population mobilisée ont multiplié les attaques et les affrontements. Le plan du régime visant à étouffer les protestations durant quatre jours fériés (du mercredi au samedi) a échoué, et les autorités redoutent une montée du soulèvement pour la rentrée dimanche.

À Téhéran, Naziabad, Narmak, Tehranpars, Sadeghieh, la rue Kachani, Khak-e Sefid et d’autres quartiers ont été le théâtre de manifestations et d’affrontements. À Naziabad, la population a incendié motos et véhicules des forces de répression aux cris de « À bas Khamenei » et a pris le contrôle des rues. À Tehranpars et à Khak-e Sefid, les jeunes ont dressé des barricades et allumé des feux pour bloquer les rues, affrontant les agents qui tiraient des gaz lacrymogènes.

À Qom, de violents affrontements et courses poursuites ont opposé la population aux forces répressives dans les rues Tohid, Malek Ashtar et Nirougah, et un véhicule de la répression a été incendié. La population scandait : « Cette année est une année de sang, Seyed Ali [Khamenei] sera renversé » et « Nous n’avons pas donné de morts pour des compromis ni pour honorer un guide assassin ».

Dans la province du Lorestan, les villes de Khorramabad, Boroudjerd, Aligoudarz et Kouhdacht ont connu de violents affrontements. Dans la rue Enghelab à Khorramabad, les agents ont ouvert le feu sur une population sans défense. Des heurts intenses ont été signalés à Kazemabad (Aligoudarz) et sur la place du 22 Bahman à Kouhdacht. À Aligoudarz, la population a affronté les forces spéciales qui attaquaient la foule au carrefour Lotfi.

Vendredi, la ville de Kermanchah a été le théâtre de manifestations et d’affrontements avec les forces de répression ; des tirs ont été entendus jusque tard dans la nuit dans toute la ville. À Harsine, dans la même province, les jeunes ont manifesté, bloqué les routes en incendiant des pneus et affronté des forces de sécurité.

Dans la province de Kohguilouyeh-Boyer-Ahmad, à Yassoudj, les habitants sont descendus dans la rue aux cris de « Cette année est une année de sang, Seyed Ali sera renversé ». À Likak (Bahmaï), les forces criminelles de Khamenei ont attaqué la population à coups de gaz lacrymogènes et blessé plusieurs manifestants en leur tirant dessus.

À la suite des manifestations de la jeunesse dans la soirée à Arak et des affrontements avec les forces de répression, la ville a pris un aspect de zone de guerre. Les jeunes, usant de tactiques d’affrontements et de repli sur plusieurs axes principaux, ont désorganisé et mis en échec la concentration des forces ennemies.

Dans la province d’Alborz, dans les secteurs de Gohardacht et Fardis à Karadj, en scandant « À bas Khamenei » et « À bas le dictateur », les jeunes ont affronté les forces répressives qui tiraient des gaz lacrymogènes et ont répliqué en bloquant des rues.

Dans la province de Tchaharmahal-Bakhtiari, dans les villes de Hafshedjan et de Junqan, des rassemblements de protestation ont eu lieu aux cris de « À bas le dictateur », « Les mollahs doivent disparaître », « N’ayez pas peur, n’ayez pas peur, nous sommes tous ensemble » et « Les Bakhtiari préfèrent la mort à l’humiliation ».

Vendredi soir, la population de Qazvine est descendue dans la rue en scandant « À bas le dictateur», « Tant que les mollahs ne seront pas sous terre, cette patrie ne sera pas une patrie », « Canon, char et grenailles, que les mollahs aillent au diable » et « Cette année est une année de sang, Seyed Ali sera renversé ».

Les brutes de Khamenei ont attaqué les jeunes à Sarabeleh (province d’Ilam), ce qui a conduit à des affrontements armés entre les deux camps.

À Chiraz, la route industrielle a été bloquée par la population. À Maali-Abad, aux cris de « À bas le dictateur », les manifestants ont affronté les agents qui tiraient des gaz lacrymogènes en leur direction.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 3 janvier 2026