
Du 6 au 9 septembre 2026, diverses catégories de la société iranienne — notamment des travailleurs, des retraités, des personnels infirmiers, des enseignants et des chauffeurs — ont organisé des manifestations et des grèves dans plusieurs villes du pays. Ils dénonçaient leurs conditions de vie déplorables, le non-paiement de leurs salaires et de leurs prestations sociales, ainsi que les politiques prédatrices du régime des mollahs.
Lors d’un incident choquant survenu le 6 septembre, un père de deux enfants, fort de 17 ans d’expérience professionnelle et employé par le projet de tramway d’Ahwaz, s’est immolé par le feu devant le bâtiment de la mairie de la ville pour protester contre son licenciement et cinq mois de salaires impayés. Il a ensuite été transporté d’urgence à l’hôpital.
La grève des employés du 1er district du 6e gazoduc national, aux stations de Bidboland et d’Ahwaz, déclenchée le 7 septembre, s’est poursuivie pour la troisième journée consécutive le 9 septembre.
Malgré la montée de la répression, des arrestations et des exécutions en Iran, les grèves et les manifestations sont à la hausse. Les rassemblements de protestation des ouvriers, retraités, personnels infirmiers, enseignants et chauffeurs se poursuivent sans relâche à travers le… pic.twitter.com/6sLXC3vdMK
— Maryam Radjavi (@Maryam_Rajavi_F) September 10, 2026
Mercredi 9 septembre, des cheminots à la retraite se sont rassemblés devant le ministère des Routes et du Développement urbain à Téhéran, scandant des slogans tels que « Tant que le ministre dort, le train doit dormir » et « Nos tables sont vides, la police n’est pas la solution ». Le même jour, les chauffeurs de Snapp-Box à Semnan se sont mis en grève pour protester contre le coût élevé du carburant et les taux de commission.
Le 8 septembre, les personnels de l’hôpital Imam Ali de Kermanchah ont organisé un rassemblement contre une année d’heures supplémentaires non rémunérées.
Le même jour, des habitants d’Arak se sont rassemblés devant le ministère du Logement et du Développement urbain pour protester contre la confiscation de leurs terres par le gouvernement. Parallèlement, des salariés licenciés de la société agro-industrielle de canne à sucre Haft Tappeh ont organisé un sit-in à l’entrée du complexe, réclamant leur réintégration.
Toujours le 8 septembre, 300 infirmiers et membres du personnel médical de Kermanchah ont manifesté pour la deuxième journée consécutive contre les bas salaires, le grave manque d’effectifs et les retards de paiement. À Téhéran, les infirmiers manifestant à l’hôpital Fayazbakhsh ont fait face à des mesures répressives, notamment des résiliations de contrats et des mutations forcées. L’appareil judiciaire du régime a engagé des poursuites à l’encontre de cinq de ces infirmiers, les accusant de « propager des mensonges ».
Le 7 septembre, des jeunes demandeurs d’emploi à Ahwaz, qui se rassemblaient depuis la mi-août devant la société agro-industrielle de canne à sucre Dabal Khazaï, ont été pris pour cible par les Forces de sécurité de l’État, connues pour leurs méthodes répressives. Les agents les ont frappés à coups de pistolets paralysants et en ont arrêté plusieurs.
Le 7 septembre aussi, des retraités des télécommunications se sont rassemblés dans les villes de Kermanchah, Ispahan, Hamedan, Ilam, Tabriz, Machhad et Sanandaj pour protester contre le pillage perpétré par les principaux actionnaires, notamment l’« Exécution de l’ordre de l’imam Khomeini » (EIKO) et le « Consortium Etemad-e-Mobin », affilié au Corps des Gardiens de la Révolution ».
Dimanche, des retraités de la Sécurité sociale, des enseignants et des anciens employés des télécommunications ont organisé des rassemblements de protestation à Téhéran, Kermanchah, Dezfoul, Ahwaz, Chouch, Karkheh, Haft Tappeh et Racht.
Parmi leurs principales revendications figuraient le paiement intégral des arriérés, la mise en ordre des régimes d’assurance chaotiques et la responsabilisation des employeurs quant à leurs engagements financiers envers les retraités.
Dimanche 6 septembre, les salariés de la société Pars Oil and Gas ont organisé des rassemblements de protestation sur 13 sites et des plateformes offshore à Assalouyeh et Kangan. Le même jour, 300 enseignants se sont rassemblés devant l’Organisation de la planification et du budget à Téhéran.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 9 septembre 2026

