mercredi, décembre 7, 2022
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Iran: Propagande, fausse démonstration de force et préparation du terrain par les mollahs pour violer l’accord de Genève

Une semaine après l’accord de Genève, les dirigeants du fascisme religieux au pouvoir en Iran qui considèrent l’abandon de l’arme nucléaire comme une coupe de poison et un coup mortel à leur régime, préparent le terrain aux violations de l’accord. Ils cherchent aussi par des falsifications, de la propagande et du charlatanisme à démontrer à leur opposition interne qu’ils ont remporté une grande victoire.

Ali Akbar Salehi, adjoint de Rohani et chef de l’agence atomique du régime, a déclaré le 1er décembre dans des propos qui violaient ouvertement l’accord de Genève que le régime en « Iran n’abandonnera jamais le réacteur d’eau lourde d’Arak. C’est notre ligne rouge dans les négociations avec les puissances mondiales ». Et de manière absurde, pour faire porter à l’avance la responsabilité sur la partie adverse, il a ajouté : « Si l’Occident ne respecte pas son accord et nous affronte, notre nation engendrera une saga encore plus grande que la guerre imposée (Iran-Irak dans les années 1980). » Dans une fausse démonstration de force, il a annoncé la construction d’un autre réacteur nucléaire à Bouchehr l’an prochain : « la Russie a fait état de la construction d’un autre réacteur nucléaire pour générer 4000 mégawatts d’électricité par an. » Or le réacteur de 1000 mégawatts de Bouchehr dont le contrat a été signé il y a 37 ans n’est toujours pas achevé.

Abbas Araqchi, adjoint du ministre des Affaires étrangères, dans une interview le même jour avec des médias du régime, a affirmé dans des propos marquant clairement la poursuite du projet de l’arme atomique : « Nous avons accepté de pas développer notre programme d’un point de vue quantitatif, mais il va se développer d’un point de vue qualitatif et sa structure sera entièrement préservée. » Il a ajouté : « Le texte de l’accord entre l’Iran et les 5+1 ne peut être considéré comme un accord légal avec des engagements contraignants, il s’agit plutôt d’une déclaration politique (…) Dans une première étape, toutes les actions sont telles qu’elles préservent l’ensemble de la structure du programme nucléaire de l’Iran. Il n’y a pas de marche arrière (…) Nous avons 19.000 centrifugeuses de la première génération et nous travaillons actuellement sur une génération supérieure de centrifugeuses. Notre discrétion était due au fait que nous ne voulions pas développer ces centrifugeuses mais suivre le travail sur des centrifugeuses de génération supérieure (…) notre programme a atteint sa pleine maturité et il n’y a pas de marche arrière. »

Dans une ruse bien connue, Araqchi a fait porter au parlement du régime le blâme du refus des mollahs d’adhérer au protocole additionnel : « En refusant de le ratifier, le parlement peut tout arrêter et c’est dans l’intérêt du pays. Nous avons donné le droit au parlement de pouvoir à la fin des négociations, y opposer son véto ; c’est un grand privilège de notre pays. »

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 2 décembre 2013

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