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Iran : pressions et actes de torture accrus sur les prisonniers politiques

 Mise en garde contre l'intensification des pressions et des tortures infligées aux prisonniers politiques

CNRI – Le fascisme religieux au pouvoir en Iran a intensifié ses pressions sur les prisonniers politiques en vue de les briser mentalement.

Un détenu politique, M. Mansour Rodpour, a été transféré la semaine dernière en isolement dans la section 8 de la prison de Gohardacht à Karaj (près de Téhéran). Le mois dernier, il avait subi l'isolement dans la section 1 de la prison, appelé « fourrière ». Ayant été violement torturé, il a désormais du mal à marcher, et reste sous le contrôle des gardiens de la révolution des mollahs. Il n'est pas non plus autorisé à parler aux autres prisonniers.

Le quartier de la « fourrière », qui est équipé de caméras et de micros, est considéré comme l'une des salles de tortures les plus terrifiantes du régime des mollahs. Elle est utilisée pour briser les prisonniers politiques irréductibles.

Des groupes d’hommes de main du ministère du Renseignement (Vevak) ont attaqué les prisonniers sans défense, détenus les yeux bandés et les mains et les pieds enchaînés. Les bourreaux ont battu les prisonniers à coups de bâtons et de matraques électriques et les ont torturés de la manière la plus brutale.

Les prisonniers sont privés de la plupart des besoins essentiels et n'ont pas accès aux médicaments ni aux soins médicaux. Ils ne sont autorisés à sortir de leur cellule que trois fois par jour pour leurs besoins personnels.

Mansour Rodpour a été arrêté par des agents du Vevak le 17 mai 2007 alors qu’il circulait sur la route de Chalous. Il a passé 25 jours dans des prisons clandestines sous la torture. Privés d'avocat et de droit de la défense, le 23 août 2008, il a été jugé par le « Tribunal révolutionnaire » des mollahs par un agent du Vevak nommé Assef Hosseini. Il a été condamné à cinq ans de prison. M. Rodpour a été interdit de visites familiales.

Un autre prisonnier politique, Hachem Chahine Nia, qui a été exilé à la prison centrale de Bouchehr (sud de l'Iran) pendant plus d'un an, est dans une condition physique catastrophique, après des tortures brutales et d'intolérables conditions de détention. Bien qu’il nécessite des soins importants, les bourreaux du régime l’en ont empêché. Il souffre en outre d'une affection cardiaque. Il est accusé d'avoir participé en 2005 à un rassemblement de protestation devant la sinistre prison d'Evine à Téhéran, et d'avoir des liens avec l'organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI). Il a été condamné à sept ans de prison.

Selon les informations reçues, Mme Hamideh Nabavi Tchachemi, Mme Chahnaz Gholami, Mme Hanna Abdi, Mme Zeinab Bayazidi, Mme Ronak Safarzadeh, Mme Zahra Assadpour, et MM Seyyed Zohour Nabavi, Mohammad Nikbakht, Yasser Majidi, Saïd Sangar, Jafar Eghdami, Farhad Haj Mirza’i, Hoad Yazerlou, Farzad Kamangar, Farhad Vakili Fard, Ali Heydarian, Mohammad Sedigh Kaboudvand, Hamidreza Mohammadi, Hamidreza Borhani, Saïd Massouri, Saïd Chah-Ghaleh, Gholamhossein Kolbi, Mansour Ossanlou, Arjang Davoudi, Ebrahim Madadi, Mohammad-Ali Mansouri, Ali Zaremi, Misagh Yazdan Nejad, Abbas Khorsandi, Behrouz Javid Tehrani, Ahmad Danech Pazir, Saleh Kohandel, Ali Moezzi, Mohammad Ali Hassani, l'ayatollah Kazemeini Boroujerdi et des centaines d'autres prisonniers politiques incarcérés ou exilés dans les effroyables salles de tortures du régime, sont soumis aux pressions les plus accablantes et à des formes de tortures physiques et mentales.

En outre, les étudiants de l'Université de Chiraz, notamment Saïd Khalaatbari, Arash Roustai, Hadi Alam Li, Enayat Taghva, Ahmad Kohansal, Esmaïl Jalil Vand, Hamdollah Namjou et Alma Ranjbar, qui ont été convoqués et arrêtés après des protestations généralisées des universités à l'occasion de la Journée des étudiants le 6 décembre 2008, sont actuellement détenus dans lieux secrets du Vevak.

La Résistance iranienne met en garde contre l'intensification des pressions et des actes de torture sur les prisonniers politiques et appelle toutes les organisations internationales et instances des droits de l'homme à renvoyer le dossier des crimes inhumains du régime devant le Conseil de sécurité et d'adopter immédiatement des mesures contraignantes visant à arrêter la répression brutale des prisonniers en Iran.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance d'Iran
14 janvier 2009

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