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Iran : Les parodies de procès cherchent en vain à étouffer l’insurrection, préparent des exécutions

 Des aveux forcés et une crise plus profonde au sein du régime

CNRI – Le régime des mollahs qui a échoué à mettre fin au soulèvement populaire en Iran par des méthodes répressives et criminelles, a eu recours samedi 2 août à d'autres tactiques scandaleuses. L'appareil judiciaire du régime qui est partie intégrante de l'appareil répressif et corrompu de l’Etat, a fait comparaître dans une parodie de procès télévisé de nombreux détenus qui ont été soumis ces dernières semaines à de violentes tortures sévères.

Le fascisme religieux cherche à préparer le terrain à des exécutions de prisonniers. Il s’imagine pouvoir ainsi éteindre le soulèvement populaire en instaurant un climat de terreur. Par ailleurs, contraignant les prisonniers de la faction vaincue au repentir, il cherche à mettre au pas et à écarter cette faction, notamment la personne de Rafsandjani.

Le guide suprême des mollahs Ali Khamenei, son président Mahmoud Ahmadinejad et leur faction criminelle, doivent savoir que les événements ont atteint un point de non-retour et que le soulèvement se poursuivra. Ces mises en scène ne feront qu’accentuer l’aversion du peuple iranien contre ce régime, agrandir la fissure au sommet du pouvoir et donner un nouvel élan à la poursuite du soulèvement.

Le show télévisé n’avait pas la moindre ressemblance avec un procès, et seuls les médias et les journalistes totalement inféodés au régime y étaient autorisés. Mohebati, l’adjoint de Saïd Mortezavi, le procureur criminel de Téhéran, a accusé les détenus de «sabotage, de terreur, de guerre contre Dieu et de corruption sur Terre ».

Le réquisitoire comprend le délit d’avoir  « constitué une formation de jeunes », «organisé des réunions électorales », « publié et distribué des prospectus électoraux », «produit des films de propagande » pour soutenir les candidats rivaux, « publié des articles, des interviews dans les journaux et les sites d’information pour ternir l’image du pays », joué «un rôle actif dans l’élaboration de chaines télévisées sur la toile en période électorale », « pris des images de centres militaires et nucléaires du pays et de les avoir envoyées à l’étranger » et de détenir « d’arcs artisanaux » pour attaquer des banques.

Selon la dépêche de l’agence Fars, affiliée aux gardiens de la révolution, les détenus auraient affirmé avoir « reçu des sommes d’argent des médias étrangers (…) et avoir envoyé des photos et des clips vidéos par Internet à haut débit » pour « donner l’image d’un pays en crise et en proie à des troubles dans le but de faire croire aux observateurs que les émeutiers représentent le peuple iranien qui manifeste dans les rues contre le résultat des élections » !

Le réquisitoire prétend aussi qu’un certain nombre d’accusés ont reçu un entrainement au camp d’Achraf en Irak, pour tenter de justifier les crimes que les forces irakiennes y ont commis et préparer le terrain à de plus grandes exactions à Achraf.

Il convient de rappeler au régime clérical qu’avec 120.000 martyrs, trente années de résistance et son attachement aux principes démocratiques qui nie le régime clérical dans sa totalité, la Résistance iranienne est aujourd’hui devenue une source d’inspiration pour l’ensemble du peuple iranien et que ces intrigues sont vaines.

La Résistance iranienne appelle le Secrétaire général, le Conseil de sécurité, le haut-commissaire aux droits de l’homme et les rapporteurs compétents des Nations unies, notamment le rapporteur pour les détentions arbitraires et le rapporteur contre la torture, ainsi que l’ensemble des organisations de défense des droits de l’homme, à condamner le régime iranien pour les arrestations massives, la torture et le traitement cruel des prisonniers politiques, notamment les confessions forcées et l’absence de procédure judiciaire équitable. Elle leur demande d’agir immédiatement pour la libération des prisonniers politiques.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 1er août 2009