mercredi, février 1, 2023
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Iran : Le salaire minimum des ouvriers est quatre fois inférieur au seuil de pauvreté

Iran-Ahvaz-travaileurs

Seule la chute du régime théocratique et l’instauration de la souveraineté du peuple mettront fin à la souffrance des ouvriers et des travailleurs iraniens

Le Conseil suprême du travail du régime théocratique a fixé le salaire minimum des ouvriers en 2018 à un million cent quatorze mille tomans (soit environ 220 dollars par mois). Par ailleurs, selon Hadi Aboui, le responsable du Centre des associations d’ouvriers, le panier de consommation des ouvriers est de trois millions sept cent mille tomans.

Cette estimation repose sur les données du marché, l’évaluation des prix, l’état des ménages et la diminution de la part alimentaire des ouvriers qui a été présentée au Conseil suprême du travail. Le salaire minimum fixé par le régime est donc plus de trois fois inférieur à ce panier (Site du gouvernorat d’Aftab – le 3 avril 2018).

De plus, ce salaire minimum n’est applicable qu’aux travailleurs qui sont couverts par les lois du travail du régime. Plus tôt, Ali Beigi, le responsable de l’organe gouvernemental « le Conseil suprême des conseils islamiques », a reconnu que 93 pour cent des travailleurs iraniens étaient employés en dehors du cadre de la loi du travail. Ils doivent signer des contrats en blanc et ces emplois sont payés bien en deçà du salaire minimum. C’est l’acceptation de l’esclavage par le régime théocratique.

Par conséquent, 13 millions d’ouvriers et leur famille, sur 43 millions de personnes selon le recensement gouvernemental, représentant la moitié de la population du pays, devront faire face à la pauvreté et à une détresse bien plus grande qu’auparavant.

Le Conseil suprême du travail du régime des mollahs affirme que le salaire minimum est proportionnel au taux d’inflation. Selon une déclaration de la Banque centrale, il était de 9,6 % comparé à la même période l’an dernier (Site Tabnak, le 28 mars 2019). Mais le réel taux d’inflation sur les produits de première nécessité est d’au moins 30 à 40 %, et les perspectives d’inflation pour 2018 sont bien pires. Nobakht, le porte-parole du gouvernement, a décrit le budget de 2018 comme « provocateur d’inflation » (quotidien Etemad, le 16 décembre 2017). Et Naghavi Hosseini, un membre du parlement, a déclaré que le budget prévoyait une inflation de 30 % alors que le gouvernement affirme que le taux d’inflation reste un chiffre en dessous des 10 % (Agence de presse des Pasdaran, Fars News – le 7 mars).

Selon le directeur général du ministère du Travail du régime, la part du « service de compensation » – le total du montant payé pour tous les employés (dont les salaires, les primes, etc.) – n’est que de 5 % des coûts de production, le chiffre le plus bas du monde. Ce chiffre est dans la plupart des pays industrialisés supérieur à 50 %. Aux États-Unis, il est de 70 % et dans des pays similaires à l’Iran, il se situe entre 25 et 35 pour cent (télévision du gouvernement – le 13 mars 2018).

Une autre astuce du régime pour pouvoir fixer ce salaire minimum catastrophique est de réduire la moyenne du nombre de personnes dans les ménages d’ouvriers. Ainsi, en 2018, le régime a réduit le nombre de ménages de 3,5 à 3,3.

Un autre moyen de détourner le salaire des ouvriers par le régime corrompu est que désormais, les « cotisations médicales » des travailleurs seront transférées au Trésor public au lieu d’être payé directement à la sécurité sociale. Ce changement fait suite à un accord entre Rohani et le parlement et l’intégration d’une clause dans la proposition de budget de 2018 (paragraphe « Z » de la note 7 du budget). Les cotisations d’assurance des travailleurs représentent jusqu’à 30 % de leur salaire, dont 7 % sont déduits des salaires, et les 23 % restant doivent être payé à la sécurité sociale par le gouvernement pour fournir aux travailleurs une couverture médicale. Avec le détournement des cotisations des travailleurs par le gouvernement, qui ne sera certainement jamais remboursé, les travailleurs lésés qui se plaignent sans cesse du manque d’assurance maladie et retraite devront probablement faire face à de nouveaux problèmes.

Les ouvriers iraniens sont lésés depuis des mois de ce salaire minimum. C’est pour cette raison qu’il ne se passe pas un jour sans qu’on entende le cri de la colère des ouvriers des quatre coins du pays, allant des sidérurgistes d’Ahvaz jusqu’à la société sucrière d’Haft Tapeh, en passant par les salariés des chemins de fer et des municipalités…

La Commission du travail du Conseil national de la Résistance iranienne salue les ouvriers qui manifestent dans le pays et appelle tous les travailleurs du pays à protester contre les pratiques répressives du régime. C’est seulement en renversant ce régime prédateur et en instaurant la liberté et la souveraineté du peuple que la pauvreté, le chômage et les privations disparaitront. La seule façon de se débarrasser des vicissitudes de ce régime est l’union des forces vives de la société iranienne.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne, la commission du travail
Le 4 avril 2018

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