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Iran : Appel à sauver la vie des prisonniers politiques grévistes de la faim à Gohardacht

 CNRI – La Résistance iranienne appelle à sauver la vie des prisonniers politiques en grève de la faim à la maison d’arrêt de Gohardacht dans la ville de Karadj en banlieue téhéranaise. Reza Jochan, incarcéré dans la section 6, est en grève de la faim depuis le 21 juillet pour protester contre les pressions et les conditions intolérables de la prison. Les gardiens lundi 26 juillet, dans son sixième jour de grève, ont été obligé de le transférer au dispensaire de la prison puis dans un hôpital à l’extérieur. Il est actuellement dans un état critique.

Reza Jochan, âgé de 25 ans, a été arrêté pour la seconde fois le 1er décembre 2009 à cause de la présence de son frère au camp d’Achraf en Irak. Il a été soumis à des tortures cruelles et de manière incessante ces cinq derniers mois pour le contraindre à demander une amnistie au guide suprême des mollahs Ali Khamenei. Son transfert à la section 6 de Gohardacht réservée aux délinquants de droit commun et aux prisonniers dangereux, s’inscrit dans le cadre de ces pressions. Durant cette période, Reza Jochan a également été privé des visite de sa famille. Sa mère Zahra Assadpour Gordji (épouse Jochan), arrêtée pour la seconde fois une semaine après lui, est incarcérée à la section des femmes de Gohardacht. Elle avait été une première fois condamnée à 16 mois de prison pour avoir vu son fils à Achraf. Le père et la sœur de Reza avaient également été arrêtés pour la même raison.

Par ailleurs, la santé du prisonnier politique Khaled Hardani, également de la section 4 de Gohardacht, s’est aggravée. Il est en grève de la faim depuis le 22 juillet, pour protester contre les pressions et les persécutions.

Arjang Davoudi, détenu politique de la section 3 de Gohardacht, section de délinquants dangereux, est également dans une situation critique après deux semaines de grève de la faim. Il a été incarcéré dans diverses prisons depuis novembre 2003, comme à Evine (Téhéran), Bandar Abbas (sud-ouest) et Gohardacht. Il est constamment soumis à de multiples tortures et pressions.

La Résistance iranienne alerte sur les dangers qui menacent la vie de ces détenus en grève de la faim. Elle appelle les organes internationaux et de défense des droits de l’homme, en particulier le secrétaire général de l’Onu, le Haut commissaire des droits de l’homme et les rapporteurs sur les arrestations arbitraires et la torture de l’ONU à condamner ces crimes. Elle leur demande d’agir de toute urgence pour sauver la vie des prisonniers politiques, particulièrement les grévistes de la faim.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne