vendredi, février 3, 2023
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Iran : 55exécutions, dont 20 prisonniers politiques en 10 jours

CNRI – Le nombre des exécutions après la farce électorale de juin se monte à 308

Une vague d’exécution traverse l’Iran et aucun coin du pays n’est épargné par la répression.  Les exécutions enregistrées en 10 jours sont les suivantes :

 
– A Zahedan (sud-est de l’Iran) le 26 octobre, 16 prisonniers politiques baloutches sont exécutés. Le même jour, un détenu politique baloutche est pendu à la prison de Hamedan (ouest) et le jour suivant un autre détenu politique baloutche est exécuté à la prison de Barsilon dans la ville de Khorramabad (ouest).
 
– Dans les prisons d’Oroumieh et de Salmas (ouest), le 26 octobre également, deux prisonniers politiques kurdes sont exécutés.
 
– A Saghez (ouest), le 4 novembre, un prisonnier politique est exécuté. 
– Dans les prisons de Kerman et Bam (sud), six prisonniers sont exécutés le 4 novembre.
 
– A Racht (nord), 3 prisonniers sont pendus les 1 et 2 novembre. 
 
– A Kermanchah (ouest) 8 prisonniers sont exécutés les 31 octobre et 3 novembre à la prison de Diesel-Abad.  Le procureur de la province de Kermanchah signale également l’exécution de 5 autres prisonniers dans cette prison, sans en donner la date.
 
– A Oroumieh (nord-ouest), 11 prisonniers dont deux femmes sont pendus le 30 octobre et une autre femme le 26 octobre.
 
– A la prison de Gohardacht en banlieue de Téhéran, le 30 octobre, un homme et une femme sont exécutés. La femme, Mitra Chahrnavazi, a été pendue alors qu’elle était gravement malade.
 
– A Chiraz, le 30 octobre, 3 prisonniers sont exécutés. Le même jour un autre prisonnier est pendu à la prison Karoun d’Ahwaz. 
 
– Le 5 novembre à Ahwaz, 4 prisonniers politiques de la minorité arabe iranienne sont exécutés. Ils avaient été transférés le 3 novembre de la prison Karoun vers un lieu inconnu.
 
De cette manière le nombre des exécutions en à peine 10 jours se monte à 55 dont au moins 20 prisonniers politiques officiellement reconnus comme tels.  D’autres détenus politiques ont également été pendus sous couvert de délits de droits communs et de trafic de drogue, une méthode connue du régime. 
 
Maryam Radjavi, Présidente élue de la Résistance iranienne a estimé que la répression, la torture et les exécutions sont le dénominateur commun de toutes les factions du régime. Ils en ont besoin pour rester en place, explique-t-elle. Faire de la propagande pour la modération des barbares au pouvoir en Iran n’a d’autre but que de tromper la communauté internationale ou justifier les marchandages et la complaisance avec ce régime de sauvages, a-t-elle ajouté. 
 
Elle a appelé la communauté internationale à condamner fermement les violations systématiques des droits humains en Iran, en particulier les exécutions collectives et arbitraires. Le silence et l’inaction face à ce régime l’encouragent à continuer et à intensifier ses crimes. La seule solution est de renvoyer ce dossier devant le Conseil de Sécurité de l’ONU et de juger ses dirigeants pour crimes contre l’humanité.
 
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 5 novembre 2013 
 
 

 

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