Maryam Radjavi : Une solution réaliste et faisable pour la période de transition, c’est l’installation d’une équipe d’observateurs de l’ONU à Achraf, dont la protection serait assumée par les Etats-Unis et l’Union européenne selon leurs engagements internationaux
CNRI – Devant le danger qui menace Achraf et dans le sillage des efforts de la communauté internationale pour trouver une solution urgente à cette crise humanitaire, mercredi 6 juillet, dans une grande conférence à Rome, des parlementaires et des personnalités politiques italiennes et américaines, ainsi que des défenseurs des droits humains ont apporté leur soutien au plan européen et condamné tout déplacement des habitants d’Achraf à l’intérieur de l’Irak.
Ils ont appelé l’ONU, les USA et l’UE à garantir la protection du camp. La conférence a présenté une solution réaliste et faisable pour la période de transition, en demandant l’installation d’une équipe d’observateurs de l’ONU à Achraf dont la protection serait assumée par les Etats-Unis et l’Union européenne conformément à leurs engagements internationaux.
Cette conférence a été l’occasion pour le sénateur Lucio Malan de remettre à Mme Radjavi les déclarations de la majorité des deux chambres du parlement italien. Le soutien à Achraf de plus de 1500 maires italiens a également été annoncé.
Au nombre des orateurs on peut citer Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, Emma Bonino, vice-présidente du sénat italien, Irene Khan, secrétaire générale d’Amnesty Internationale de 2001 à 2009, Robert Torricelli, ancien sénateur américain du New Jersey, Patrick Kennedy, membre du Congrès de 1991-2011, les parlementaires Lucio Malan, Elisabetta Zamparutti, Alessandro Pagano, Marco Parduca, Souad Sbai, Massimo Vannucci, Antonio Razzi, ainsi que Giuseppe Morganti député de Saint Marin. Le député Carlo Ciccioli, président du Comité italien des parlementaires et citoyens pour la liberté en Iran, présidait cette conférence.
Mme Radjavi a déclaré dans son intervention que le régime des mollahs est aux prises avec plusieurs défis mortels : Le danger des soulèvements populaires en Iran, la menace de la résistance organisée pour instaurer la liberté, la guerre mortelle au sommet du pouvoir et le printemps des révolutions au Moyen-Orient et en Afrique du nord qui plonge le régime dans une passe difficile. Sous la pression de cette impasse, les mollahs essaient en éliminant les habitants d’Achraf et en portant des coups à la Résistance d’empêcher le renversement de leur régime. C’est pourquoi, défendre les Achrafiens c’est se placer exactement en faveur de l’instauration de la démocratie en Iran. La question qui se pose c’est de savoir pourquoi les gouvernements occidentaux, malgré leur soutien aux mouvements au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, restent passifs devant la principale menace pour la région et l’ensemble du monde, à savoir la dictature religieuse au pouvoir en Iran ?
La tuerie du 8 avril à Achraf, est une des graves conséquences de la politique irresponsable occidentale et en particulier des Etats-Unis face au régime iranien. L’ultimatum dicté par les mollahs pour fermer Achraf, ouvre la voie à un nouveau désastre. S’abstenir de publier le rapport de la visite à Achraf de la délégation militaire, politique et médicale américaine après le massacre du 8 avril, l’opposition à la visite des délégations du Parlement européen et du Congrès américain pour enquêter sur le crime et évoquer l’idée illégale et irréalisable d’un déplacement forcé des Moudjahidine d’Achraf en Irak, alimentent dans la pratique la machine à tuer du régime des mollahs et du gouvernement irakien.
Tout en évoquant les souffrances sans fin des blessés du massacre du 8 avril qui sont privés de l’accès aux soins, Mme Radjavi a ajouté à la fin de son discours qu’il y a une volonté du gouvernement irakien d’achever les blessés et les malades dans une lente souffrance. Depuis trois mois, nous ne cessons de demander de l’aide à l’ONU, au gouvernement américain pour les blessés. Durant cette période moins de 27 % de tous les blessés – soit 93 d’entre eux – ont eu accès aux hôpitaux irakiens. Mais ils ont été renvoyés à Achraf sans avoir reçu de soins complets et les Etats-Unis n’en ont hospitalisés que 7 dans leur établissement militaire Je n’ai aucun doute que s’il avait existé un accès libre aux soins médicaux, aujourd’hui plusieurs d’entre eux ne seraient pas morts. Au bout de trois mois environ, par manque de soins, certains blessés sont devenus handicapés et beaucoup d’autres à cause du blocus médical inhumain risquent de l’être. Nous appelons l’Union européenne et les Etats-Unis à prendre une initiative humanitaire vis-à-vis d’Achraf.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 6 juillet 2011

