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Flambée des pressions imposées au camp d’Achraf par le Comité chargé de sa répression au cabinet du premier ministre irakien

Interdiction d’entrée du carburant, torture psychologique des malades, non restitution du corps d’une défunte et retour d’un chef des bourreaux dans le camp

CNRI – A la demande de la dictature des mollahs en Iran, le Comité chargé de la répression du camp d’Achraf, au cabinet du premier ministre irakien a multiplié ses mesures répressives, en aggravant le blocus et les pressions sur les habitants.

1. Selon des informations venant des sources internes du régime des mollahs, le lieutenant Heidar Azab Machi, un chef bourreau qui a pris une part active dans les tueries de juillet 2009 et d’avril 2011, ainsi que dans d’autres violences contre les habitants d’Achraf, va retourner dans le camp avec une promotion dans la hiérarchie, en tant qu’officier de renseignement de l’armée, pour multiplier les mesures de contrôle et de répression contre les habitants. Heidar qui avait été récemment muté loin d’Achraf, fait partie des personnes inculpées par la justice espagnole pour crime de guerre et crime contre l’humanité.

2. Il y a quelques jours, une habitantes du camp a été transférée d’urgence à l’hôpital « Irak-al-Jadid » (à l’entrée du camp) pour une crise d’épilepsie, afin d’être transférée à l’hôpital de Baquba où un dossier médical avait déjà été constitué. Or, les forces irakiennes prétendent que ce n’est pas d’une crise d’épilepsie, mais qu’elle a été passée à tabac par d’autres résidents du camp! Après son transfert à l’hôpital de Baquba, le médecin de cet hôpital a confirmé la crise d’épilepsie et prescrit à la patiente à deux jours de soins médicaux.

De retour à Achraf, un bourreau qui travaille comme médecin à « Irak-al-Jadid », amène la patiente chez deux officiers irakiens qui font pression sur elle pour qu’elle avoue avoir été tabassée par d’autres habitants, et l’encourage à quitter le camp. Les deux officiers donnent un coup de fil à une troisième personne qui parlait le persan, et celui-ci répète la proposition. Ce n’est que face aux vives protestations de la patiente et de sa traductrice que les Irakiens se trouvent contraints de la relâcher.

3. Le jeudi 20 octobre, les forces irakiennes ont encore une fois fait obstacle à l’entrée dans le camp de deux camions citernes transportant du pétrole. Cette interdiction d’entrée du carburant intervient alors qu’avec la baisse de la température, les poêles et les chauffe-eau qui marchent essentiellement au pétrole, deviennent inutilisables. Depuis février 2011, le Comité chargé de la répression d’Achraf n’a pas laissé entrer la moindre goûte d’essence dans le camp, et le pétrole vient d’être ajouté aux interdits à Achraf.

4. Un mois après le décès de Mme Zahra Husseini Mehrsefat, membre du conseil de direction de l’OMPI et membre du CNRI, le Comité chargé de la répression d’Achraf s’abstient toujours de restituer le corps à sa famille dans le camp. Mme Mehrsefat est décédée le 21 septembre dans un hôpital à Bagdad, à cause des retards volontaires imposés par les forces irakiennes dans les soins médicaux. Le 9 octobre, un juge de la ville de Khalis a signé un permis d’inhumer et a ordonné le transfert du corps à Achraf.

De même, le frère de Mme Mehrsefat qui réside aux Etats-Unis, a déposé une requête officielle pour que le corps de sa sœur soit remis à ses proches à Achraf, pour y être inhumé dans les meilleurs délais.

De nombreux avocats internationaux, arabes et irakiens ont lancé un appel au chef du Conseil suprême de la juridiction irakienne et aux instances internationales pour mettre un terme à ce comportement inhumain qui va à l’encontre des préceptes islamiques, en restituant le corps aux proches de la défunte à Achraf. 
 
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 21 octobre 2011