vendredi, juin 2, 2023
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Manifestations d’enseignants et de parents d’élèves empoisonnées à Téhéran et ailleurs

Manifestations d'enseignants et de parents d'élèves empoisonnées à Téhéran et ailleurs

Les attaques chimiques contre les écoles de filles se poursuivent dans plusieurs villes

Le mardi 7 mars, des enseignants et des parents d’élèves ont organisé des protestations contre l’empoisonnement des écolières et lycéennes à Téhéran et des dizaines d’autres villes, malgré les mesures de répression. A Téhéran, les forces de sécurité ont empêché les enseignants de se rassembler devant le parlement, avec un lourd déploiement dans la rue Jomhouri et la zone autour du parlement. Cependant les enseignants et la population, en particulier les femmes, ont tout de même manifesté dans cette rue en criant « à bas ce régime tueur d’enfants ». Des familles et des enseignants ont scandé « milice du Bassidj, pasdarans, vous êtes notre Daech » et « à bas ce régime tueur d’enfants » devant le rectorat du 5e arrondissement.

Dans d’autres villes, notamment Ardebil, Karadj, Qazvine, Racht, Babol, Lahidjan, Machad, Kachmar, Nichapour, Zandjan, Ispahan, Sanandaj, Saqqez, Marivan, Kermanchah, Dalahou, Harsine, Aligoudarz, Chiraz, Nourabad de Mamasani, Semirom, Ahwaz, Bandar Abbas et Bouchehr, des rassemblements de protestation ont eu lieu devant les rectorats. Les manifestants ont scandé : « c’est le dernier avertissement, si vous empoisonnez il y aura une révolte », « la sécurité des écoles est notre droit inaliénable », « si on ne s’unit pas, nous serons tués un par un ». Lors de leurs rassemblements, les enseignants portaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « l’Iran et Boko Haram », « le Boko Haram iranien, l’empoisonnement des filles », « l’empoisonnement des filles est une torture » et « l’inflation et les coûts élevés sont le résultat de l’analphabétisme ».

Les étudiants de l’université Allameh de Téhéran ont protesté contre l’empoisonnement des étudiantes avec le slogan « liberté, liberté, liberté ». Les forces de répression ont encerclé l’université avant de charger et de procéder à des arrestations.

Dans de nombreuses villes comme Machad, Ispahan, Racht, Chiraz et Marivan, les forces de répression, en particulier les agents en civil, ont tiré des gaz lacrymogènes lors des manifestations d’enseignants et ont procédé à plusieurs arrestations. Les enseignants ont répliqué en scandant « ordures, ordures ».

L’empoisonnement des écolières au gaz toxique s’est poursuivi aujourd’hui. À Zahedan, deux écoles primaires de filles, Mahdiyeh et l’école secondaire Qoreishi, ont été la cible d’attaques chimiques ; au moins 53 élèves ont été intoxiquées et transportées à l’hôpital. Les écoles de filles Avini à Saveh, Hazrat Zeinab à Ganaveh et une école dans la ville de Dalahou (province de Kermanchah) ont fait l’objet d’une attaque chimique.

Le 6 mars, l’agence ISNA a cité Mohammad Hossein Assefari, député du régime et membre de la commission d’enquête sur l’empoisonnement des élèves, qui a déclaré : « jusqu’à hier, 25 provinces et environ 230 écoles ont été touchées, ce qui a entraîné l’empoisonnement de plus de 5000 élèves. »

Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a déclaré que la colère et les protestations des enseignants dans plusieurs villes sont dignes d’éloges. Le seul moyen de mettre fin aux crimes de ce régime, y compris contre les enfants innocents de ce pays, est un soulèvement et une révolution démocratique. Elle a ajouté que le régime tente de minimiser ce crime odieux par crainte de représailles. Contrairement aux mensonges du régime, les gaz toxiques utilisés dans les écoles ne sont pas accessibles au public. Tout est produit et dirigé par les organisations sous la direction de Khamenei.

 

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne

Le 7 mars 2023