vendredi, juin 2, 2023
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L’empoisonnement des élèves s’étend aux petites villes et aux villages, révélant davantage le rôle des organismes du pouvoir

L'empoisonnement des élèves s’étend aux petites villes et aux villages, révélant davantage le rôle des organismes du pouvoir

Maryam Radjavi : Au bout de 100 jours, par peur du soulèvement, Khamenei cherche un coupable qui n’est autre que lui-même et les organes et agents sous ses ordres. Sinon, il devrait accepter une mission d’enquête internationale.

Malgré l’empoisonnement généralisé des écolières et les preuves croissantes de l’implication directe d’agences sous le commandement du guide suprême du régime, Khamenei a rompu son silence lors d’une récente cérémonie de plantation d’arbres. « Les responsables et les organes de renseignement et d’application de la loi doivent suivre l’affaire sérieusement, a-t-il dit. Si quelqu’un est impliqué dans cet incident, les auteurs et les cerveaux doivent être sévèrement punis. Si quelqu’un est identifié et condamné comme l’auteur de ce crime, il n’y aura pas de pardon pour lui », a-t-il déclaré. (Site de Khamenei – 6 mars).

A cet égard, Mme Maryam Radjavi a déclaré : Au bout de cent jours, Khamenei a fini par se réveiller tardivement et cherche un coupable par peur du soulèvement. Mais il n’y a personne à blâmer à part lui-même et les organes et agents à ses ordres. Sinon, il devrait accepter la mission d’enquête internationale que nous avons demandée à l’ONU de former dès le premier jour. En attendant, nous devons intensifier nos protestations et nos manifestations.

Bien sûr, avant Khamenei, son président du régime, Ebrahim Raïssi, a réglé la question lors d’un conseil des ministres. Citant le rapport du ministre du Renseignement, Raïssi a déclaré : « cela fait partie d’une conspiration plus large de l’ennemi visant à créer des troubles sociaux, à susciter la peur et l’anxiété publiques parmi les enfants de notre pays. Il faut en trouver les racines et le traiter sérieusement. » (Agence Tasnim, 6 mars).

Eje’i a ajouté : « sans aucun doute, l’ennemi soutient, incite et abuse de certaines problèmes sociaux, comme des questions contre la pudeur publique, contre la charia et contre la loi, dont le retrait du hijab est un exemple. L’ennemi est occupé à soutenir, répandre et exploiter. C’est différent des erreurs et péchés individuels, et le rôle de l’ennemi y est évident. Par conséquent, des mesures seront bientôt prises dans ce domaine avec la coordination d’autres organes, dont vous verrez les résultats. » (Agence de presse judiciaire Mizan – 6 mars).

Ahmad Alam Al-Hoda, représentant de Khamenei à Machad et beau-père de Raïssi, a déclaré : « l’autorité de sécurité du système ne peut plus gérer cette question. Sur la question du hijab, vous tous, frères et sœurs, vous devez vous lever et affronter le processus de retrait du Hijab. » (Site Entekhab – 3 mars). Le général Gholamreza Jalali, chef de l’organisation de défense passive du régime, a déclaré : « les empoisonnements sont causés par l’intervention directe du Nefagh (OMPI) et des ennemis du pays. » (Site Entekhab – 5 mars).

Massoud Pezeshkian, membre de la commission de la Santé du parlement du régime, a déclaré de son côté : « comment est-il possible que le système de sécurité qui enquête, suit et arrête dans les plus brefs délais d’autres problèmes qui se produisent, ne voie pas cette affaire ? L’incapacité du système de sécurité du pays à s’occuper des responsables de l’empoisonnement est discutable et inacceptable. » (Site Didban Iran – 6 mars). Plusieurs journalistes des médias officiels auraient été arrêtés pour avoir écrit sur cette affaire.

Lundi, la tendance à l’empoisonnement s’est poursuivie. La faculté des sciences fondamentales de l’université Mohaghegh Ardebili à Ardebil a été attaquée au gaz toxique. Selon les étudiants, « l’électricité a d’abord été coupée, ce qui a provoqué l’arrêt du système de ventilation, puis le gaz a été libéré, et nous avons tous couru à l’extérieur du bâtiment, mais certains étudiants ont été intoxiqués ». Les élèves de l’école Alimohammadi à Ilam ont été intoxiqués par du gaz toxique et certains ont été hospitalisés. À Masal, 43 écolières ont été empoisonnées et ont été transportées à l’hôpital. L’école Khanzad d’Amol, les écoles Farideh Miri et Sabouri de Babol, les écoles Ressalat, Zainabieh et Shahid de Doroud, l’école de filles Maryam et trois autres écoles de Makou, les écoles Kowsar et Nemouneh de Salmas, le lycée des sciences islamiques et de l’éducation de Machad, l’école primaire de filles Lachini de Qouchan, le lycée de filles Hazrat Roqieh de Marand, l’école à but non lucratif Andisheh et le lycée de filles Allameh Hali de Zahedan, l’école Gogtappeh de Mahabad, le lycée de filles Nana Leh de Sanandaj, le lycée de filles Abdol Reza Karmi de Harsine (Kermanshah), une école de Semnan, le lycée de filles Isar de Chahr-e-Qods (Téhéran), une école de Semnan et le lycée Fazilat d’Hamedan, ont été les cibles d’attaques au gaz toxique. Les parents d’élèves se sont rassemblés à Divandarreh devant le gouvernorat et à Dehloran devant l’école primaire de filles Hazrat Roqieh pour protester contre l’empoisonnement de leurs enfants.

Dimanche, des écoles ont été attaquées dans au moins 10 provinces et 30 villes, dont Téhéran, Khalkhal, Ramhormoz, Nichapour, Chiraz, Gonbad-e-Kavous, Machad, Yazd, Abadan, Ilam, Tabriz, Karadj, Fouladshahr d’Ispahan, Ispahan, Zandjan, Abhar, Kangavar, Bandar Khormoussi, Bandar Abbas, Garmdareh, Ahwaz, Hamadan, Yasoudj et Ivan-e Gharb.

L’agence ISNA a écrit le dimanche 5 mars : « le vice-président de l’université des sciences médicales d’Ahwaz a annoncé que le nombre d’élèves empoisonnées dans la province du Khouzistan est passé aujourd’hui à 700 personnes, dont 500 sont sorties de l’hôpital et 200 sont toujours en observation. »

Dimanche, les parents d’élèves empoisonnées à Kachan ont manifesté devant le rectorat. Les forces répressives et des agents en civil à Téhéran ont arrêté des parents qui avaient manifesté devant le rectorat et les ont brutalement battus. À Racht, les forces répressives ont tiré des gaz lacrymogènes et du gaz poivré sur les mères qui s’étaient rassemblées devant le rectorat. Elles ont ajouté du poivre. À Ramhormoz, les parents des élèves empoisonnées se sont rassemblés devant l’Hôpital Mère et ont affronté les forces de sécurité les pasdarans.

 

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne

Le 6 mars 2023