mardi, avril 23, 2024
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Les sympathisantes de l’OMPI, Forough Taghipour et Marzieh Farsi, condamnés à 15 ans de prison et Zahra Safa’i à 5 ans en Iran

Les sympathisantes de l'OMPI, Forough Taghipour et Marzieh Farsi, condamnés à 15 ans de prison et Zahra Safa’i à 5 ans en Iran

Le pouvoir judiciaire des mollahs en Iran a condamné trois femmes sympathisantes de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), Forough Taghipour, Marzieh Farsi, et Zahra Safa’i, incarcérées à la prison d’Evine, à un total de 35 ans de prison. Le juge Iman Afshari, à la tête de la branche 26 du tribunal révolutionnaire, a condamné Forough Taghipour et Marzieh Farsi à 15 ans chacune et Zahra Safa’i à 5 ans de prison.

Forough Taghipour, 29 ans, diplômée en comptabilité, a été arrêtée pour la deuxième fois le 21 août 2023 à Téhéran. Son oncle Hodjatollah et ses deux tantes Parvine et Tayebeh Jabarianha, sont tombés martyrs dans les années 1980, et son père et sa sœur sont membres de l’OMPI à la cité d’Achraf-3 en Albanie. Elle a été emprisonnée de mars 2020 à février 2023, en même temps que sa mère Nasrine Jabarianha, sous l’accusation de liens avec l’OMPI et de propagande contre le régime.

Marzieh Farsi, 56 ans, mère de deux enfants, qui a déjà passé trois ans en prison et souffre d’un cancer, a également été arrêtée le 21 août 2023 à Téhéran. Son frère, Hassan Farsi, a été exécuté lors du massacre des prisonniers politiques de 1988. Son frère et ses deux sœurs se trouvent également à la cité d’Achraf-3.

Zahra Safa’i, 60 ans et mère de deux enfants, est emprisonnée pour la troisième fois. Elle avait passé huit ans en prison dans les années 1980 en raison de son soutien à l’OMPI. En mars 2020, elle a été arrêtée pour la deuxième fois avec sa fille, Parastou Mo’ini, et libérée en février 2023. Son père, Hadj Hassanali Safa’i, éminent commerçant du bazar de Téhéran et prisonnier politique sous le chah, a été exécuté en 1981 pour avoir aidé l’OMPI. Son fils Massoud Mo’ini, détenu à Evine, a également été condamné à trois ans de prison.

Iman Afshari, le chef de la branche 26, l’une des trois branches du tribunal révolutionnaire de Téhéran, participe activement à la condamnation à mort et aux peines de prison à long terme des prisonniers politiques et des détenus des soulèvements de 2017, 2019 et 2022. Le 27 décembre 2023, accompagné d’Alghasi-Mehr, le chef du pouvoir judiciaire de Téhéran, et de gardiens et d’interrogateurs, il s’était rendu sous prétexte d’une inspection au quartier des prisonnières politiques d’Evine. Ce groupe s’’était alors heurté aux objections des prisonnières. En réaction les gardiens de prison avaient brutalement battu les détenues avant d’évacuer ces deux juges criminels.

Le fascisme religieux au pouvoir en Iran tente en vain de faire face à l’adhésion des jeunes et des femmes aux unités de la Résistance, de contrer l’embrasement du soulèvement populaire et le rôle moteur des femmes par des arrestations, des tortures, des exécutions et des emprisonnements de longue durée. Le feu de la colère du peuple iranien et de sa jeunesse est impossible à éteindre.

La Résistance iranienne appelle une nouvelle fois le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, les rapporteurs et autres organes compétents de l’ONU, ainsi que tous les défenseurs des droits humains et des droits des femmes, à prendre des mesures urgentes pour faire libérer les prisonniers politiques en Iran, en particulier les femmes. Elle demande instamment qu’une mission d’enquête internationale visite les prisons iraniennes et y rencontre les détenus.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 17 février 2024