Massacre à Achraf – N° 73
Le secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne dans son communiqué n ° 65 a annoncé le 26 septembre qu’un groupe des trois hommes envoyé par Jamil Chemari, commandant de la police de Diyala qui a commandé le massacre et les exécutions collectives à Achraf le 1er septembre, s’est rendu au camp Liberty pour réaliser des entretiens fictifs avec quelques uns des 42 survivants, membres de l’Ompi, transférés d’Achraf à la Liberty. Le chef de ce soi-disant groupe d’enquête était le général de brigade Khalis al-Tamimi, qui est aussi l’adjoint de Jamil Chemari. Tamimi est lui-même l’un des commandants de l’attaque du 1er septembre.
D’autres rapports de l’intérieur du régime iranien indiquent que cela s’inscrivait dans un plan plus vaste, dans le but de faire face à l’indignation croissante de la communauté internationale sur le grave crime contre l’humanité commis à Achraf et de laver de toute responsabilité le gouvernement irakien, Maliki, Fallah Fayyaz et d’autres auteurs et responsables de ce crime. Dans la phase suivante, Maliki s’applique à fabriquer un certain nombre de décrets judiciaires pour voler et confisquer les biens des Achrafiens, d’une valeur de plus de 550 millions de dollars.
Selon les rapports et documents envoyés par l’ambassade des mollahs à Bagdad à la Force terroriste Qods et au ministère du Renseignement en Iran, document pouvant être présentés devant un tribunal impartial du droit, ce scénario sournois a également d’autres maillons :
Sur la base de ces rapports, un maillon est d’obtenir des témoignages écrits, ou de faire témoigner directement les criminels et les assassins ayant pris part au massacre du 1er septembre devant un juge de confiance de Maliki et Fallah Fayyaz. Ces criminels sont des individus dont la Résistance iranienne a dénoncé la participation à l’attaque. Leur présence dans le camp au moment de l’attaque est irréfutable. Cela comprend le Major Ahmed Khozeir, le capitaine Heidar Azab, le général Jamil Chemari, le colonel Nahad et d’autres. Sur la base de ce scénario, il est convenu que tous les témoins rejettent la moindre responsabilité pour eux-mêmes et le gouvernement irakien, et affirment qu’ils n’ont pas eu connaissance de l’attaque, qu’ils ne sont pas entrés à Achraf, qu’ils ont seulement entendu des bruits d’explosions, que les habitants se sont opposés à leur entrée dans le camp, etc.
Un autre maillon est d’obtenir un certain nombre d’interrogatoires sur mesure des 42 membres survivants de l’OMPI transférés d’Achraf à Liberty. Un rapport sur la première phase de cette imposture a été présenté dans le communiqué n ° 60 du 30 septembre 2013.
Un autre maillon important est l’influence exercée sur les tribunaux locaux et l’utilisation de « juges de confiance » dans la province de Diyala pour coopérer dans les enquêtes forgées de Maliki et confirmer leurs résultats. En outre, ils ne doivent pas mener eux-mêmes une enquête indépendante de la police ou d’autres organes de l’exécutif, et s’ils désignent quelqu’un pour enquêter, leur devoir est de confirmer « de manière indépendante» l’enquête menée par des agents du gouvernement. Enfin, le juge compétent doit signer le rapport désiré par Maliki, sous le prétexte d’une « enquête indépendante » menée par le système judiciaire irakien.
Le quatrième maillon, sur la base des rapports envoyés par l’ambassade du régime iranien, c’est que les autorités du gouvernement irakien sur le plan international et dans leurs voyages à l’étranger ou en recevant des hôtes étrangers à Bagdad, utiliseront ce soi-disant rapport pour se laver les mains de ce crime contre l’humanité et même exprimer leur colère contre ce crime et affirmer qu’il va contre les l’intérêt du gouvernement irakien.
Ce n’est pas le premier grand crime contre l’OMPI à Achraf, qui en raison de l’inattention ou des réserves politiques de l’ONU, n’aura pas déclenché une enquête, offrant ainsi à Maliki l’occasion de dissimuler son crime. Avant cela, au moins 6 autres crimes, chacun en raison de leur portée, leur nature ou motivations, s’inscrivent dans le contexte de crime contre l’humanité et n’ont pas fait l’objet d’une enquête : les massacres de juillet 2009 et avril 2011 à Achraf, les attaques à la roquette contre Liberty en février et juin 2013, la torture psychologique des 3200 personnes protégées et les demandeurs d’ asile à Achraf avec 320 haut-parleurs pendant environ deux ans et la mise à mort à petit feu de 14 malades en raison du blocus médical inhumain.
Il y a deux ans et demi, concernant le massacre du 8 avril 2011, Mme Pillay, avait annoncé : « Il doit y avoir une enquête complète, indépendante et transparente, et toute personne trouvée responsable de l’utilisation d’une force excessive doivent être poursuivie. » Cependant, pas une mesure n’a été prise et donc nous avons été confrontés à des crimes plus grands. Si le crime du 1er septembre connaitra le même sort, sans aucun doute les mollahs criminels et leur gouvernement fantoche en Irak auront recours à un plus grand crime.
Tout en insistant sur ce principe juridique, logique et rationnel voulant que l’impartialité et la véracité d’une enquête exige que les suspects du crime n’y participent pas, la Résistance iranienne appelle à nouveau le Secrétaire général de l’ONU et la Haut-commissaire aux droits de l’homme de mener une enquête indépendante et approfondie du massacre du 1er septembre et des exécutions collectives et de traduire les criminels en justice. Elle leur demande instamment de ne pas permettre à Maliki et Khamenei de dissimuler ce grand crime contre l’humanité, de débarrasser les scélérats de leurs responsabilité et d’ouvrir la voie à un plus grand massacre.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 4 octobre 2013

