lundi, juillet 22, 2024
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Une attaque brutale des gardiens contre les prisonniers politiques de la prison centrale d’Oroumieh

Une attaque brutale des gardiens contre les prisonniers politiques de la prison centrale d'Oroumieh

Dans la matinée du mercredi 28 février, les gardiens de la prison d’Oroumieh ont effectué une descente violente dans le quartier des prisonniers politiques sous les ordres du sergent Peyman Khanzadeh, directeur de cette prison. Lors de cette attaque brutale, en présence de Yahya Soltani, chef du quartier des prisonniers politiques, de nombreux plusieurs prisonniers ont été battus et leurs affaires détruites. En signe de protestation contre cette attaque injustifiée, deux prisonniers ont mis le feu à leurs couvertures à l’intérieur de la cellule, subissant de nouvelles violences par les gardiens.

La prison d’Oroumieh est l’une des plus infectes en termes de nombre d’exécutions, de torture et de mauvais traitements infligés aux prisonniers. L’attaque contre les prisonniers politiques a eu lieu après que, la semaine dernière, quelques 800 prisonniers aient protesté, dans une déclaration commune, contre le comportement criminel du directeur de cette prison, Serdzhkhim Peyman Khanzadeh. La brutalité des gardiens de cette prison a provoqué le suicide de plusieurs prisonniers déjà. Khanzadeh harcèle également les familles des prisonniers.

Dans la soirée du dimanche 25 février, Shahin Golehdari, un prisonnier politique kurde, est décédé de façon suspecte dans la prison d’Oroumieh et les gardiens de la prison ont annoncé que la cause de sa mort était un suicide. En janvier, un prisonnier nommé Amir Shahbazi s’est également suicidé dans cette prison. Il a écrit dans une lettre adressée à sa famille que c’est le directeur de la prison qui a provoqué son acte de désespoir.

Tout en condamnant l’attaque barbare à la prison d’Oroumieh, la Résistance iranienne appelle à une action immédiate du Haut-Commissaire des Nations Unies et du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l’homme en Iran, pour sauver la vie des prisonniers politiques. Elle insiste encore une fois sur la nécessité d’une commission internationale d’enquête sur les conditions dans les prisons iraniennes et pour rencontrer les prisonniers, notamment politiques.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 29 février 2024