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Un ex-militaire syrien : les armes et les forces iraniennes et du Hezbollah dans la répression du soulèvement syrien

CNRI – En Syrie, les manifestations contre le gouvernement de Bashar Assad continuent la nuit. Elles se déroulent pendant que les forces répressives se livrent à des arrestations massives dans les villes de Homs, Dar’a et Damas ainsi que les villes de la province d’Edleb.

Walid al-Gashami, militaire syrien qui a récemment déserté, a dit au quotidien al-Sharq al-Awsat que le régime iranien envoie des armes au gouvernement d’Assad.

Il a déclaré que de nouvelles armes fabriquées en Iran sont arrivées pour nous et les inscriptions qu’elles portaient étaient en persan ; ces armes que j’ai vues au cours du soulèvement, je ne les avais jamais vues ni utilisées auparavant en Syrie, bien évidemment une arme de tireur d’élite qui tue d’un seul coup de feu. Des matraques électriques ont également été importées d’Iran.

Ce déserteur de l’armée a ajouté : j’ai vu de mes propres yeux des soldats du Hezbollah dans des bases de Damas et nous leur avons donnés nos uniformes. Leurs uniformes portaient les insignes du  Hezbollah et on pouvait les reconnaître par leur accent, ainsi que par leurs barbes, parce que la barbe n’est pas autorisée dans l’armée syrienne.
Pendant ce temps, les médias du régime des mollahs en Iran ont reconnu le lien entre le soulèvement iranien épris de liberté et le soulèvement syrien.

Le site web gouvernemental Javan Online a écrit : les mouvements après les élections de 2009 en Iran et les récentes manifestations en Syrie ont la même origine ; en Iran, ils scandent « Non à Gaza, non au Liban » et en Syrie leur slogan est « Non à l’Iran, non au Hezbollah ».

Al-Ghashami a insisté sur le fait que Bashar Assad est bien au courant de tout ce qui se passe  en Syrie, y compris que les manifestants sont directement visés et qu’on ouvre le feu sur eux. La garde républicaine n’a pas la permission de faire quoi que ce soit sans la signature d’Assad.