mercredi, février 1, 2023
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Signes de la peur du régime en Iran,Tentative de compenser la suspension forcée de la peine de mort de trois jeunes manifestants

· Position d’Ebrahim Raïssi, exécution de Mahmoud Moussavi, et arrestations massives à Behbahan

· Le chef du judiciaire du régime : Les émeutes et les troubles sont notre ligne rouge

Incapable de dissimuler sa colère et son découragement face à la suspension forcée de l’exécution de trois jeunes manifestants, dans la matinée du 20 juin, Ebrahim Raïssi, chef du pouvoir judiciaire du régime iranien, a qualifié la campagne massive des Iraniens sur les médias sociaux contre la peine capitale de « propagande et de désinformation » menée par des robots en ligne. Ces remarques sans vergogne rappellent celles du général Azhari, ancien homme fort de l’armée du chah et premier ministre, en décembre 1978, qui qualifiait de « voix enregistrées » les millions d’Iraniens qui scandaient « A bas le chah » et dont les cris retentissaient dans tout l’Iran.

Terrifié par l’impact encourageant du recul provisoire du régime dans l’exécution de trois jeunes manifestants, Ebrahim Raïssi a menacé : « La propagande et les attaques contre les décisions du pouvoir judiciaire n’auront aucun effet (…) Les critiques doivent être entendues, et la réaction doit être logique. Mais les émeutes, les troubles et l’insécurité sont la ligne rouge du régime, la ligne rouge du pays, et personne ne doit en aucun cas être autorisé à causer des troubles et de l’insécurité dans le pays. » Afin de remonter le moral de ses juges criminels, Raïssi les a exhortés à « être vigilants face aux crimes violents et à sévir avec fermeté contre les hors-la-loi et les rebelles pour les empêcher de trouver une voie dans le domaine juridique. »

D’autre part, le général de brigade Gholam-Hossein Esmaili, porte-parole judiciaire du régime, a annoncé qu’un membre des pasdarans, Mahmoud Moussavi Majd, 34 ans, emprisonné depuis septembre 2018 pour espionnage, a été exécuté ce matin.

Moussavi, dont le père travaillait à l’ambassade du régime en Syrie depuis les années 1980, vivait dans ce pays depuis son enfance. Depuis le début de la guerre criminelle contre le peuple syrien jusqu’à son arrestation, il servait dans la Force terroriste Qods. A cet effet, il a reçu en récompense une bague du guide suprême du régime, Ali Khamenei. En septembre 2018, Moussavi a été arrêté par l’unité de renseignement de la Force Qods en Syrie. Il a passé 20 jours dans une prison de la Force Qods à Damas. Il a ensuite été transféré dans une prison des services de renseignement des pasdarans à Téhéran, puis à la prison d’Evine. Il a été condamné à mort par Salavati à la 15ème branche du tribunal révolutionnaire du régime. Il a été dit que la raison de l’exécution rapide de Moussavi était ses informations et sa connaissance approfondie sur les vols et les crimes commis par les hauts responsables des pasdarans et de la force terroriste Qods. Afin d’éviter la fuite possible de ces informations et sous prétexte d’affaire confidentielle, les avocats de Moussavi n’ont pas été autorisés à le rencontrer en personne.

Le 8 juin 2020, Esmaili a annoncé lors d’une conférence de presse que Moussavi avait été condamné à mort pour avoir espionné et fourni des renseignements sur les mouvements de l’ancien commandant de la force Qods, Qassem Soleimani. Cependant, le Bureau de presse du pouvoir judiciaire a déclaré dans un communiqué que toutes les procédures judiciaires relatives à Moussavi avaient été achevées bien avant l’élimination de Soleimani et que son affaire n’a rien à voir avec cette élimination.

Malgré le passé et les crimes de Moussavi, la Résistance iranienne condamne fermement sa condamnation et son exécution qui viole tous les principes et normes humanitaires et juridiques. Le fascisme religieux au pouvoir en Iran veut utiliser ce type d’exécutions comme moyen de propager la peur au sein des pasdarans pour empêcher les défections et créer un climat de terreur dans la société. Il cherche de cette manière à contenir les soulèvements populaires ; c’est aussi un moyen de compenser la suspension de la peine de mort des trois jeunes manifestants.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne

Le 20 juillet 2020

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