mercredi, novembre 30, 2022
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Plus de 16.100 décès dus au coronavirus dans 237 villes d’Iran

L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK) a annoncé dans l’après-midi du 2 avril 2020, que le nombre de décès dus au coronavirus a dépassé le chiffre de 16.100 dans 237 villes d’Iran. Le nombre de victimes dans les provinces d’Alborz est de 655, d’Ardebil 425, de Bouchehr 32, de Téhéran 2080, de Khorassan du nord 210, de Khouzistan 690, de Semnan 110, de Sistan-Baloutchistan 160, de Kohguilouyeh-Boyer-Ahmad 110, de Mazandaran 1300, de Hormozegan 35, de Yazd 320, auxquels il faut ajouter les chiffres des autres provinces.

Dans sa production de mensonges à la chaine, Rohani a déclaré hier que le coronavirus connaissait une baisse importante dans toutes les provinces. Cela a provoqué un tel tollé qu’il a été contraint aujourd’hui de faire marche arrière. Tout en soulignant que la situation monétaire du pays était bonne, et qu’il n’y aurait pas de problème cette année, il a ajouté que « le coronavirus, n’est pas un problème pour lequel je peux affirmer qu’il prendra fin à telle date. Il est possible que le coronavirus perdure dans les mois à venir ou jusqu’à la fin de l’année. »

Hier soir, Saïd Namaki, le ministre de la Santé du régime a déclaré dans une réunion en présence de Rohani au centre de lutte contre le coronavirus, que « les chiffres dans 8 provinces sont à la hausse. Dans 33 autres provinces la situation est stable », mais « il ne faut pas que cette courbe nous fasse crier victoire (…) un seul problème technique peut nous mettre à terre. Il suffit d’un moment de négligence pour que cette courbe connaisse un terrible pic et nous porte un coup. »

Un groupe d’ « anciens gestionnaires de la santé et de membres de la faculté des sciences médicales et du système médical » a écrit à Rohani que le nombre de décès en Iran par rapport à la population était de 15 fois supérieur à la Chine. « Comment encourager les gens à rester chez eux quand les banques et les bureaux sont ouverts ? Que faire avec les affaires qui traitent avec les banques et les bureaux ? Que doivent faire les ouvrier journaliers et saisonniers ? Que vont devenir les gens qui ne sont couverts par aucune assurance ni aucun organisme de soutien ? Les gens sont bien conscients des contradictions dans les discours des autorités qui montrent que vous ne contrôlez pas la crise. Le nombre de malades graves et de lits dans les unités de soins intensifs et les pertes chez les cadres soignants, montrent que la situation ne va pas mieux que la semaine dernière. Selon le rapport du centre, il y a eu 2000 cas positifs il y a trois jours, 2500 hier et 3000 de plus aujourd’hui ; cela signifie-t-il que ça va mieux ? »

Ahmad Tavakol, membre du Conseil de discernement, a écrit : « le président (Rohani) prétend que le nombre de cas positifs dans toutes les provinces est en baisse. Mais les chiffres officiels du ministère de la Santé, en particulier ces dernières semaines, rapportent une courbe ascendante sans précédent. Rohani a prétendu qu’il y avait des lits vacants dans les hôpitaux et les USI, ce qui est inacceptable pour l’opinion publique. Rohani est encore dans un climat électoral et il est sensible aux paroles de ses anciens rivaux. »

Par ailleurs, les conflits s’attisent entre les factions du régime. Le ministre de la Santé dans la réunion du centre de lutte contre le coronavirus, s’est adressé à Rohani en disant que « certains pensent que 12 milliards de tomans (2,62 milliards d’euros) sont arrivés et que nous n’allons pas les partager (…) Je jure que jusqu’à présent nous n’avons pas reçu un centime. » Faisant porter la faute à Khamenei, Rohani a répondu : « nous avons besoin de l’aval du guide, nous espérons qu’il donnera son aval aujourd’hui. »

Dans cette réunion, Hossein Achtari, commandant des forces de sécurité, n’a pas caché sa crainte de voir des émeutes sociales éclater : « Le fait de dire aux secteurs les plus pauvres de la société, qui travaillent au jour le jour, … et doivent sortir de chez eux pour gagner leur vie, de rester à la maison alors que cela fait plus ou moins un mois ou deux qu’ils n’ont plus de revenus, peut avoir de graves conséquences, surtout si la situation perdure. »

Le régime est furieux de la divulgation de ses dissimulations criminelles et des chiffres réels des victimes à l’appui de documents. Le 1er avril, Rohani a déclaré : « Ces perpétuels menteurs diffusent encore ces mensonges. Ils sont dans un pays où ils n’ont pas de lits d’hôpitaux pour leurs patients et n’osent même pas sortir, mais ils continuent de parler et de mentir. »

La commission de la Sécurité et du Contre-terrorisme du CNRI a obtenu de nouveaux documents de l’organisation des urgences en Iran qui montrent que, contrairement aux mensonges de Khamenei et de Rohani, le 25 janvier un malade contaminé par le coronavirus a été envoyé de l’aéroport Khomeiny aux urgences et de là à l’hôpital Yaft-Abad. Selon un autre document, le 31 janvier, qui était le chef d’un groupe de passagers chinois, a été transférés de l’aéroport Khomeiny aux urgences puis à l’hôpital Yaft-Abad.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 2 avril 2020

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