mardi, novembre 29, 2022
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Noms de 56 tués du soulèvement national de novembre en Iran, dont 20 victimes de Mahshahr

· Jusqu’à ce jour, 811 noms des tués du soulèvement de novembre ont été publiés.

· Rendant hommage à la population insurgée et la jeunesse rebelle de Mahshahr, Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a qualifié le massacre de novembre 1998 et les tortures brutales des prisonniers, d’exemples clairs de crimes contre l’humanité. Elle a appelé la communauté internationale à prendre des mesures immédiates pour sauver la vie des prisonniers et à former une mission internationale pour enquêter sur la tuerie de novembre 2019, inspecter les prisons du régime et rencontrer les prisonniers.

Ce 15 septembre, l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK) a publié les noms de 56 autres martyrs du soulèvement national du peuple iranien en novembre 2019. Vingt d’entre eux sont des martyrs de Mahshahr abattus dans les marais de roseaux par les agents de Khamenei. Jusqu’à présent, les noms de 811 martyrs du soulèvement ont été publiés. L’OMPI a annoncé le 15 décembre 2009 que le nombre de martyrs de novembre est supérieur à 1 500.

Bien que 10 mois se soient écoulés depuis le soulèvement de novembre, le fascisme religieux en Iran craint les conséquences de ses crimes contre l’humanité et malgré les appels nationaux et internationaux, des dirigeants et divers organes du régime, y compris Rohani, le Haut Conseil de sécurité, le ministère de l’Intérieur, le Parlement, les forces de l’ordre et la médecine légale se renvoie mutuellement la charge de publier les chiffres des victimes en s’imaginant qu’avec le temps, cela finisse par être oublié.

« Ces chiffres sont aux mains de la médecine légale du pays (…) Ils peuvent être annoncer sans problème », avait déclaré Rohani le 15 février à propos des tués de novembre. Le 16 février, le chef de l’Organisation de médecine légale a déclaré : « La résolution du Conseil national de sécurité, présidé par le ministre de l’Intérieur, affirme que le gouvernement doit annoncer les chiffres (…) Nous avons informé les autorités compétentes et n’avons aucune obligation de les annoncer publiquement (…) Vous pouvez demander toutes les informations au ministre de l’Intérieur. » Ali Rabi’i, le porte-parole de Rohani, a déclaré le 18 février : « Les chiffres exacts seront annoncés prochainement par les autorités compétentes, et dans les prochains jours, ces chiffres seront annoncés par l’une des organes responsables. »

Quelques mois plus tard, le ministre de l’Intérieur, Rahmani Fazli, a avoué implicitement la mort de plus de 200 personnes dans une interview accordée à la télévision du régime le 30 mai, déclarant : « Il a été question de 10 000 morts, de 8 000, de 7 000, de 6 000. Il a aussi été question de 2000, mais bon, maintenant, si Dieu le veut, le nombre sera annoncé ces jours-ci, et ce n’est pas du tout ces chiffres! Je veux dire que seulement 20% de ce nombre (…) plus de 40 à 45 personnes sont considérées comme des martyrs. Elles sont descendues dans la rue complètement innocentes et ont été tuées avec des armes d’une manière qui n’est pas du tout celle des forces de sécurité et du reste des organes. »

Rahmani Fazli est celui qui a répondu à un député du Majlis qui lui avait demandé: «Deux personnes de ma circonscription sont mort d’une balle dans la tête. N’était-il pas possible de tirer au moins dans les jambes ou sous la ceinture ? » Il avait répondu sans vergogne : « Mais on a aussi tiré dans les jambes ! » (Etemad 17 décembre 2019).

Le 1er juin, le mollah criminel Mojtaba Zulnouri, président de la commission de la Sécurité nationale du Majlis, avait déclaré : « Nos forces militaires et de sécurité ont tout fait pour que personne ne soit touché (…) Les médias étrangers ont fourni de faux chiffres et cité entre 1500 et 10.000 personnes. Dans l’ensemble, c’est un nombre lourd, mais malheureusement, nous avons eu 230 morts lors des incidents de novembre. »

Rendant hommage à la population insurgée et la jeunesse rebelle de Mahshahr, Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a qualifié le massacre de novembre 1998 et les tortures brutales des prisonniers d’exemples clairs de crimes contre l’humanité. Elle a ajouté que les crimes contre l’humanité et les génocides commis par la dictature religieuse ont commencé avec les exécutions massives des années 1980, ont atteint leur apogée dans le massacre de 1988 et ont continué avec la tuerie de novembre 2019 et les tortures sauvages des manifestants arrêtés, et les exécutions des manifestants du soulèvement comme Mostafa Salehi et Navid Afkari.

Soulignant que le régime clérical considère le silence et l’inaction de la communauté internationale comme un feu vert pour continuer et intensifier ses crimes, Mme Radjavi a une fois de plus exhorté le Conseil de sécurité, le Secrétaire général, le Conseil droits de l’homme et sa Haut-Commissaire, ainsi que l’Union européenne, à prendre des mesures immédiates sur les crimes contre l’humanité commis en Iran. Elle les appelle à sauver la vie des prisonniers du soulèvement et à former une commission internationale chargée d’enquêter sur le massacre de novembre 2019, de visiter les prisons du régime et de rencontrer les manifestants arrêtés.

Noms de 56 autres tués du soulèvement national du peuple iranien :

1. Majid Fashki, Téhéran

2. Vahid Abdi, Javanroud

3. Farhad Ghafouri, Javanroud

4. Amjad Shahmoradi, Javanroud

5. Ahmad Reza Eidivand Ispahan Yazdanshahr

6. Vahid Shiazi Ispahan

7. Mohammad-Mehdi Eghbali Ispahan

8. Arash Habibi Ispahan

9. Hossein Zandaï Ispahan

10. Ali Faqihi Isfahan

11. Hossein Saïdi Ispahan

12. Mohsen Karimi Ispahan

13. Mohammad Hassan Sheikhi Ispahan

14. Mehrdad Amouyan Isfahan

15. Milad Hatami Ispahan

16. Amin Naderi Téhéran (Nasimshahr)

17. Sanso Téhéran (Islamchahr)

18. Sepideh Hassani Téhéran

19. Hossein Soltani Téhéran (Shahr-e-Qods)

20. Meysam Atighi Khorramshahr

21. Hamid Sheikhi Mahshahr

22. Asghar Rajaï Mahshahr (Tué dans le marais)

23. Javad Babaï Mahshahr (Tué dans le marais)

24. Mohsen Sarafraz Mahshahr (Tué dans le marais)

25. Jaber Saberi Mahshahr (Tué dans le marais)

26. Kouroch Ahwazi Mahshahr (Tué dans le marais)

27. Ahmad Rohanifar Mahshahr (Tué dans le marais)

28. Mojtaba Rezai Mahshahr (Tué dans le marais)

29. Kamran Davari Mahshahr (Tué dans le marais)

30. Ehsan Sadeghi Mahshahr (Tué dans le marais)

31. Jafar Panahi Mahshahr (Tué dans le marais)

32. Ali Jelveh Mahshahr (Tué dans le marais)

33. Javad Nezari Mahshahr (Tué dans le marais)

34. Hayavi Sharifat Mahshahr (Tué dans le marais)

35. Alireza Qanavati Mahshahr (Tué dans le marais)

36. Marshah Dehi Mahshahr (Tué dans le marais)

37. Homayoun Dashti Mahshahr (Tué dans le marais)

38. Abbas Ansarian Mahshahr (Tué dans le marais)

39. Hassan Veissi Mahshahr (Tué dans le marais)

40. Jamshid Malhan Mahshahr (Tué dans le marais)

41. Ali Shapour Jani Chiraz

42. Zahra Khani Ghobadlou Tabriz

43. Bahman Rezaï Lorestan

44. Abbas Mahdavi Lorestan

45. Saïd Zalqi Lorestan

46. Mahmoud Moussavi Lorestan

47. Mohammad Tahmasebi Masjed Soleiman

48. Mohammad Hussein Ghassemi Masjed Soleiman

49. Hossein Zolfaghari Masjed Soleiman

50. Arman Assadi Mori Masjed Soleiman

51. Zoniam Hassanaki Masjed Soleiman

52. Amin Nazarian Ashtari Masjed Soleiman

53. Ali Mohebbi Masjed Soleiman

54. Mehrdad Rezaï Mirkayed Masjed Soleiman

55. Mohammad Reza Chaharmahali Masjed Soleiman

56. Reza Rashidi Choghakhor Masjed Soleiman

 

Secrétariat du Conseil national de la résistance iranienne

Le 15 septembre 2020

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