AccueilCommuniqués CNRICommuniqués CNRI :Droits humainsLes forces de police du régime iranien affrontent des soutiens d’un prisonnier...

Les forces de police du régime iranien affrontent des soutiens d’un prisonnier politique – vidéo

Les forces de police du régime iranien affrontent des soutiens d’un prisonnier politique

CNRI – Samedi 22 octobre dans la soirée, les manifestants qui s’étaient rassemblés devant l’hôpital Baghiatollah de Téhéran pour voir le prisonnier politique Mohammad Ali Taheri, ont affronté les forces de police pour le troisième jour consécutif.

Alors qu’ils étaient passés à tabac par les agents de police, 15 manifestants ont été arrêtés et envoyés dans un lieu inconnu.

Un adolescent de 16 ans est parmi les détenus dont la mère a été gravement battue en essayant d’empêcher l’arrestation de son fils.

Les soutiens du prisonnier politique Mohammad Ali Taheri s’étaient rassemblés devant l’hôpital jeudi 20 octobre, à la suite de la chute dans le coma de Taheri à cause de sa grève de la faim.

Il faut noter que vendredi 21 octobre dans la soirée, les forces de sécurité de Téhéran, tout comme l’unité anti-émeute, ont attaqué les manifestants au deuxième jour de leur rassemblement, essayant de les disperser en les battant et lançant du gaz lacrymogène. Des femmes et des enfants ont donc été empoisonnés et ont eu des nausées à cause de l’inhalation du gaz.

En plus de Téhéran, les soutiens au prisonnier politique ont tenu des manifestations dans différentes villes également. Les rassemblements se sont tenus à Chiraz, Machhad et Urmia pendant lesquels les manifestants ont demandé la liberté de Taheri en brandissant sa photo et des pancartes écrites à la main.

À la suite de son arrestation mercredi 4 mai 2011, le prisonnier politique Mohammad Ali Taheri a été condamné à cinq ans d’emprisonnement, une amende de 900 millions de tomans et 74 coups de fouet pour « blasphème » et intervention « illégale dans des affaires médicales et le traitement d’un patient. »

Bien que la peine de Taheri concernant cette affaire soit purgée et que son amende ait été payée, le pouvoir judiciaire du régime a empêché sa sortie en le poursuivant une nouvelle fois et allongeant sa durée de détention.

Dans une déclaration récente, Amnesty International a annoncé qu’elle n’était pas au courant de la situation de Mohammad Ali Taheri ni de sa localisation et a demandé au régime iranien de donner des informations le concernant, tout comme la libération inconditionnelle et immédiate de ce prisonnier de conscience qui fait actuellement une grève de la faim.