
– Iraj Harirchi, vice-ministre de la Santé du régime : La situation n’est pas bonne du tout. Presque tout le pays est dans le rouge. Téhéran est un foyer de contagion du virus vers l’ensemble du pays.
– Le directeur de l’hôpital Imam-Reza à Islamchahr : Nous avons beaucoup de malades aux urgences que nous ne pouvons pas hospitaliser. Nous avons beaucoup de malades graves qu’aucun autre hôpital de Téhéran n’accepte.
– La faculté des sciences médicales d’Ispahan : [En raison du manque de lits en soins intensifs] à l’hôpital Khorchid, nous avons dû choisir entre un patient de 50 ans à transférer aux soins intensifs et un autre de 70 ans à laisser mourir.
– Le nombre de patients atteints de coronavirus à Babol a été multiplié par six par rapport à il y a deux mois.
– Massih Mohajeri, rédacteur en chef du quotidien Jomhouri-Eslami, et ancien conseiller de Rafsandjani et Khatami (anciens présidents du régime) : avec la décision de Rohani de célébrer les cérémonies du mois sacré de Moharram, un sombre automne attend notre pays.
L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI / MEK) a annoncé le 26 juillet 2020 que le nombre de décès dus au coronavirus dans 347 villes d’Iran avait dépassé les 77.000. Le nombre de victimes dans les provinces de Téhéran est de 19.050, de Khorassan-Razavi 5755, de Khouzistan 5585, de Mazandaran 3495, d’Alborz 2425, de Fars 1930, de Kerman 1110, de Hormozgan 940 et de Bouchehr 835.
La porte-parole du ministère de la Santé a porté le nombre de victimes au cours des dernières 24 heures à 216, et de patients dans les unités de soins intensifs (USI) à 3695. Elle a déclaré à l’ISNA : « Deux villes de la province d’Ispahan sont dans le rouge, et onze villes en état d’alerte. Le nombre d’hospitalisations dues au coronavirus dans cette province, en particulier dans les villes surpeuplées, est en augmentation. Dans la province de Téhéran, neuf villes sont en état d’alerte, et le nombre quotidien d’hospitalisations a doublé au cours du mois dernier. Dans les villes de Téhéran, Pakdasht, Damavand et Shahriyar, le nombre d’hospitalisations est relativement élevé ; dans la province de Téhéran, la moitié des unités de soins intensifs pour adultes sont occupées par des malades de coronavirus. Notre principale préoccupation est la maladie et la fatigue du personnel médical. »
Iraj Harirchi, le vice-ministre de la Santé, a déclaré aujourd’hui au quotidien Entekhab : «La situation n’est pas bonne du tout (…) Presque tout le pays est dans le rouge (…) Les hospitalisations avaient diminué en mars. Maintenant, nous avons 600 hospitalisations par jour. À Téhéran, nous avons environ 4 500 lits disponibles pour l’hospitalisation. Il faut noter que tant que cette tendance s’accentuera, les décès augmenteront également. Le coronavirus est un test pour nos actions. Tout comportement sanitaire inapproprié se manifeste 5 à 7 jours plus tard dans le nombre de patients ambulatoires, deux ou trois semaines plus tard dans l’hospitalisation et quatre à six semaines plus tard dans les décès. Aujourd’hui, Téhéran est devenu un foyer de contagion vers l’ensemble du pays. Il y a beaucoup de déplacements, surtout dans les provinces autour de Téhéran, comme Alborz et les villes du nord (…) Quiconque se déplace de Téhéran vers les villes environnantes peut infecter d’autres personnes. »
Dans la province de Téhéran, le directeur de l’hôpital Imam Reza à Islamchahr a déclaré hier à l’agence Fars: « Trois salles de l’hôpital sont pleines. Il y a de nombreux patients aux urgences que nous ne pouvons pas hospitaliser. Nous avons beaucoup de malades graves qu’aucun autre hôpital de Téhéran n’accepte. » Le chef du réseau de santé et de traitement d’Islamchahr a déclaré : « En mars, 7 % de personnes ont été testées positives, en avril 14 % et en juin 26 %. En juillet, 30 % ont été testées positives. La poursuite de cette tendance sera très dangereuse. »
En Azerbaïdjan oriental, le directeur du réseau de santé d’Ahar a déclaré aujourd’hui à l’IRNA: « Le nombre de patients à Ahar le mois dernier a augmenté de plus de 250%, et le nombre d’hospitalisations de 400% (…) Tous les services de l’hôpital d’Ahar pour les malades du coronavirus sont saturés. »
Selon une information de l’IRNA en provenance de la province de Mazandaran hier, « le nombre de malades du coronavirus à Babol a plus que sextuplé depuis le pic atteint il y a deux mois. Pour arrêter la hausse des hospitalisations, des restrictions ont été imposées à Babol, mais elles n’ont pas réussi à inverser la courbe. »
Selon l’agence FARS, les relations publiques de la faculté des sciences médicales de Chiraz ont signalé la mort de 17 patients ces dernières 24 heures, déclarant qu’il s’agissait du « taux de mortalité quotidien le plus élevé de la province depuis le début de l’épidémie ».
Le quotidien Javan a rapporté aujourd’hui de Hormozgan : « 400 patients atteints de coronavirus sont hospitalisés, dont 90 dans les unités de soins intensifs et 30 dans un état critique. Toutes les régions de la province sont dans des conditions critiques et à haut risque, en particulier dans l’ouest de la province et les îles de Qeshm et Kish. »
Suite à la déclaration de Rohani hier selon laquelle « les cérémonies du mois sacré de Moharram doivent être célébrer dans chaque ville et village, quelle que soit leur situation (rouge, jaune ou sans virus) », Massih Mohajeri, rédacteur en chef du quotidien Jomhouri-Eslami et conseiller de Rafsanjani et Khatami, a écrit aujourd’hui dans l’éditorial : « Monsieur le Président, en tant que commandant du centre national de lutte contre le coronavirus (CNLC), vous êtes responsable de la vie des gens. Il est évident que ces nouvelles décisions du CNLC vont infliger à la population le même désastre que la levée des restrictions sanitaires. Pensez à l’amère réalité qu’avec ces décisions, un sombre automne attend notre pays. »
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI)
Le 26 juillet 2020

