
Dans un geste sans précédent, le ministère de la Santé du régime déclare 25 provinces en rouge ou en état d’alerte
· L’ampleur de la tragédie à Téhéran est telle que malgré les objections initiales de Rohani, la municipalité de Téhéran a annoncé de nouvelles restrictions pour une semaine.
· Le vice-ministre de la Santé : En raison du grand nombre de malades, le nombre de centres médicaux de 16 heures à Téhéran est passé de 30 à 94 la semaine dernière.
· Les cinq hôpitaux d’Amol sont affectés au coronavirus. Quatre hôpitaux sont pratiquement pleins. La situation dépasse progressivement la capacité des centres de santé de la ville.
· Les entrées des trois principaux cimetières de Machad sont fermées jusqu’à nouvel ordre. De nombreux membres du personnel médical sont contaminés et la pression sur le reste du personnel est très forte.
L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK) a annoncé le 14 juillet 2020 que le nombre de décès dus au coronavirus dans 343 villes d’Iran dépasse 70.800. Le nombre de victimes dans les provinces de Téhéran est de 17 630, de Khouzistan 5310, d’Ispahan 3350, de Lorestan 2620, de Sistan-Baloutchistan 2190, de Golestan 1795, de Kerman 925, de Qazvine 580, et de Chaharmahal-Bakhtiari 470.
L’ampleur de la tragédie à Téhéran est telle que, malgré l’opposition initiale de Rohani et d’autres dirigeants du régime, hier soir, la municipalité de Téhéran « a annoncé de nouvelles restrictions dans la capitale pour une semaine ». En conséquence, « l’ensemble ses universités, séminaires, écoles techniques et professionnelles, instituts de langues et autres écoles et bibliothèques, ainsi que les cinémas, théâtres, etc. seront fermés. De même les cérémonies sociales, culturelles et religieuses et des conférences sont interdites».
Dans ses chiffres officiels, la porte-parole du ministère de la Santé a estimé à 179 les victimes des dernières 24 heures et à 3389 les malades en USI. Elle a annoncé pour la première fois que 25 provinces sont en état d’alerte ou dans le rouge. « Les provinces d’Azerbaïdjan oriental et occidental, Ilam, Bouchehr, Khorassan-Razavi, Khouzistan, Zandjan, Kurdistan, Kermanchah, Golestan, Mazandaran et Hormozgan sont dans le rouge », a-t-elle déclaré. « Les provinces de Téhéran, Fars, Ardebil, Ispahan, Alborz, Khorassan du Sud, Sistan-Baloutchistan, Kerman, Kohguilouyeh et Boyer-Ahmad, Lorestan, Hamedan, Yazd et Khorassan du Nord sont également en alerte », a rapporté l’agence ISNA, aujourd’hui.
Iraj Harirchi, vice-ministre de la Santé, a déclaré aujourd’hui à l’IRNA : « 1/5e des décès quotidiens dans le pays sont liés au coronavirus, et c’est un problème grave et alarmant (…) Environ 1050 personnes meurent par jour dans le pays, dont plus de 200 sont atteints de coronavirus ».
A Téhéran, Ali Reza Raïssi, un autre vice-ministre de la santé, a déclaré aujourd’hui à l’IRNA : « A Téhéran, nous avions d’abord une cinquantaine de centres de santé ouverts 16 heures par jour, mais en raison de la réduction des cas, ils ont été réduits à 40 puis à 30. La semaine dernière, ces centres ont été portés à 94. » Par ailleurs, Alireza Zali, chef du centre national de lutte contre le coronavirus à Téhéran ; a déclaré à la même agence aujourd’hui que « au cours des dix derniers jours, tous les indicateurs, y compris le taux de contamination, le nombre de patients externes, les cas de tests positifs et les hospitalisations dans les services normaux et les USI, ont augmenté ». Il avait également déclaré hier à l’IRNA : « La quantité de déchets infectieux à Téhéran est passée de 2000 tonnes à 7000 tonnes par jour. »
L’ISNA a écrit aujourd’hui : « Dans la province de Kerman, deux personnes sont mortes toutes les cinq heures au cours des 23 derniers jours (…) La sonnette d’alarme est de plus en plus forte. Ces trois derniers jours, 37 personnes sont mortes du coronavirus. » Le président de la faculté des sciences médicales de Sirjan a déclaré hier à l’ISNA : « La tendance à la hausse du nombre de malades du coronavirus est telle que maintenant les deux hôpitaux de la ville sont pleins. »
A Mazandaran, le chef du réseau de santé d’Amol a déclaré à l’IRNA aujourd’hui : « Les cinq hôpitaux de la ville sont affectés au COVID-19. Quatre hôpitaux sont proches de la pleine capacité. La situation devient progressivement incontrôlable pour les centres de soins de la ville (…) Le personnel médical est fatigué, et parce qu’il a passé le premier pic, il est épuisé. Cette ville a besoin de nouveau personnel immédiatement. » Le directeur général de la province pour la transfusion sanguine a déclaré à l’IRNA aujourd’hui : « La propagation du coronavirus a causé une baisse de 15% des dons de sang depuis le début de l’année. »
Dans la province de Fars, le vice-président de la faculté des sciences médicales de Chiraz a déclaré hier à Entekhab : « ces deux derniers jours, le nombre de décès dus au COVID-19 a augmenté rapidement. Une personne meurt toutes les deux heures. »
A Bouchehr, le gouverneur de Guenaveh a été cité par l’agence Mehr comme ayant dit hier : « Le nombre de patients et de décès a augmenté, et l’hôpital est plein. »
Dans le Khorassan-Razavi, le vice-président de la faculté des sciences médicales de Machad a déclaré à la télévision Astan-e-Razavi : « En moyenne, 231 patients atteints de coronavirus sont admis chaque jour dans les CHU. Les entrées des cimetières de Behesht-e-Reza, Rezvan et Javad-al-A’imeh ont été fermées jusqu’à nouvel ordre (…) Beaucoup de nos employés sont contaminés, ce qui met la pression sur le reste du personnel. Chaque jour, de nombreux membres du personnel sont en congé maladie, et les autres doivent les remplacer. »
Le quotidien Setareh Sobh a écrit aujourd’hui : « De nos jours, les hôpitaux gouvernementaux et caritatifs de Téhéran, Machad, Karadj et d’autres grandes villes sont remplis de malades qui, pour la plupart, ne sont pas en bonne situation financière et ne peuvent pas recevoir une alimentation adéquate et des vitamines essentielles pour prévenir le coronavirus. On peut donc dire que le coronavirus est devenu une maladie des pauvres et des classes inférieures (…) Le gouvernement est responsable de la situation actuelle en raison de la levée des restrictions et en prétendant que la situation est normale. S’il veut contenir la maladie, il doit confiner le pays pendant un mois. »
Aujourd’hui, le journal Ressalat, affilié à Khamenei, a critiqué le gouvernement Rohani : « Le gouvernement n’a toujours pas de plan sérieux pour faire face à cette maladie. Lors de la première vague du coronavirus, il n’avait pas de plan pour cette maladie. Maintenant que les différentes dimensions de cette maladie sont apparues, et que nous sommes entrés dans la deuxième vague de l’épidémie, l’économie, les guildes et les emplois souffrent à nouveau du manque de planification du gouvernement. »
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI)
Le 14 juillet 2020

