CNRI – Hier, le régime inhumain des mollahs, dans une mise en scène répugnante, a emmené plusieurs journalistes étrangers et iraniens dans la funeste prison dEvine à Téhéran. Ce spectacle rappelait ceux mis en scène par Boucher dEvine, Asadollah Ladjevardi, pendant les exécutions massives des années 1980.
Cet acte a pour objectif de détourner lattention internationale du nombre croissant dexécutions et des conditions épouvantables dans les prisons iraniennes, en particulier après lexécution en février de M. Hodjat Zamani, membre de lorganisation des Moudjahidine du peuple d’Iran.
Dans leurs articles, les journalistes étrangers ont jugé que cette visite était fabriquée et ont répété que le responsable de la prison ne les a pas autorisés à visiter le quartier des hommes. Le quartier des femmes quils ont vu ne renfermait aucune détenue politique. Les femmes navaient pas lautorisation de parler en privé avec les reporters.
Le régime a organisé ce spectacle ridicule alors que dans un rapport paru en juillet dernier à propos de 19 prisons et centres de détention à Téhéran, lancien chef du département de la Justice de la province, Abbas Alizadeh, a reconnu que des détentions arbitraires et à long terme sans jugement, la torture et le viol des femmes détenues sévissaient et quun état de chaos judiciaire persistait. Le rapport a évoqué des passages à tabac et des tortures de prisonniers pour leur soutirer des informations. Il a ajouté que les détenus étaient interrogés les yeux bandés. Dans beaucoup de cas, les femmes et les jeunes filles sont violées par les gardiens de prison. Il a admis que dans un grand nombre de centres de détention, les prisonniers étaient enfermés dans un espace de moins dun mètre carré pendant plusieurs mois.
Ces 27 dernières années, la dictature religieuse au pouvoir na jamais ouvert les portes de ses prisons à des missions denquête internationales. La prison dEvine abrite des milliers de prisonniers politiques qui sont torturés puis exécutés. Un nombre significatif de 30.000 prisonniers politiques massacrés en 1988 ont été détenus ici. La photojournaliste irano- canadienne Zahra Kazemi a été torturée, violée et assassinée à Evine.
Mohammad Mohadessine, président de la Commission des Affaires étrangères du Conseil national de la Résistance iranienne, a déclaré à ce sujet : « Si les mollahs disent vrai, ils auraient laissé une délégation internationale indépendante, composée de rapporteurs des Nations Unies, de spécialistes des droits humains, de représentants du Comité international de la Croix rouge et de représentants de la Résistance iranienne visiter Evine et dautres prisons, chose que la Résistance iranienne a réclamée à plusieurs reprises ».
Il a demandé à la prochaine session du Conseil des Droits de lhomme de lONU de forcer les fascistes religieux à accepter une mission denquête internationale. Il a ajouté : « Ce régime doit fournir une liste complète de toutes les exécutions, prisons secrètes et charniers des personnes massacrées en 1988 et identifier les responsables de ces exécutions sauvages et arbitraires ».
« Les atrocités du régime clérical, dont 120.000 exécutions politiques et lassassinat dinnocents en Iran et ailleurs, sont considérés comme des crimes contre lhumanité, pour lesquels les leaders du régime doivent être poursuivis dans un tribunal international », a souligné le président de la Commission des Affaires étrangères du CNRI.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 14 juin 2006

