L’objectif des exécutions des détenus du soulèvement est d’empêcher l’explosion de la colère populaire contre les injustices et l’oppression. Mais ces exécutions ne font qu’attiser la colère des jeunes insurgés et renforcer leur détermination à renverser la dictature
Les bourreaux des mollahs ont commis un nouveau crime en Iran en exécutant Siavosh Jamshidi Kheirabadi à Shahrekord, un détenu du soulèvement de janvier, « sous l’accusation de guerre contre Dieu, par usage d’une arme à feu, tirs, rassemblement et collusion contre la sécurité de l’État » (Agence de presse Mizan de l’appareil judiciaire, 3 octobre).
Sans indiquer explicitement la date de l’exécution, l’appareil judiciaire du régime a écrit que Siavosh Jamshidi avait participé « à de nombreuses reprises » au soulèvement de janvier, qu’il avait envoyé des messages à « diverses personnes concernant leur participation aux troubles » et « organisé et mené des actions contre la sécurité en établissant des contacts avec divers individus sur les réseaux sociaux ». La justice des mollahs a ajouté que, durant le soulèvement, Siavosh « avait ouvert le feu sur les forces de police avec une arme de guerre » et qu’il avait été arrêté en possession « d’un pistolet de type Colt ». Selon les mêmes allégations, « un fusil de guerre M4 avec deux chargeurs » aurait également été découvert en sa possession.
Siavash Jamshidi, manifestant de janvier 2026, exécuté à Shahrekord
Les autorités iraniennes ont exécuté Siavash Jamshidi ce matin à Shahrekord en raison de son rôle présumé dans le soulèvement de janvier 2026.
Selon l’appareil judiciaire, Jamshidi était accusé d’une «… https://t.co/TiNXzY7F72
— CNRI-France (@CNRIFrance) October 3, 2026
Craignant les répercussions de cette exécution, le régime a tenté de la justifier en recourant à des allégations mensongères le qualifiant de « voyou » ou « individu aux nombreux antécédents criminels ».
Déjà le 30 septembre, les courageux insurgés Ali Hemmati, âgé de 21 ans, et Majid Nik-Andish, âgé de 25 ans, ont été exécutés à Machhad. Terrifiée par la perspective d’un nouvel essor du soulèvement, la dictature religieuse procède à une série d’exécutions de jeunes insurgés. De la même manière qu’elle déploie dans les rues ses forces répressives dans une tentative désespérée de contenir l’explosion de la colère populaire suscitée par les injustices et l’oppression, la dictature religieuse espère étouffer la contestation.
La Résistance iranienne condamne vigoureusement l’exécution criminelle de Siavosh Jamshidi. Elle appelle une nouvelle fois les Nations unies ainsi que les organisations internationales de défense des droits humains à prendre des mesures immédiates et efficaces pour mettre fin aux exécutions de prisonniers politiques et de détenus du soulèvement. La visite des prisons iraniennes par une mission internationale d’établissement des faits et l’examen de la situation des prisonniers politiques condamnés à mort sont plus que jamais indispensables.
Secrétariat du Conseil national de la résistance iranienne
Le 3 octobre 2026

