Exécution de Reza Rasaei, prisonnier du soulèvement, en représailles de la mort de Nader Bairami, chef criminel du renseignement des pasdarans à Sahneh
Négocier avec le régime des mollahs alimente les exactions et met davantage en danger la paix internationale
A l’aube du 6 aout 2024, les bourreaux de Khamenei ont pendu Reza Rasaei, 35 ans, courageux prisonnier du soulèvement, à la prison de Dieselabad à Kermanchah. Il était originaire de la ville de Sahneh dans la province de Kermanchah. Les autorités n’ont pas permis à sa famille de lui rendre une dernière visite avant sa pendaison. Reza avait été arrêté le 24 novembre 2022 et transféré au centre de détention des services de renseignements des pasdarans de Kermanchah. Il y avait été soumis à de graves tortures, ayant les orteils et les côtes brisés et une épaule gravement endommagée, le laissant immobilisé pendant toute une année.
La deuxième branche du tribunal pénal de Kermanchah avait condamné à mort Reza en représailles de la mort de Nader Bayrami, chef du renseignement des pasdarans de Sahneh pendant le soulèvement de 2022, au paiement du prix du sang, à un an de détention et à 74 coups de fouet. Il avait déclaré devant le tribunal qu’il avait été gravement torturé pour lui arracher des aveux.
La Résistance iranienne à différents moments, notamment le 27 avril 2024, a demandé une action internationale d’urgence pour sauver Reza Rasaei.
La montée des exécutions et la pendaison sauvage de ce prisonnier politique, en début de mandat du nouveau président du régime, démontre que la torture et les exécutions sont le dénominateur commun de toutes les factions du régime. C’est la ligne rouge de la dictature religieuse et elle n’y renoncera en aucun cas. Les exécutions et la torture sont nécessaires à la survie du régime.
La Résistance iranienne appelle une fois de plus une action urgente des Nations Unies, de l’Union européenne et de leurs États membres pour faire libérer les prisonniers politiques et empêcher leur exécution. Traiter, négocier et accorder des concessions à un régime qui détient le record des exécutions, de la terreur et du bellicisme du XXIe siècle, alimente la violation brutale des droits humains en Iran et met encore plus en danger la paix et la tranquillité dans la région et dans le monde. Le dossier des crimes du fascisme religieux en Iran doit être renvoyé devant le Conseil de sécurité des Nations Unies et ses dirigeants traduits en justice.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 6 aout 2024

