
Pression accrue sur les prisonniers politiques dans diverses villes
• Appel à une action urgente et à l’envoi d’une mission internationale d’enquête dans les prisons du régime des mollahs
Aujourd’hui, samedi 8 août 2026, vers 11h30, des gardiens de la prison d’Evin ont effectué une descente brutale dans les sections 3 et 4 du quartier 7. Ils ont frappé les détenus et, sous prétexte de fouiller les cellules, ont détruit les affaires des prisonniers et pillé leurs biens personnels. Aucune information n’est disponible sur le sort des partisans emprisonnés de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) — Ehsan Rostami et Mojtaba Taghavi dans la section 3, ainsi qu’Amirhossein Moradi et Hassan Amidi dans la section 4.
Auparavant, le samedi 1er août, des gardiens avaient fait une descente dans la section 2 du quartier 7, frappant et emmenant de force plusieurs militants de l’OMPI, dont Amirhossein Moradi, Ehsan Rostami, Pejman Toubreh-Rizi et Mojtaba Taghavi.
Les exécutions politiques de ces derniers mois en Iran ont profondément choqué le monde entier. Pourtant, les gouvernements ont gardé le silence.
Malheureusement, depuis des années, la communauté internationale protège le régime iranien et ses dirigeants de toute sanction pour… pic.twitter.com/cO0pgHrKDb— Maryam Radjavi (@Maryam_Rajavi_F) August 4, 2026
Ce raid contre les prisonniers politiques s’inscrit dans une politique systématique visant à intensifier la répression et la pression à leur encontre dans diverses prisons.
L’appareil judiciaire du régime a annoncé que la prisonnière politique Parisa Kamali serait jugée par un tribunal factice le lundi 10 août, à la prison centrale de Yazd, pour des accusations de « propagande médiatique contre le régime ». Parisa, âgée de 39 ans, a été arrêtée en mai 2024 et condamnée à six ans de prison par le juge pénal Tavakoli pour « appartenance à l’OMPI », « actes contre la sécurité nationale » et « destruction de biens publics ». Dans un message envoyé depuis la prison, elle a déclaré : « Le régime des potences des mollahs tente d’instiller la peur et la terreur pour assurer sa survie par des exécutions et des massacres incessants, mais il se trompe lourdement. Nous avons franchi le seuil de la peur et sommes emplis de rage. » L’année dernière, elle avait été transférée à la prison de Yazd à titre de peine supplémentaire.
Parallèlement, des informations font état de pressions sévères et d’actes de torture visant le prisonnier politique Massoud Jameï dans la prison de Sheiban, à Ahvaz. À la suite de ses protestations contre les conditions de détention, les sbires du régime l’ont transféré dans une cellule d’isolement dépourvue de tout système de refroidissement, en pleine chaleur accablante d’Ahvaz. Il avait déjà été placé à l’isolement en juillet pour le même motif. Massoud a été arrêté à l’été 2023 aux côtés de Farshad Etemadifar et Alireza Mardassi. En juillet 2025, la première chambre du tribunal factice du régime à Ahvaz, présidée par le tristement célèbre juge Adibimehr, les a condamnés deux fois à mort ainsi qu’à une année de prison supplémentaire, sous les chefs d’accusation de « Moharebeh » (Guerre contre Dieu), « rassemblement et collusion contre la sécurité nationale », « appartenance à l’OMPI » et « propagande contre le régime ».
Dans un autre acte criminel, les sbires de la prison de Lakan, à Rasht, ont violemment frappé Hamzeh Darvish, un compatriote sunnite, pour avoir dénoncé les conditions de détention. La gravité de ses blessures était telle que ses codétenus ont dû transporter son corps à moitié inconscient sur une civière jusqu’au dispensaire de la prison.
À la prison de Ghezel Hessar, en réaction à une grève de la faim réussie menée par 1 500 détenus, de puissants brouilleurs de signaux ont été installés dans l’unité 2. Outre l’interruption des communications, cette mesure inhumaine a provoqué des vertiges, des nausées et de vives douleurs physiques chez de nombreux détenus, mettant gravement en péril leur santé.
La Résistance iranienne appelle une fois de plus le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, les autres instances onusiennes compétentes ainsi que toutes les organisations internationales de défense des droits humains à condamner fermement le traitement atroce infligé aux prisonniers politiques par le régime des mollahs. Elle réitère l’urgence de dépêcher une mission internationale d’enquête pour visiter les prisons iraniennes et rencontrer les prisonniers politiques.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI)
Le 8 août 2026

