Des milliers de Téhéranais rejoignent une manifestation de femmes hostiles au pouvoir pour appeler au boycott de la farce électorale
Maryam Radjavi appelle à une intervention urgente de la communauté internationale pour faire libérer les personnes interpellées
Cet après-midi des centaines de femmes courageuses iraniennes ont organisé une manifestation hostile au pouvoir devant l’université de Téhéran. Tout en protestant contre la politique répressive et la misogynie du régime des mollahs, elles ont appelé au boycott de la farce électorale.
Elles ont été rapidement rejointes par les passants et les habitants du quartier. Ils étaient ainsi des milliers devant l’université et les rues environnantes à crier « le cri de chaque Iranien, liberté, liberté ! », « voter, c’est trahir l’Iran » et « liberté, égalité, à bas la dictature ».
De nombreux slogans lancés dans cette manifestation protestaient contre la discrimination sexuelle et l’hostilité de la dictature à l’encontre des femmes. Les manifestants scandaient « Abolissons les droits inégaux et les droits inhumains », « Les lois misogynes sont la source de l’oppression », « Les droits de l’espèce humaine, c’est la liberté en Iran » et « Les lois anti-femmes, sont la source de la dictature ».
Des centaines d’agents de sécurité, d’agents de la milice paramilitaire du Bassidj et du ministère des renseignements ont essayé de barrer les rues entourant l’université de Téhéran, et c’est avec violence qu’ils ont empêché la population de rejoindre les manifestants.
Les manifestants ont déchiré les affiches électorales de tous les candidats à l’élection présidentielle des mollahs, montrant le dégoût profond qu’elle leur inspire.
Les agents de la répression ont arrêté un grand nombre de manifestants, particulièrement de femmes et de jeunes filles courageuses, et les ont évacués du secteur dans des véhicules et des minibus des forces de sécurité et du ministère des renseignements.
Maryam Radjavi, présidente de la République élue de la Résistance iranienne a salué les femmes courageuses et combattantes de Téhéran. Elle a déclaré que la misogynie était la caractéristique la plus marquante de la dictature religieuse au pouvoir en Iran et une nécessité pour la survie de ce régime moyenâgeux. Elle a appelé toutes les instances internationale de défense des droits humains et des droits des femmes à condamner la politiques et les actes misogynes du régime des mollahs et à prendre des mesures urgentes pour faire libérer les personnes arrêtées aujourd’hui.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 12 juin 2005

