mercredi, décembre 7, 2022
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Des familles envoyées à Achraf par le ministère du Renseignement sont empêchées d’y entrer

AchrafNouvelle mascarade du ministère du Renseignement du régime et du comité de répression d’Achraf

CNRI – A la veille de la grande révolte du peuple iranien le 11 février, alors que le fascisme religieux au pouvoir se sent impotent face au soulèvement populaire, il fait passer en jugement des familles de résidents d’Achraf pour avoir rendu visite à leurs proches et les condamne à mort en tant que Mohareb (ennemi de Dieu). C’est dans ces conditions que le ministère du Renseignement (Vevak) des mollahs répète une mascarade, et vient une fois de plus en aide au comité irakien de répression d’Achraf en profitant des sentiments familiaux, pour se livrer à des complots et des pressions sur les résidents de la Cité d’Achraf.

Lundi 8 février, un groupe de cinq personnes de parents des résidents d’Achraf a été envoyé en Irak par le ministère du renseignement, puis de Bagdad jusqu’à la cité d’Achraf par le comité de répression. Les forces irakiennes ont alors informé les résidents que ces familles voulaient voir leurs enfants. Mais le comité a interdit aux familles d’entrer à Achraf et annoncé que les rencontres devaient se passer hors du camp. Le but est de lancer une guerre psychologique et de préparer le terrain à la répression d’Achraf.

Les Achrafiens parents de ces familles, sentant le complot du Vevak, ont annoncé qu’ils n’acceptaient pas les conditions inhumaines et illégales imposées sur ordre du régime iranien. Ils ont écrit une lettre à la mission d’assistance de l’ONU en Irak, la MANUI, et au commandant des forces d’observation américaines à Achraf pour y dénoncer le complot commun du Vevak et du comité de répression d’Achraf. « Mis à part les objectif répressifs du Vevak et du Comité d’Achraf, nous souhaitons vivement la rencontre à conditions qu’elle puisse se passer à l’intérieur d’Achraf, ont-il écrit.  Nous n’acceptons absolument pas les conditions d’une rencontre extrêmement humiliantes sous le contrôle des forces irakiennes et des agents du régime iranien hors d’Achraf. Nous voulons que comme par le passé les rencontres se passent à l’intérieur d’Achraf. »

Six années durant, de 2003 à 2008, des familles sont venues d’Iran et de l’étranger et sont entrées librement à Achraf. Mais depuis le début de l’année 2009, le gouvernement irakien sur ordre du régime des mollahs, n’a autorisé les rencontres que des personnes arrivant dans les voyages organisés par le Vevak en Irak, uniquement à l’extérieur du camp d’Achraf, et à condition de convaincre leurs proches d’abandonner Achraf et de revenir sous la coupe des mollahs en salissant l’image de la Cité.

Or de nombreux parents qui s’étaient rendus il y a quelques années à Achraf sont actuellement incarcérés sous la torture et certains ont été condamnés à de lourdes peines de prison. Avec la montée du soulèvement, l’arrestation des familles prend de nouvelles dimensions et elles sont condamnées pour avoir vu leurs enfants sous le chef d’accusation de Mohareb (ennemi de Dieu).

De leur côté, le régime des mollahs et ses alliés irakiens devant le problème humain et logique des résidents d’Achraf qui demandent à voir leurs parents à l’intérieur d’Achraf, se lancent dans le chantage et le charlatanisme en prétendant que l’OMPI empêche les familles de se rencontrer à Achraf.

Les familles qui s’étaient rendues en novembre à Achraf, avaient été envoyées par la branche du Vevak de la ville d’Ispahan et l’association Nejat qui en dépend. Elles avaient été briefées par le Vevak à Téhéran. Elles avaient été menacées, si elles ne ramenaient pas leurs parents d’Achraf, d’avoir de gros problèmes à leur retour.

La Résistance iranienne souligne que le blocus criminel d’Achraf qui en a fait une prison, est une violation manifeste des lois internationales et des droits humains fondamentaux. Elle appelle le Secrétaire général de l’ONU, le Haut commissaire des droits de l’homme, le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en Irak, la MANUI et les instances de défense des droits humains, l’ambassadeur américain et le commandant des forces américaines en Irak de prendre des mesures urgentes pour faire lever ce blocus inhumain. Elle demande en particulier la fin de l’interdiction d’entrer à Achraf pour les familles, les journalistes, les avocats et les délégations internationales.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 10 février 2010

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