dimanche, janvier 29, 2023
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Derniers développements au Camp d’Achraf et rejet des fausses allégations d’autorités irakiennes

 CNRI – Le conseiller irakien à la sécurité nationale, Mouwaffagh al-Roba’i, continue de propager de fausses informations sur la situation du Camp d’Achraf à la télévision irakienne, Al-Irakieh et d'autres médias comme la télévision Al-Arabieh. Entre-temps, des restrictions cruelles ont été imposées aux membres de l'organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI), résidant à Achraf alors que l’on célèbre Norouz, le Nouvel An iranien (qui débute le 21 mars).

Les avocats des résidents d'Achraf sont toujours empêchés de voir leurs clients et les délégations internationales et les journalistes ne sont pas autorisés d’y entrer. Les forces irakiennes se sont emparées des check-points qui contrôlent les personnes, véhicules et denrées entrant dans le camp. Les installations ont été construites il y a six ans à l'entrée d’Achraf et sont sous le contrôle des soldats irakiens depuis deux semaines.

La situation jusqu’à minuit jeudi 19 mars, était la suivante :

1 – Devant les installations de chacune des trois entrées, un véhicule militaire Humvee et des soldats armés de fusils M1 sont stationnés. Les bâtiments abritent des centaines de résidents d’Achraf, pour la plupart des femmes. Ces installations ont été construites par l’OMPI à ses propres frais.

2 – Comme l’a mentionné une déclaration du Comité international des juristes pour la défense d'Achraf (CIJDA) du 17 mars, l'interdiction faite aux délégations de parlementaires et d’organisations des droits de l'homme, de juristes et d’avocats de se rendre à Achraf est maintenue. Des dizaines de délégations et de personnalités politiques des États-Unis, du Canada et de pays européens attendent leur visa pour se rendre en Irak et à Achraf depuis trois mois.

3 – Les journalistes sont toujours interdits et ceux qui sont allés à Achraf ces derniers jours ont été refoulés par les forces irakiennes.

4 – Les installations de vérification et de contrôle construites par les résidents d’Achraf à l'entrée du camp sont occupées par les forces irakiennes. Le complexe était utilisé pour les contrôles de sécurité des personnes, des fournitures et des véhicules entrant à Achraf pour empêcher les voitures piégées et les explosifs d'entrer dans le camp et pour protéger les résidents des bombes, des engins explosifs improvisés et des attaques terroristes. L'efficacité de ce système de sécurité mis en place par l’OMPI a été prouvée maintes fois et il n'y a pas eu une seule faute dans ses opérations au cours des six dernières années, en particulier lors de grands rassemblements, en dépit des complots terroristes du régime des mollahs et de sa force terroristes Qods.

5 – Une délégation de la Mission d'assistance des Nations Unies pour l'Irak (MANUI/UNAMI) s’est rendue à Achraf hier. La délégation a été informée des restrictions imposées à Achraf. Elle a parlé aux résidents des installations, notamment aux personnes qui ont été agressés par les forces irakiennes et menacées d'être extradées vers le régime iranien.

6 – Al-Roba’i a répandu des mensonges et diffusé de fausses informations sur les résidents d’Achraf. Le 16 mars, dans une déclaration péjorative il a affirmé qu'Achraf s’étendait sur 400 km carrés, bien plus que grand que nécessaire pour 3400 personnes.
 
7 – Dans la même déclaration, il a affirmé qu'il n'y avait pas eu de mauvais traitements infligés à des résidents d'Achraf, cependant, l'agence de presse Reuters a cité un responsable du ministère de l'Intérieur irakien déclarant que « les troupes irakiennes ont battu les résidents avant que forces américaines qui aident à garder le camp, n’interviennent».
 
8 – Dans un communiqué séparé, le bureau du conseiller irakien à la sécurité nationale le 14 mars avait déclaré : «Les dirigeants du camp d’Achraf ont refusé d'autoriser un comité du ministère des droits de l'homme à remplir son devoir d'établir le choix des résidents de retourner en Iran ou de d’aller vers un pays tiers. »

Il s’agit aussi d’un mensonge puisque les 25 et 26 février les résidents d’Achraf ont fait de leur mieux pour coopérer avec la délégation du ministère irakien des droits de l'homme qui, au départ, affirmait vouloir interroger les résidents d’Achraf. Ils ont été logés dans des caravanes et des bâtiments prévus pour la délégation. Le même groupe a parlé durant deux jours en privé avec 168 personnes sans la présence d’autres membres de l’OMPI. Lors de tous les entretiens, des officiers américains étaient présents en observateurs. Une délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) est également venue à Achraf aux mêmes dates et a observé les entretiens et la méthode utilisée. Il est intéressant de noter que la MANUI/UNAMI a été informée du même processus. Les entretiens étaient censés se poursuivre après la fin de semaine qui suivait le 26 février. Toutefois, ils ont cessé brusquement.

Tous les résidents d’Achraf avaient volontairement accepté de participer aux sessions. Les autorités américaines et irakiennes et les organismes internationaux, en poste au camp, ont tous été informés des demandes répétées des résidents d’Achraf sur la poursuite des entretiens. Les allégations selon lesquelles «les dirigeants du camp » auraient ordonné l'arrêt des entretiens sont de pures mensonges. Al-Roba’i a été déçu des réponses négatives des membres de l’OMPI quant au retour dans un Iran sous la dictature des mollahs. Or, si une personne veut quitter les rangs de la Résistance de son propre gré et non par la force et l'intimidation, elle peut le faire et aller vivre sa vie. Par principe, l’OMPI n'a jamais stoppé ces personnes et leur a fourni de l'aide.

9 – Dans une interview avec la télévision du régime iranien en langue arabe le 8 mars, Roba’i a parlé d'un «processus douloureux de désintoxication des résidents d'Achraf ». Face à la condamnation internationale de « l’accord bilatéral » illégal et injuste passé avec le régime iranien sur le sort des résidents d'Achraf, Roba’i a encore une fois la nuit dernière sorti un nouveau stratagème dans ses propos diffusés par la télévision al-Arabiya. Il a parlé de la « corruption de certains responsables politiques irakiens et organisations par les résidents d'Achraf». Le conseiller irakien à la sécurité nationale est excédé par le large soutien que les nationalistes irakiens et les forces démocratiques – chiites et sunnites confondus – apportent à l’OMPI et la manière dont ils condamnent ses mesures de répression contre les résidents d'Achraf. Il cherche donc, par le biais de ces complots et menaces, à faire peur aux forces qui refusent la domination de l'Irak par le Guide suprême des mollahs en ne soutenant pas l’OMPI.

La liste de 32.000 Irakiens figurant sur la liste de paie des mollahs, avec les détails de leurs comptes bancaires et des fonds qu'ils reçoivent, qui avaient été révélée par la Résistance iranienne en Europe est disponible et M. Roba’i connaît l'identité de plusieurs d’entre eux. Son silence sur le drone iranien abattu et sur les attaques terroristes contre les résidents d’Achraf est une preuve évidente de ses efforts sans relâche pour blanchir les crimes des mollahs en Irak et dissimuler des preuves de leurs ingérences.

10 – Il a parfois été affirmé que les installations avaient été encerclées parce que «l'unité de protection voulait être basée là [mais] que les Moudjahidine se sont mis en grève de la faim et ont causé des problèmes ». C’est faux. C’est une excuse pour réprimer les résidents d'Achraf. Personne n’a fait de grève de la faim et les actions des forces irakiennes ne sont pas le fruit du hasard. Chaque action a eu lieu sur ordre direct du conseiller irakien à la sécurité nationale. La question porte sur l’encerclement et le contrôle d’un bâtiment dans lequel sont logées des centaines de personnes. En outre, le jour où la confrontation a commencé, l’OMPI a informé les forces irakiennes et les commandants des forces américaines tant verbalement que par écrit, que si les forces irakiennes avaient vraiment besoin d'un bâtiment, elle était prête à le leur construire immédiatement à ses propres frais. De plus, l’OMPI à chaque occasion, a fourni une assistance à l'unité irakienne de protection ; les commandants américains le savent bien et ont pu le constater personnellement.

11 – Quand les médias étrangers ont rapporté avec retard la répression et les restrictions imposées aux résidents d'Achraf, M. Roba’i a soudain parlé d'une énorme campagne de propagande menée par l’OMPI. Il a déclaré qu'il était « nécessaire de mettre fin à la campagne de propagande contre le gouvernement irakien ». Le conseiller à la sécurité nationale semble avoir oublié que, depuis décembre 2008, pour plaire au régime iranien, c'est lui qui a violé les conventions internationales et a commencé une sale guerre psychologique contre les résidents d'Achraf, bien que les résidents et l’OMPI n'aient pas répliqué. Ces actions ont continué sans relâche à ce jour et il pourrait faire l’objet de diverses poursuites judiciaires.

12 – Afin de lever toute ambiguïté, le Conseil national de la Résistance iranienne, la coalition qui comprend l’OMPI et tous les résidents d'Achraf, a réitéré à maintes reprises que seule la dictature au pouvoir en Iran était en conflit avec les résidents d’Achraf. Les forces démocratiques et nationalistes irakiennes ont très justement rappelé que toute personne demandant l'expulsion d’Irak de l’OMPI ne représentait pas les intérêts de l'Irak mais plutôt les intérêts du régime iranien. De même, les résidents d'Achraf n'ont de conflit avec personne d'autre que le régime barbare des mollahs en Iran. Ils n'ont aucune hostilité vis-à-vis de M. Al-Roba’i personnellement ou à tout autre responsable irakien, et, comme ils l'ont souvent dit, ont le plus grand respect pour l'indépendance du gouvernement irakien avec qui ils coopèrent pleinement. Les résidents d'Achraf prennent tout simplement la défense de leurs droits fondamentaux en vertu des conventions et règlements internationaux et qui, à la demande du fascisme religieux au pouvoir en Iran, sont actuellement bafoués par le conseiller à la sécurité nationale. 

Les droits fondamentaux des résidents d'Achraf ne sont pas à négocier, et personne n’est autorisé à les violer. La grande majorité de la population irakienne et iranienne, les religieux, les politiciens, les intellectuels et les personnes éprises de liberté à travers le monde, de la Palestine à l'Egypte et à la Jordanie et de l'Europe aux États-Unis, du Canada à l'Australie, sont solidaires d'Achraf pour réaliser ces droits.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 20 mars 2009

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