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Danaïfar, l’ambassadeur du régime iranien en Irak, a appelé à l’arrestation de 80 membres de l’OMPI

CNRI – A la suite de l’ordonnance de la justice espagnole et de l’ouverture d’une enquête sur les crimes commis les 28 et 29 juillet  2009, dans le cadre de crime contre la communauté international, crime de guerre et crime contre l’humanité, et suite à la convocation du général de corps d’armée Shemmari pour avoir commandé cette attaque, Danaïfar, l’ambassadeur du régime de en Irak, a demandé aux services du premier ministre, dans une précipitation qui reflète la peur, l’arrestation de 80 membres de l’OMPI. A cette fin il a déposé une requête à M. Nazim Farman al-Aboudi, le chef de la cour pénale suprême irakienne.

La force terroriste Qods et le ministère du renseignement des mollahs (Vevak) ont préparé cette liste de 80 noms et les mandats d’arrêts correspondants avec une telle hâte qu’un grand nombre de ces noms appartiennent soit à des membres décédés de l’OMPI comme EbrahimZakeri, qui s’est éteint à Paris en 2003, soit à des martyrs comme Sohrab Hamidi tué en 1991 dans l’opération défensive Morvarid, soit à des membres de la Résistance en Europe, aux USA ou même à l’intérieur de l’Iran, soit encore à des personnes n’ayant jamais appartenu à l’OMPI ou à l’Armée de libération nationale iranienne. La Résistance iranienne a obtenue une copie de cette liste de l’intérieur du corps des pasdaran.

Danaïfar qui avait précédemment appelé au jugement des dirigeants irakiens qui révélaient l’ingérence terroriste et criminelle du régime des mollahs en  Irak, reconnaît dans une interview au quotidien gouvernemental Hamchahri le 18 janvier, l’interférence du régime iranien dans les affaires intérieures de l’Irak tout comme la responsabilité de cette liste, déclarant : “Nous pensons qu’un nombre considérable de résidents d’Achraf sont détenus par moins d’une centaine  de commandants (…) nous avons officiellement déclaré qu’un groupe de 38 et un autre groupe de 42 sont coupables. »

Dans cette interview, Danaïfar assume la responsabilité de la torture psychologique des résidents d’Achraf, disant vis-à-vis des agents du Vevak postés autour du camp comme de soi-disant parents de résidents : “ Ils sont là en plus des familles qui viennent à côté de la base d’Achraf pour exiger leurs enfants et maintenant des conditions ont été mises en place pour leur permettre de les appeler par haut-parleurs. »

A la suite de l’ordonnance  de la justice espagnole, le ICJDA qui fédère 8500 avocats aux USA et en Europe, a écrit à M. al-Aboudi, pour lui rappeler ses lettres précédentes et lui dire : « Il est nécessaire de noter qu’à la suite de sa conclusion qu’il n’existe pas dans la situation actuelle de l’Irak, de processus judicaire équitable pour les résidents d’Achraf, membres de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran, la cour espagnole a entrepris d’enquêter sur les crimes commis contre les résidents d’Achraf et a stipulé que les graves violations de la Quatrième Convention de Genève qui protège les Achrafiens, sont considérées comme des crimes de guerre et que les responsables de ces violations doivent être poursuivis et punis. » La lettre ajoute : « D’autres officiels responsables de cette attaque et d’autres, qui durant ces dernières années ont systématiquement violé les droits des Achrafiens comme personnes protégées par la 4e Convention de Genève, seront par la suite convoqués à comparaître devant cette cour. »

La lettre à M. al-Aboudi stipule ensuite : « Prenant en considération l’ordonnance de la cour nationale espagnole et l’ouverture d’un processus juridique sur l’affaire d’Achraf, le temps est venu pour vous de fermer le dossier ouvert contre les résidents d’Achraf à la demande du régime iranien et sur ordres des services du premier ministre irakien, et de confier ce dossier contre les résidents d’Achraf  avec tous ses documents et ses témoins à la cour nationale espagnole. Si vous ne répondez pas à ce courrier sous les dix jours, cela comptera comme votre accord à cette suggestion, à savoir la clôture du dossier au tribunal que vous supervisez et dont le mandat est déjà révolu, et le renvoi du dossier à la cour national espagnole. »

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 19 janvier 2011