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Crime contre Achraf, contournement des sanctions internationales et pillage de la richesse irakienne

Mission du premier vice-président d’Ahmadinejad pour son déplacement en Irak

CNRI – Pour compléter son occupation de l’Irak, le régime des mollahs a envoyé une nouvelle caravane politique, économique et terroriste dans ce pays. Ce mercredi 6 juillet, Mohammad Reza Rahimi, premier vice-président d’Ahmadinejad, est arrivé en Irak accompagné de 200 personnes, dont huit ministres et les dirigeants d’une centaine d’entreprises. Ils sont venus signer de gros accords et divers contrats au nom de sociétés d’apparence privées. Ces démarches surviennent alors que le printemps arabe et particulièrement le soulèvement en Syrie, font trembler de peur le régime des mollahs et ses agents en Irak, que les sanctions internationales lui créent davantage de difficultés et dans le contexte de la réduction des troupes américaines.

Selon les rapports reçus de l’intérieur du corps des pasdaran, certains ministres et gouverneurs du régime, ainsi qu’un grand nombre d’agents de la Force terroriste Qods et de la base Khatam Al-Anbia des pasdaran ont déferlé sur l’Irak sous couvert de représentants du secteur privé. Selon ces rapports, le régime des mollahs poursuit plusieurs objectifs cruciaux :
– La répression et le massacre des habitants d’Achraf ;
– Prévenir la chute du gouvernement criblé de crises de Maliki et paralyser les personnalités et les forces nationales irakiennes, et empêcher le développement du printemps arabe, spécialement de la Syrie vers l’Irak.
– Achever l’occupation de l’Irak avec une domination économique totale et le pillage des immenses richesses de ce pays.
– Contourner les sanctions internationales via l’Irak.

Selon les ordres de Khamenei, il est prévu que Rahimi mette en tête de ses priorités la mise en œuvre des engagements de Maliki pour réprimer et fermer Achraf et faire comprendre au gouvernement irakien que tout le reste dépendra des progrès dans ce domaine.

Pour préparer la voie à cet objectif, une semaine avant deux équipes ont été envoyées séparément en Irak. L’une dirigée par Ali Agha Mohammadi, responsable du département irakien au Conseil suprême de sécurité nationale du régime. L’autre délégation étaient conduite par Amine Chariati, un commandant de la force Qods, qui a été de longues années vice ministre chargé du génie au ministère de la Défense.

Tous les projets et les adjudications économiques en Irak, se font au bureau du développement économique de la présidence de la république et sous la direction de  Kazemi Qomi, un commandant de la force terroriste Qods et ancien ambassadeur du régime en Irak. Il sera aussi le directeur de la conférence économique, qui doit se tenir à l’hôtel Sheraton de Bagdad. Ce département fait partie de la base Khatam qui était le centre de commandement dans la guerre Iran-Irak. Une grande partie des compagnies d’apparence économique qui travaillent en Irak ou qui accompagnent Rahimi dans sa visite, appartiennent à cette base et leur fil d’Arianne en Irak est la force terroriste Qods.

Les représentants de plusieurs banques et sociétés d’investissement font partie de cette visite dans le but de contourner les sanctions. Jusqu’à présent plus de 10 sociétés ont été enregistrées avec un nom irakien pour échapper aux sanctions et le régime a l’intention d’utiliser dans ce sens une banque écran, intitulée la banque coopérative continentale islamique,.

Certaines entités liées au corps des pasdarans qui font le déplacement en Irak et sont inscrites sur la liste des sanctions sont : la banque Ansar, la compagnie de BTP Kissoun, la fondation coopérative du Corps des pasdarans, la société Etemad-Mobine, la société de développement électronique Mobine Iran, l’institut d’investissement économique Mehr Iran, le groupe industriel de production de tracteurs Sadid et le groupe de développement de bâtiment Tadbir lié à la fondation coopérative du Corps des pasdaran.

D’autres organismes qui accompagnent Rahimi et qui sont inscrits dans la liste des sanctions sont : la banque Melli, la compagnie d’assurance Moalem et la société d’investissement Ghadir liée à la banque Saderat.

Certaines entreprises gouvernementales qui opèrent actuellement en Irak comme sociétés privées sont la société Eteka qui appartient à l’armée du régime, les sociétés Sanir et Farab du ministère de l’Energie et les sociétés Nasr Moïne des pasdaran, Nasr Missagh, la Croisade Nasr de Kermanchah, Nasr d’Ispahan, la Croisade Nasr Hamzeh et la Croisade Nasr appartenant à la Croisade de la Reconstruction des pasdaran.

Le rapport que la Force Qods a préparé à l’intention du département du développement économique, souligne : « L’insécurité actuelle en Irak, nous fournit la meilleure occasion d’entrer sur le marché irakien, parce que l’insécurité fait peur aux entreprises occidentales pour investir dans ce pays ». Il insiste sur le fait que « notre avantage pour entrer dans l’économie irakienne, c’est la sympathie de certaines autorités irakiennes pour l’Iran. On peut satisfaire certains autres responsables et partis par des aides en espèces et politiques. Un des moyens de pénétrer le marché irakien est d’y exporter des marchandises bon marché sous un emballage de luxe. » Le rapport dit aussi qu’en s’emparant de l’infrastructure irakienne comme l’électricité, cela donnera la main haute au régime iranien dans les événements politiques en particulier après le départ des américains. L’augmentation des exportations d’électricité en Irak est au programme de la visite de Rahimi.

Le rapport affirme également que le régime l’an dernier a exporté pour 4 milliards de dollars de marchandises en Irak, ce qui met ce pays au premier rang de ses relations économiques. L’Irak reste le seul pays qui peut l’aider dans des dimensions gigantesques pour neutraliser les sanctions économiques et pour cela il doit augmenter autant que possible le volume des échanges. L’agence officielle Irna, citant l’ambassadeur irakien à Téhéran, prévoit que ce volume entre les deux pays montera à 7 milliards de dollars et que le nombre de pèlerins iraniens par jour atteindra les 10.000.

La Résistance iranienne met en garde contre les nouveaux complots du régime des mollahs et de ses agents en Irak et attire l’attention de la communauté internationale, particulièrement du conseil de sécurité de l’ONU, du gouvernement américain et de l’UE sur les violations des sanctions et des résolutions du Conseil de sécurité dans ce domaine par le régime iranien et le gouvernement irakien.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 6 juillet 2011