mardi, octobre 4, 2022
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Conférence « Perspectives au Moyen-Orient et en Iran en 2013 – le rôle de la France – Crise humanitaire à Liberty » à l’Assemblée nationale

Appel au retour immédiat des réfugiés iraniens au camp d’Achraf pour assurer leur sécurité
et dialogue avec la Résistance iranienne comme une solution à la crise actuelle en Iran

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Le 20 février, une conférence intitulée « Perspectives au Moyen-Orient et en Iran en 2013 – le rôle de la France – Crise humanitaire à Liberty » s’est tenue à dans la salle Colbert de l’Assemblée nationale à l’initiative du Comité Parlementaire pour un Iran démocratique (CPID), en présence de dizaines de parlementaires de divers groupes politiques. Maryam Radjavi, Présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne, a mis en garde contre un nouveau massacre à tout moment sur le camp Liberty, en Irak, où se trouvent 3100 membres de l’opposition iranienne. La seule voie, a-t-elle ajouté, pour leur assurer une sécurité relative jusqu’à leur transfert vers des pays tiers, c’est leur retour immédiat à Achraf. Elle a insisté sur la responsabilité du HCR quant à la protection des habitants, précisant que le prétexte avancé pour leur transfert à Liberty avait été les entretiens du HCR. Aujourd’hui, 18 mois après les demandes de réfugié de ces personnes et une année passée à Liberty, le HCR pour leur assurer une protection, doit immédiatement annoncer que tous les habitants sont des réfugiés et qu’ils doivent retourner à Achraf.

Lors de cette conférence présidée par député Dominique Lefebvre, vice-président du CPID, outre Mme Radjavi, plusieurs députés ont pris la parole, notamment Bruno Leroux, président du groupe socialiste, républicain et citoyen, Michel Terrot, vice-président du CPID, André Chassaigne, Président du groupe de la gauche démocrate et républicaine et vice-président du CPID, Pascal Terrasse, Pascal Deguilhem, William Dumas, Jean Grellier, Philippe Vitel, Jacques Valax, ainsi que des personnalités comme Alain Vivien, ancien secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, François Colcombet ancien magistrat, Yves Bonnet, préfet honoraire et ancien directeur de la DST, Pierre Bercis, président des Nouveaux Droits de l’Homme,  le Sénateur américain Robert Toricelli, et Tahar Boumedra, ancien directeur des droits de l’homme de la MANUI en Irak chargé du dossier d’Achraf.

Les intervenants ont demandé le retour à Achraf des habitants de Liberty et ont appelé le HCR à déclarer leur statut de réfugié. Ils ont estimé que la Résistance iranienne était la seule solution aux crises actuelles de l’Iran et ont appelé au dialogue avec la Résistance.

Evoquant l’attaque meurtrière sur Liberty le 9 février, Maryam Radjavi a déclaré : « Ils veulent détruire un mouvement qui a des racines profondes dans la société iranienne, un mouvement bien organisé, capable de diriger le mécontentement explosif de la société pour opérer un changement démocratique en Iran. Une résistance qui représente les espoirs de la société iranienne, car son objectif est d’instaurer une république basée sur la séparation de la religion et de l’Etat, la démocratie, le pluralisme, l’abolition de la peine de mort, l’égalité des femmes et des hommes et un Iran sans nucléaire. »

Elle a appelé les USA, l’UE et l’ONU à préparer les conditions pour un retour des membres de la résistance à Achraf. Elle a demandé au HCR de confirmer sans délai leur statut collectif de réfugiés.

A la veille des négociations nucléaires, elle a souligné que le régime est dans une impasse et que ces négociations sont vouées à l’échec.

Mme Radjavi a ajouté qu’avec « une intervention au Mali, la France a pris, avec le soutien de la population malienne, une initiative courageuse contre le développement de l’intégrisme. S’opposer à l’intégrisme est une politique correcte de défense de la paix et de la sécurité dans le monde. Mais cette politique doit se concentrer sur la source de l’intégrisme et du terrorisme, c’est-à-dire le régime en Iran. Un régime qui finance et arme ouvertement les groupes intégristes au Moyen-Orient et en Afrique. »

Elle a ajouté : « Nous attendons du gouvernement français et de l’Assemblée nationale d’être à l’avant-garde d’une nouvelle politique internationale, une politique qui garantisse la fermeté face au fascisme religieux en Iran et une politique de soutien et de reconnaissance de la résistance du peuple iranien pour la liberté et la démocratie. »

Bruno Leroux, président du groupe socialiste à l’Assemblée, a notamment déclaré : « vous êtes dans la salle du groupe socialiste, ce n’est pas qu’un symbole mais un engagement. Nous saluons la présence de Maryam Radjavi, la présidente du Conseil national de la Résistance iranienne que nous recevons et dont on connait l’engagement. Être à vos côtés est un honneur. Le combat qui est le vôtre pour la démocratie et la laïcité est un élément essentiel pour l’avenir de votre pays et de la région. »

Tahar Boumedra qui jusqu’en mai dernier et pendant trois ans a été le conseiller de la MANUI chargé d’Achraf, et qui a démissionné pour protester contre le parti pris de Kobler, le représentant spécial de l’ONU en Irak, en faveur du gouvernement irakien et du régime

iranien, a tenu à apporter son témoignage. Il a affirmé que Martin Kobler suit un programme spécifique et des démarches qui vont à l’encontre des principes reconnus de l’ONU. En inversant la vérité et en présentant des rapports mensongers, Kobler a préparé le terrain à un déplacement forcé des Achrafiens à Liberty où il n’existe aucune garantie sécuritaire et humanitaire. M. Boumedra a dit que Liberty était devenu un abattoir et qu’en absence de démarches précises, une autre attaque était possible.

Robert Toricelli, ancien sénateur démocrate américain qui s’est récemment rendu à Bagdad à la tête d’une délégation américaine pour résoudre le problème des biens meubles et immeubles des Achrafiens, a rédigé un rapport sur son voyage où il explique que le gouvernement irakien, en violant tous les accords conclus, a empêché la visite de la délégation à Achraf et Liberty et qu’aucune autorité irakienne n’a voulu rencontrer sa délégation. Le sénateur Toricelli souligné dans son rapport que la MANUI s’est fixé pour tâche essentielle de protéger le premier ministre irakien Maliki de toutes menaces éventuelles.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 20 février 2013

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