• Maryam Radjavi : Il s’agit d’une déclaration de guerre claire et nette pour déporter et massacrer les habitants du camp sur ordre de Khamenei
• Appel au Conseil de sécurité pour protéger les habitants d’Achraf avec les forces et les observateurs de l’ONU
• Après avoir donné son accord au plan du PE pour le transfert des habitants d’Achraf dans des pays tiers, la Résistance iranienne ne se pliera jamais à un déplacement à l’intérieur de l’Irak
Alors que les forces américaines se retirent de l’Irak, Adnan Assadi qui a été nommé à la tête du ministère irakien de l’Intérieur par Maliki, a levé le voile le 27 octobre 2011, sur les sinistres intentions de ce dernier de déplacer de force les habitants d’Achraf pour les répartir dans plusieurs emplacements à travers l’Irak. « Le gouvernement central a décidé de fermer cette base et de répartir ses habitants dans d’autres bases dans les autres provinces », a-t-il déclaré
« Il s’agit d’imposer un contrôle sur les membres de cette organisation et mettre fin au centralisme militaire qui régit les habitants du camp. De plus cela facilitera leur rapatriement dans leur pays ou d’autres pays. »
Faisant fi de toutes les règles et conventions internationales, Assadi a prétendu : « Ces gens-là ne se plient à aucune loi crédible (…) Ceux qui contrôlent le camp d’Achraf s’appuient sur des armes, des équipements et des biens, ainsi que sur des soutiens financiers et politiques considérables (…) Quelque 300 habitants de ce camp souhaitent retourner en Iran, mais les menaces de leurs commandants les en empêchent.» (Quotidien Al-Sabah du 27 octobre).
Ces propos d’Adnan Assad interviennent cinq jours après que le ministère des Affaires étrangères des mollahs aient rendu public un accord en sept points avec le gouvernement irakien (voir Communiqué du CNRI n°152 – 24 octobre 2011). Adnan Assadi entretient des relations actives avec la force terroriste Qods, et il est bien connu pour son rôle dans les tortures et les massacres de la population irakienne ainsi que dans l’envoi d’escadrons de la mort et des arrestations.
Le ministre irakien des droits de l’homme a lui aussi tenu des propos similaires sur la fermeture d’Achraf qui ont été publié le 27 octobre sur le site de son ministère, ce qui traduit un complot de la dictature religieuse de Téhéran et de ses hommes de main irakiens, contre les habitants d’Achraf.
Le déplacement des habitants d’Achraf à l’intérieur de l’Irak avait été réclamé par Khamenei dès le lendemain du transfert de la sécurité du camp par des forces américaines au pouvoir de Bagdad. En mars 2009, Maliki avait tenté de faire admettre ce déplacement aux autorités américaines pour que les habitants d’Achraf soient logés dans la base américaine d’Echo, dans la province de Divanya, avait révélé Wikileaks dans des documents publiés pour la première fois en décembre 2010 dans The Guardian.
Mme Maryam Radjavi, la Présidente élue de la Résistance iranienne, a lancé un appel international à la protection des habitants d’Achraf contre un déplacement forcé. A ma demande, dit Mme Radjavi, les habitants d’Achraf ont renoncé à leurs droits de réfugié et de séjour qu’ils détenaient depuis 26 ans en Irak, pour accepter le plan du Parlement européen. Le HCR ainsi que tous les organismes internationaux et les parlements de 31 pays ont réclamé la suppression ou du moins le report de l’ultimatum sanglant du gouvernement irakien, ainsi qu’il renonce à miner le projet du HCR et de l’UE pour une issue pacifique et le transfert des habitants du camp dans des pays tiers. »
Ceci n’a pas empêché le criminel qui est à la tête du ministère irakien de l’Intérieur de nier délibérément le statut légal des Achrafiens déclaré demandeurs d’asile dans le communiqué du HCR sous protection internationale, en vue de préparer le terrain à la prochaine tuerie, a-t-elle déploré.
C’est pour justifier cette tuerie, a-t-elle ajouté, que cet individu prétend que les habitants d’Achraf sont armés, alors qu’il sait très bien que ces derniers ont rendu toutes leurs armes, suite à un accord en 2003 avec les forces américaines. Après le transfert de la sécurité d’Achraf au pouvoir irakien, les inspecteurs du ministère irakien de l’Intérieur et des unités de police munis de chiens dressés, avaient fouillé mètre par mètre tous les locaux, bâtiments et terrains du camp, du 18 au 20 avril 2009, et ils avaient reconnu dans un document officiel qu’il n’y avait aucune arme ni munition à Achraf. Par conséquent, des formules telles que « la répartition des habitants d’Achraf dans d’autres provinces » et « faciliter leur rapatriement dans leur pays ou d’autres pays » traduisent clairement un déplacement des habitants violent des Achrafiens pour les livrer au régime iranien.
Mme Radjavi a qualifié ce sinistre projet de déplacement forcé de déclaration de guerre claire et nette pour déporter et massacrer les habitants du camp sur ordre de Khamenei, avant de préciser : Après avoir donné son accord au plan du Parlement européen pour le transfert des habitants d’Achraf dans des pays tiers, la Résistance iranienne ne se pliera jamais à un déplacement forcé à l’intérieur de l’Irak. C’est exactement le plan que le gouvernement irakien avait tenté de mener à bien par le biais d’un officiel américain en mai, juin et juillet dernier, avant que celui-ci bute sur une large condamnation internationale.
Se référant à la vague croissante de répression et d’arrestations qui déferle sur l’Irak en même temps que le retrait des forces américaines, ainsi qu’aux protestations constantes des dirigeants nationalistes irakiens contre l’occupation de leur pays par le régime iranien, Mme Radjavi a appelé le Président et la Secrétaire d’Etat des Etats-Unis, le Secrétaire général de l’ONU, le Haut commissaire pour les réfugiés, le Haut Commissaire des Droits de l’Homme, la Haute représentante de l’UE et à l’ambassadeur Jean de Ruyt, à intervenir de toute urgence auprès du Conseil de sécurité de l’Onu en vue de dépêcher à Achraf des casques bleues et des observateurs onusiens pour protéger les habitants du camp, jusqu’à leur transfert total dans des pays tiers.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
28 octobre 2011

