lundi, janvier 30, 2023
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Un changement du régime est notre seul espoir de voir un Iran démocratique – Tom Ridge

CNRI –  » Cette possibilité de démocratie repose entre les mains d’un groupe d’opposition prônant une réforme démocratique, un groupe qui a subi des assassinats génocidaires d’envergure des décennies durant, l’OMPI », a déclaré Tom Ridge à Bruxelles le 18 octobre.

L’ancien secrétaire américain à la sécurité intérieure sous le président Bush s’exprimait dans une conférence internationale le 18 octobre à Bruxelles sur l’invitation du Comité belge des Amis d’un Iran démocratique, qui réunissait des représentants du Parlement européen et du parlement belge, ainsi que des personnalités internationales de premier plan des États-Unis et d’Europe. Ils ont noté que le camp Achraf en Irak, qui abritent 3400 opposants au régime des mollahs iraniens et qui est menacé d’un nouveau massacre avant le 31 décembre, est le facteur le plus important de la confrontation à la dictature religieuse et terroriste iranienne qui se dirige vers l’acquisition de la bombe atomique. Dans le même temps, la défense d’Achraf est en ligne avec la promotion de la démocratie et des droits humains et la défense du printemps arabe dans la région.
 
Voici l’intervention du gouverneur Tom Ridge :

Laissez-moi vous exprimer, Maryam Rajavi, ma profonde gratitude, ma grande estime personnelle, mon affection ainsi que mon admiration, pour votre manière de diriger stimulante et votre remarquable leadership.

À mes collègues sur l’estrade ainsi qu’à ceux avec lesquels j’ai assisté à des rencontres similaires : je suis honoré de me joindre à vous pour une initiative collective afin de soutenir à la fois les rêves, les aspirations et la liberté des résidents du camp d’Achraf.

À vous tous réunis ici, et à ceux qui ont réunis des assemblées similaires à travers le monde, à travers la planète en réalité : vous maintenez l’espoir en vie. Je vous félicite et je peux vous remercier.

À mon président, président Obama, je fais appel pour les raisons suivantes : L’Amérique possède un système de valeurs qui s’incarne dans la déclaration de l’indépendance, la constitution des États-Unis. Nous avons une conception. Il s’agit de valeurs. Et une de ces valeurs doit être que nous tenons notre parole donnée à des personnes innocentes et persécutées à travers le monde. Et nous avons 3400 hommes et femmes dans le camp d’Achraf, que nous avons rencontrés individuellement, au sujet desquels nous avons conclu qu’ils n’étaient pas des terroristes, et nous avons déclaré « Nous vous protégerons ». Nous devons tenir notre parole. Notre crédibilité est en jeu, président Obama. Nos valeurs sont en jeu. Votre leadership est en jeu. Retirer l’OMPI de la liste et fournissez-leur la protection que nous leur avons garantie il y a près de sept ans.

Le temps presse. Nous avons applaudi le printemps arabe, mais la plupart des gens dans le monde ont ignoré le printemps perse. Tandis que les démocraties occidentales regardent longuement et fixement vers les événements au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, nous continuons d’observer la laborieuse et lente indignation du monde occidental quand il s’agit de l’Iran. Et l’Iran poursuit la répression, le sarcasme et sa campagne mensongère contre les membres de l’OMPI. Cela a été particulièrement douloureux pour moi, en tant de citoyen américain, de constater l’indécision et le retard au sein de cette administration lorsqu’elle a été assiégée par des républicains et des démocrates, des libéraux et des conservateurs, des chefs militaires qui ont servi les administrations des deux partis politiques, qui ont tous déclaré que ces personnes ne sont pas des terroristes, que l’organisation qui devrait être sur la liste des organisations terroristes étrangères (FTO) est le régime iranien lui-même. C’est lui le terroriste.

Ceux qui, parmi nous, ont joint nos efforts pour voir l’OMPI retirée de la liste, nous nous sentons forts lorsque nous sommes rejoints par d’autres. Nous trouverons en général des liens communs lorsque cela concerne les droits et les libertés de nos semblables.

Comme nous nous rencontrons aujourd’hui à Bruxelles, nous pouvons aisément citer les chartes et les documents concernant les droits de l’homme sur la terre libre, dont la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, dans laquelle les droits civiques, politiques, économiques et sociaux sont abordés. Plus particulièrement, dans cette charte, les droits sont répartis en sections : dignité, liberté, égalité, solidarité, droits des citoyens et justice. Et pourtant, comme ceux qui, justement, écrivent ce genre de documents le savent, et comme justement vous et moi le savons, la dignité, la liberté, l’égalité, la solidarité, les droits des citoyens et la justice ne sont jamais vraiment séparés. Ils se combinent. Ils sont interconnectés. Ils sont interdépendants. Ils sont liés à une expression entière des droits de l’homme, attribués à chacun des hommes, des femmes et des enfants dans les sociétés libres. Et chaque personne qui vit ne mérite-t-elle pas ces droits de l’homme de la part des détenteurs de la paix ?

Nonobstant si sa citoyenneté est liée à un gouvernement qui n’a pas épousé la paix, mais au lieu de cela engendre la peur. Nonobstant si ce gouvernement est devenu la ruine et la caricature de nos valeurs globales communes d’humanité, de compassion et de respect de l’état de droit.

L’Iran est l’organisation terroriste étrangère. L’Iran est celui qui déstabilise le Moyen Orient. L’Iran est le grand propagateur du terrorisme à travers la planète. L’Iran soutient le Hezbollah, le Hamas, le Jihad islamique palestinien. C’est l’Iran qui est responsable de la mort des troupes américaines aussi bien en Afghanistan qu’en Irak. Et il serait temps que nous nous fassions remarquer pour eux. L’irrésolution et le retard sont inexcusables. C’est naïf. C’est peu scrupuleux. Il serait temps et nous perdons du temps avec 74 jours restant pour retirer l’OMPI de la liste et assurer la protection que nous leur avons promise il y a plusieurs années.

La semaine dernière, le monde a appris que l’Iran était impliqué dans un complot terroriste contre le gouvernement saoudien, contre l’ambassadeur saoudien aux États-Unis, et qui était destiné à se dérouler sur le sol américain. Quelle impudence ! Et comment envisageons-nous une réponse aux États-Unis ? Il y a des bavardages au sujet de plus de sanctions. Les sanctions qui ont été imposées à la fois par les États-Unis et par certains pays de l’Union européenne durant ces nombreuses dernières années et qui ont été relativement inefficaces. Je ne pense pas qu’elles aient fait un tant soit peu de différence. Maintenant, nous allons refaire cette très vieille erreur de rendre plus difficile pour la banque centrale iranienne d’agir dans la communauté financière globale.

Eh bien, monsieur le président, je vous donnerai une idée qui enverra un signal au gouvernement iranien et pour cette question au gouvernement irakien, que nous ne tolérerons pas ce genre de complots dirigés contre nos alliés et devant se passer sur le sol américain.

Je vous donnerais bien une idée – Retirez l’OMPI de la liste et donnez-leur la protection que vous leur avez promise il y a des années.

il y a tout juste quelques semaines, nous avons vu les diplomates occidentaux quitter l’assemblée de l’ONU tandis qu’Ahmadinejad s’évertuait encore une fois à réfuter les événements du 11 septembre qui se sont déroulés dans mon pays, comme il l’avait fait dans le passé avec l’Holocauste. Des accusations qui continuent à prouver qu’il est, ainsi que les mollahs, qu’ils sont moralement, éthiquement, démocratiquement déphasés avec le monde dans lequel ils vivent. Le monde serait un bien meilleur endroit, le monde serait un endroit bien plus sûr, si quelqu’un, disons, comme Maryam Radjavi représentait le peuple iranien à la prochaine session de l’assemblée générale des Nations Unies.

Des années durant, nous avons tenté de négocier avec l’Iran. Quand nous négocions, et pendant que nous négocions, ils emprisonnent, ils torturent et ils assassinent. Nous négocions et pourtant ils continuent d’avancer inexplicablement vers une capacité nucléaire non-pacifique. Nous négocions et pourtant le ministre des affaires étrangères iranien a publiquement applaudi le dernier massacre dans le camp d’Achraf. Notre inscription de l’OMPI sur la liste a donné au gouvernement irakien un permis de tuer.

Nous négocions et pourtant, au fil des ans, les mollahs radicaux sont restés constants dans leur anti-américanisme, leur anti-occident, leur anti-Israël qui en dérive ainsi que dans leur violente opposition au leadership stimulant de l’OMPI.

La position de l’Amérique face aux faits est inefficace. Elle est naïve, et elle doit changer. Le programme de l’Iran est composé de perturbations, de déstabilisation, de dissonance et de mort.

Mon pays se préoccupait des civils innocents en Libye, et à Benghazi. Nous devrions également nous préoccuper encore plus des civils innocents du camp d’Achraf parce qu’ils nous ont rendu leurs armes et nous leur avons promis de les protéger. Il est temps que nous les retirions de la liste et leur assurions la protection que nous leur avons promise il y a plusieurs années.

Nous ne produirons jamais un changement dans le comportement ou les objectifs de cet Etat voyou. Il est impossible de croire que nous pouvons négocier avec ce groupe. Un changement du régime est notre seul espoir de voir un jour un Iran démocratique. Et cette possibilité de démocratie repose entre les mains d’un groupe d’opposition prônant une réforme démocratique, un groupe qui a subi des assassinats génocidaires d’envergure des décennies durant, l’OMPI. Il est temps d’écouter les appels au retrait de la liste ; il est temps de bouger et d’agir. Non seulement à cause des massacres qui se sont produits au camp d’Achraf et du chaos persistant du leadership iranien. Non seulement à cause des gens du pays bien informés et des voix globales, mais parce que nous savons qu’attendre signifie que davantage de personnes innocentes mourront. Le temps presse.

Que cela soit en Europe, en Irak, en Arabie Saoudite, aux États-Unis, l’Iran a démontré maintes et maintes fois que son mépris pour la vie humaine et les droits de l’homme ne connaît pas de frontière.

Dans mon pays, le peuple américain sait que nous trouverons toujours de la force avec nos partenaires multilatéraux. Avec l’Union européenne, l’OTAN, les Nations Unies, et de véritables amis et alliés, ainsi qu’une réelle culture de coopération, et cela est extrêmement importante dans cette affaire. Parce que nous savons que toute offense à la vie et à la liberté exige une réponse prompte et globale. Ce n’est pas toujours facile, cette totale notion d’accord collectif, particulièrement lorsque tous ces pays doivent être attentifs à leur propre meilleur intérêt.

Se rassembler d’une seule voix sur n’importe quelle question comporte ses défis. Mais sur la question de la terreur contre de gens libres, de gens innocents, sur des questions qui outragent la valeur collective du monde occidental pour la vie humaine et l’état de droit, sur ces questions, nous savons que nous pouvons et nous devons nous unir.
Quelqu’un a dit que c’était l’ère de la terreur, l’ère des fondamentalistes qui l’emportent, mais nous ne pourrons jamais épouser ou tolérer une telle notion.

Les nations éprises de liberté déterminent les époques ; ce ne sont pas ces dernières qui les définissent. Les nations éprises de liberté déterminent notre sécurité et notre prospérité, pas Ahmadinejad, pas les ayatollahs, pas le gouvernement iranien, ni aucun gouvernement ou dirigeant au monde qui gouverne dans l’anarchie. Pendant des siècles, des tyrans et des empereurs se sont emparé du pouvoir pour piller et mettre à sac. Personnes et potentiels ont été gâchées à cause de l’or, et fourvoyés par la gloire et le pouvoir, et comme conséquences de l’histoire de la folie humaine, de grands massacres sont écrits dans les manuels de notre époque. Mais cela ne doit pas être notre cas, pas au 21ème siècle. Le temps presse.

Les Iraniens se trouvent du mauvais côté de l’Histoire, nous devons affirmer cela. Nous savons que la volonté de l’OMPI a été mise à l’épreuve par le meurtre, la répression et la terreur. Mise à l’épreuve mais, incroyablement, jamais au grand jamais brisée. Mise à l’épreuve mais incroyablement toujours forte aujourd’hui comme elle l’a été des décennies durant. Nous tous devons continuer à être tout aussi forts. Nous devons être forts en nombre, en volonté et en lucidité. Cela a été dit en des périodes de crise morale, il n’y a pas de place pour la neutralité. Chacun doit prendre position. Chacun doit prendre la défense. Et en réalité, pas un seul mais plusieurs. Ce n’est pas le moment d’être irrésolu, ni neutre ni inactif.

Nous savons que de plus grandes forces peuvent travailler ensemble pour réaliser de grandes choses. Cela sera notre engagement mutuel pour notre cause de nous entraider à atteindre notre objectif mutuel, le retrait de l’OMPI de la liste, l’invitation complète et respectueuse de l’OMPI au sein de la famille des peuples libres.

Mesdames et messieurs, chaque jour que j’ai servi mon pays à la Maison Blanche en tant de secrétaire d’État à la sécurité intérieure, je recevais une liste des menaces terroristes visant mon pays, sur le sol américain ou à travers le monde, tous les jours. Pas une seule fois, pas en une unique occurrence, n’ai-je vu une menace visant l’Amérique, mes concitoyens ou notre intérêt global venant de l’OMPI. Clairement, il ne s’agit pas d’une organisation terroriste. D’autres tribunaux ont affirmé que ce n’était pas une organisation terroriste. Le Royaume Uni a affirmé qu’il était pervers de les considérer comme une organisation terroriste. La cour d’appel du district de Washington a affirmé qu’il n’y avait aucune preuve du tout. Il n’y a pas, il n’y a jamais eu, il n’y aura jamais aucune preuve.

Ce groupe d’hommes et de femmes, de démocrates, veut un Iran pacifique, non-nucléaire, tolérant et fier, l’histoire riche en culture, c’est tout ce dont il s’agit avec l’OMPI. Il s’agit de liberté.

J’affirme donc à mon président, nous sommes enclins, nos dirigeants sont enclins à aller à travers le monde parler de valeurs humaines, parler du système de valeur américain, parler des droits de l’homme et de la dignité, de la liberté, de la démocratie. Mais je dis, monsieur le président, les actions parlent plus fort que les paroles, la cour d’appel a déclaré il y a 18 mois environ qu’il serait temps que vous veniez montrer des preuves que ce groupe de personnes mérite de continuer à figurer sur la liste de surveillance des organisations terroristes étrangères du Département d’État. Mais il n’y a pas eu de réponse de la part du Département d’État. Nous savons ce que la réponse devrait être. La loi est très simple. Le temps presse pour ces personnes, monsieur le président. Comme mon ami et collègue Howard Dean l’a souligné, les annales de l’Histoire s’écrivent.

Nous voulons que l’Amérique soit du côté du camp d’Achraf. J’en appelle donc à mon président. Un de ses collègues à la Maison Blanche disait parfois qu’un président choisit de diriger par derrière. Ma demande est que, monsieur le président, dirigez de front : retirez l’OMPI de la liste, protégez-les, et assurez-vous que notre parole soit notre engagement. Il ne s’agit pas seulement des personnes dans le camp d’Achraf, il s’agit de notre crédibilité, des États-Unis. Et lorsque vous retirerez l’OMPI de la liste et assurerez leur protection, et que vous dirigerez de front, le monde applaudira, et peut-être, juste peut-être, le changement de régime dont nous avons très envie se produira sous la direction et le leadership d’hommes et de femmes que nous avons libérés avec l’OMPI.

 

 

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