mercredi, février 8, 2023
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Arrestation d’un espion de la Force Qods et tentative manquée d’infiltrer l’OMPI

Appel à l’expulsion d’Europe et des Etats-Unis des agents de renseignement des mollahs et de la Force Qods et à la divulgation de leurs agissements

La divulgation des activités d’espionnage d’un élément de la Force terroriste Qods dénommé Ali Mansouri et son arrestation à l’aéroport de Tel Aviv révèle une fois de plus un aspect des activités des agents du régime des mollahs sous diverses couvertures hors d’Iran. Le 30 septembre, l’AFP a rapporté l’arrestation d’un Iranien le 11 septembre, soupçonné d’activité d’espionnage à Tel Aviv qui avait en possession des photographies de l’ambassade des Etats-Unis.

Selon le quotidien belge Le Soir du 1 octobre, cet homme se disait partisan de l’Ompi, mais avait été envoyé en Belgique pour infiltrer l’Ompi. Les médias en Israël ont signalé son arrestation lors de son troisième voyage dans ce pays pour espionnage et l’exécution d’une mission de la Force Qods. Il a utilisé un passeport belge sous le nom d’Alex Mans et comptait ouvrir la voie à de futurs voyages en enregistrant une entreprise en Israël. Après chaque voyage en Israël, Mansouri se rendait à Téhéran pour y faire son rapport. Ses contacts avec la Force terroriste Qods étaient Hamed Abdollahi et Majid Alavi. Il a également rencontré Hadj Mostafa, Hadj Hamid Nemati et Mehdi Khanbabaï du ministère du Renseignement (Vevak) en Iran.

Hamed Abdollahi, avec Abdolreza Shahlaï et Ali Gholam Shakouri, sont des généraux de la Force terroriste Qods impliqués dans le complot visant à assassiner l’ambassadeur saoudien à Washington en Octobre 2011.

Majid Alavi est un haut fonctionnaire du ministère du Renseignement qui s’est rendu en Thaïlande le 19 janvier 2012 sous le pseudonyme de Hossein Tehrani. Après plusieurs explosions le 14 février à Bangkok, sept personnes avaient été arrêtées, dont quatre étaient des agents iraniens de la force Qods et du Renseignement des mollahs. Pendant huit ans, Majid Alavi a été un agent du Vevak au Soudan et en Arabie saoudite et une fois son identité révélée au Soudan, il est retourné à Téhéran pour devenir directeur général des États arabes au Vevak. Il entretient des relations avec le Hezbollah libanais et le Jihad islamique de Palestine. Après avoir écarté le ministre du Renseignement Mohsen Ejehi, l’ancien président du régime Ahmadinejad avait présenté Majid Alavi comme l’alter ego du ministre du Renseignement.

En 1980, Ali Mansouri était un négociant en Turquie qui montrait de la sympathie pour l’OMPI. Il était présent à Istanbul à l’époque de quatre opérations terroristes du régime contre l’OMPI : L’enlèvement d’Abolhassan Mojtahedzadeh (décembre 1988); la tentative d’assassinat contre Hossein Abedini, membre de l’Ompi ( mars 1990), l’enlèvement, la torture et l’assassinat Akbar Ghorbani, membre de l’Ompi ( juin 1992) et l’assassinat de Zahra Rajabi et Ali Moradi, membres de l’Ompi (mars 1996).

En juillet 2005, sans invitation préalable, il a participé à la célébration de l’anniversaire de la libération de Mme Radjavi. Sous prétexte de lui remettre une lettre, a tenté de s’approcher d’elle, mais a échoué, stoppé par le service de sécurité.

Pour infiltrer le réseau de partisans de la résistance, cet agent a utilisé la tactique de l’aide financière. Quand il a compris que cette tactique était inefficace, il a demandé à la récupérer. Il a prétendu avoir fait un prêt à l’OMPI après la tentative d’assassinat contre M. Abedini. Cependant, ce prêt n’a jamais existé. Il a avancé avoir eu des dépenses pour les soins médicaux de M. Abedini, après la tentative d’assassinat sans pouvoir le prouver. Néanmoins, l’OMPI lui a versé la totalité du montant qu’il réclamait (les documents sont disponibles).

La Commission de la Sécurité et de la Lutte contre le terrorisme du CNRI a appris en 2007 que, malgré sa nationalité belge, cet individu se rendait secrètement en Iran sous prétexte de rendre visite à son frère. Par conséquent, la commission a conseillé aux sympathisants de l’OMPI de rompre leurs relations avec lui.

La Force Qods et le Vevak enregistrent des sociétés commerciales écran par lesquelles ils transfèrent des sommes exorbitantes pour payer les frais d’espionnage, des agents et des complots terroristes. Ces sociétés sont généralement enregistrées par des Iraniens ayant vécu à l’étranger pendant une longue période, apparemment opposés au régime, avec un passé de sympathisant de l’OMPI, et qui ont travaillé dans le commerce. L’un des principaux agents de la Force Qods dans le complot d’assassinat de l’ambassadeur saoudien à Washington est un de ces Iraniens possédant la nationalité américaine qui était censé être dans la vente de voitures.

Dans le rapport d’une enquête menée conjointement par le Pentagone et le Congrès américain sur le Vevak et publiée en décembre 2012, on peut lire : «Le gouvernement iranien considère les Moudjahidine du peuple comme l’organisation qui menace le plus la République islamique d’Iran. Une des principales responsabilités du ministère du Renseignement et de la Sécurité est de mener des opérations clandestines contre les Moudjahidine du peuple et d’identifier et d’éliminer ses membres ». Le rapport donne des précisions sur un exemple et écrit : « En 1996, Massoud Khodabandeh a décidé de quitter l’organisation. Plus tard, il a épousé Anne Singleton. Peu de temps après leur mariage, le Vevak les a forcés à coopérer en menaçant de confisquer les nombreux biens de la mère de Khodabandeh à Téhéran. Singleton et Khodabandeh ont alors convenu de travailler pour le Vevak et d’espionner l’Ompi. En 2002, Singleton a rencontré à Téhéran des agents du Vevak intéressés par son passé (…) En 2004, Singleton a finalement rencontré son beau-frère, Ibrahim, qui avait été envoyé de la Syrie en Iran après son arrestation par les Syriens. Le Vevak a fini par le forcer lui aussi à coopérer. »

Les institutions du contre-espionnage dans de nombreux pays européens comme l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suède, etc, ont indiqué dans leurs rapports annuels que la tâche majeure du Vevak à l’étranger réside dans ses activités contre l’OMPI et le CNRI, notamment de les diaboliser et de recueillir des informations sur eux. Ces rapports soulignent que le Vevak effectue ces missions via le recrutement d’anciens membres de ces groupes. Les services de renseignement des Pays-Bas, dans leur dernier rapport annuel de 2012, ont déclaré : « le gouvernement iranien est encore en pleine activité dans sa lutte contre le mouvement d’opposition des Moudjahidine du peuple. Il est apparu que les services de renseignement iranien dirigent un réseau européen également actif aux Pays-Bas. Ce réseau est composé d’anciens membres de l’OMPI qui ont été recrutés par les services de renseignement iraniens. Ils ont été chargés d’influencer négativement l’opinion publique à propos de l’OMPI par le biais du lobbying, des publications et de réunions anti-OMPI. Ils recueillent également des informations sur l’Ompi et ses membres ou des membres présumés du service de renseignement iranien. »

Le tribunal fédéral de Berlin, dans un décret en mai 1997 concernant l’assassinat de dirigeants du Parti démocrate du Kurdistan d’Iran en septembre 1992 au restaurant Mykonos, souligne que la décision de l’assassinat a été prise par un comité composé du guide suprême, du Président, du ministre des Affaires étrangères et du ministre du Renseignement. Par la suite, dans sa réunion du 29 avril 1997, le Conseil de l’Union européenne a décidé de se concentrer sur l’expulsion des États membres de l’UE des agents de Renseignement du régime iranien. Néanmoins, les pays européens ont décidé d’enfreindre cette décision et de poursuivre leurs relations complaisantes avec le régime.

La Commission de la sécurité et la de lutte contre le terrorisme du CNRI considère les étapes suivantes comme impératives pour empêcher les services de renseignements des mollahs et leur force terroriste à l’étranger de poursuivre et développer leur activités d’espionnage et de complots :
a) Arrêter, juger, punir et expulser les espions et agents du Vevak et de la Force Qods

b) Faire divulguer et publier par les organes et institutions concernés, les activités des agents du Vevak et de la Force terroriste Qods dans les pays occidentaux, en particulier leurs activités contre l’OMPI et le CNRI,

c) Faire entraver par le HCR et les institutions de réfugiés dans divers pays, l’utilisation abusive par des agents du fascisme religieux en Iran du statut de réfugié et de la nationalité.

Commission de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme
du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 13 octobre 2013