jeudi, décembre 8, 2022
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Appel de la résistance iranienne à la libération des manifestants de ces derniers jours à Oroumieh et Tabriz

CNRI – A la suite du soulèvement courageux de la population de Tabriz et d’Oroumieh dans le nord-ouest de l’Iran, ces derniers jours, les forces répressives ont arrêté un grand nombre de jeunes, d’anciens prisonniers politiques et d’autres opposants. La Résistance iranienne appelle le Conseil de sécurité de l’ONU, le Secrétaire général, le Haut commissaire aux droits de l’homme, le rapporteur sur les arrestations arbitraires et les autres instances concernées à intervenir immédiatement pour faire libérer sans condition les prisonniers politiques, en particulier les personnes arrêtées dans les provinces d’Azerbaïdjan de l’Est et de l’Ouest.

En chargeant les gens qui protestaient contre la répression et les destructions engendrées par le régime, en particulier la passivité face à l’assèchement du lac d’Oroumieh, les forces de sécurité ont fait plusieurs blessés.

A Oroumieh, pour contenir les protestations commencées le 25 aout, des hordes d’agents ont été déversées dans les artères principales pour prendre position devant les grands magasins afin d’empêcher le moindre attroupement. Ils ont obligé les commerces à fermer. Malgré tout, la jeunesse est bravement descendue dans la rue, résistant aux violents assauts des agents en leur lançant des pierres et en brûlant des pneus. Les manifestants ont mis le feu à au moins deux motos de la sécurité. Le foyer des affrontements se trouvait dans la rue « Imam » mais s’est propagé à la rue Atta’i et la rue Asgarabad. Plusieurs personnes sont été blessées par les coups de matraques et les gaz lacrymogènes. Les agents ont fait le tour des établissements hospitaliers, notamment Motahari, pour procéder à des arrestations.

Le 27 août à Tabriz, les gens se sont aussi rassemblés au carrefour Chahnaz et face à la Maison de la Constitution pour lancer des slogans contre le régime. Les forces répressives se sont déployées dans les points principaux de la ville pour empêcher la manifestation de se propager. Les passages commerciaux ont été vidés et fermés de force. Des agents en civils ont brisé des vitrines pour créer un climat de peur. Les tirs de gaz lacrymogènes sur la foule ont dégénéré en affrontements, entraînant des arrestations et des blessés.

Outre Oroumieh et Tabriz, à Miandoab également il y a eu au moins sept arrestations de lycéens. Dimanche à Ardebil des militants politiques et d’anciens prisonniers politiques ont été arrêtés.

Le régime aux abois des mollahs, paniqué par la chute de Kadhafi et le développement du soulèvement en Syrie, pense pouvoir échapper à la révolte populaire en accentuant la répression.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 30 août 2011

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