mercredi, décembre 7, 2022
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Appel à sauver les prisonnières sympathisantes de l’OMPI dans le camp de la mort de Garachak

CNRI – Mme Sarvnaz Chitsaz, présidente de la commission des Femmes du CNRI a appelé à sauver la vie de Sedigheh Moradi et Kobra Banazadeh-Amirkhizi, deux prisonnières politiques sympathisantes de l’OMPI qui ont été transférées à la prison de Garachak à Varamine en banlieue de Téhéran.

Dans le cadre des pressions sur les prisonniers politiques sympathisants des Moudjahidine du peuple d’Iran et des familles d’Achrafiens, le régime inhumain des mollahs a transféré le 11 juin Sedigheh Moradi et Kobra Banazadeh-Amirkhizi à la prison de Garachak, centre de détention des prisonniers de droit commun et dangereux. Garachak est connu en Iran comme le deuxième Kahrizak, tristement célèbre pour la torture sauvage des manifestants arrêtés durant la révolte de 2009. La situation y est pire qu’à Evine et Gohardacht. A Garachak, qui était à l’origine une étable, les prisonniers sont entassés dans des hangars pestilentiels extrêmement sales et insalubres. Ils souffrent de restrictions sévères au niveau de l’eau, de l’accès aux douches, de l’hygiène, des soins et de moyens pour la vie quotidienne. On ne leur donne à manger qu’un morceau de pain et de fromage, tout juste de quoi survivre. L’accès aux toilettes n’est autorisé qu’une fois par jour. Les bandes mafieuses organisées par les tortionnaires sont chargées de diffuser de la drogue et d’éliminer des prisonniers. Les moindres protestations contre ces pressions inhumaines entrainent des coups de matraque et des insultes abjectes.

La détenue politique Sedigheh Moradi a été arrêtée avec d’autres familles de l’OMPI le 1er mai 2011. Elle a été condamnée à dix ans de prison pour pour être sympathisante des Moudjahidine du peuple. Après avoir subi de multiples tortures dans la section 209 d’Evine, elle a été transférée au camp de la mort de Garachak le 11 juin 2012 pour lui faire subir davantage de pressions.

Kobra Banazadeh-Amirkhizi, 58 ans, ancienne détenue politique des années 1980, a été transférée dans ce centre de tortures malgré de son état critique. Elle a été arrêtée en décembre 2008 uniquement parce qu’elle avait l’intention de quitter le pays pour rendre visite à ses proches (deux enfants, sa sœur et son frère) à la cité d’Achraf. Privée de tout processus judiciaire équitable, elle a été condamnée à cinq ans de prison. En raison des conditions moyenâgeuses sévissant en prison, elle a attrapé toutes sortes de maladies comme de graves problèmes cardiaques, une hépatite B et une maladie de l’appareil digestif. Sous la violence de la torture, elle a perdu un œil et risque de perdre l’autre parce que les bourreaux la privent de soins. Quatre membres de sa famille ont déjà été exécutés. Son frère ainé, Mohammad Banazadeh, 66 ans, commerçant réputé du Bazar de Téhéran, est incarcéré à Gohardacht depuis deux ans pour avoir uniquement téléphoné à sa fille au camp d’Achraf. Il a été condamné à cinq ans de prison.

Mme Chitsaz, présidente de la commission des Femmes du CNRI, a indiqué que « les arrestations arbitraires des parents d’Achrafiens s’inscrivent dans le cadre de la politique criminelle des mollahs pour exercer des pressions croissantes et une guerre psychologique contre les habitants d’Achraf. »

Elle appelle la communauté internationale et les organes de défense des droits de l’homme, notamment la Haut commissaire pour les droits de l’homme, les rapporteurs spéciaux sur les arrestations arbitraires, la torture et les exécutions, à intervenir de toute urgence afin de sauver les prisonnières politiques et les parents des Moudjahidine du peuple. 

Secrétariat du Conseil national de la Résistante iranienne
Le 25 aout 2012   

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