AccueilCommuniqués CNRICommuniqués CNRI: AchrafPressions croissantes sur les sympathisants de l'OMPI emprisonnés et les familles d'Achrafiens

Pressions croissantes sur les sympathisants de l’OMPI emprisonnés et les familles d’Achrafiens

hamid Haeri, père et frère d'Achrafiens, condamné pour Moharebeh ou guerre contre Dieu par les mollahs en IranCNRI – Le 19 mai, dans un simulacre de procès, le régime des mollahs a accusé M. Hamid Haeri, détenu politique de 60 ans, de "moharebeh" (guerre contre Dieu), de soutien à l’organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI), d'activité politique persistante et de propagande contre le régime. Il avait été arrêté à son domicile lors d'un raid des agents de renseignements le 6 décembre 2009, accusé d’avoir rendu visite à l’un de ses enfants et à son frère au camp d'Achraf, en Irak. Le raid a eu lieu alors qu'il était alité, venant d’avoir un grave accident de voiture. Il a été transféré à la section 209 de la prison d'Evine.

Les interrogateurs et tortionnaires ont placé M. Haeri sous une torture physique et psychologique constante et l’ont menacé s’il refusait de se conformer à leurs exigences, d’arrêter également son épouse et sa fille pour les torturer.

Ce simulacre de procès s’est tenu alors que M. Haeri était dans un état critique et pouvait à peine marcher. Il portait des traces de torture sur le visage et paraissait souffrir de malnutrition et de faim. Prisonnier dans les années 1980, il souffre encore de la torture subie à l’époque ainsi que de problèmes cardiaques. Il a eu deux attaques cardiaques à ce jour.

Malgré les complications physiques intolérables, sa fermeté, sa résistance et son moral ont excédé ses bourreaux au procès.

Par ailleurs, le régime des mollahs a une fois de plus arrêté Hadi (Homayoun) Abed Bakhoda, prisonnier politique de 50 ans. M. Bakhoda, qui souffre d'une fracture du rachis, a été envoyé à la prison de Racht.

Il avait déjà été arrêté le 8 novembre 2009, mais ils avaient dû le libérer au bout de cinq mois, car il souffrait de toute sorte de maladies, qui se sont sérieusement aggravées en raison des pressions intolérables et des conditions de détention. Il ne pouvait être traité en prison en l'absence d’un minimum de ressources médicales.

M. Bakhoda est sympathisant de l'OMPI depuis les années 1980. Il a été paralysé par une balle tiré par un gardien de la révolution. Alors même qu'il se remettait de ses blessures, le régime l’a maintenu dans les prisons d'Evine et de Ghezel-Hessar sous des tortures et des pressions cruelles. Son frère, Hormoz Abed Bakhoda, avait également été arrêté pour son soutien à l'OMPI et fusillé en 1982, étant à peine âgé de 20 ans.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 23 mai 2010