L
es déclarations du conseiller du gouvernement irakien pour les affaires sécuritaires sur la fermeture d'Achraf et le déplacement de ses résidents est une préparation à des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité et une violation flagrante des lois et des conventions internationales
CNRI – La Résistance iranienne considère que les déclarations illégales de M. Movafagh Alroba’i, conseiller du gouvernement irakien pour les affaires sécuritaires, sur « l'interdiction de toute activité politique, de propagande, culturelle, religieuse et sociale » des Moudjahidine du peuple d’Iran, et « la fermeture du camp Achraf et le déplacement de ses résidents ou leur expulsion vers l’Iran ou un pays tiers », reflètent les pressions hystériques du régime des mollahs sur le gouvernement irakien après la signature de l'accord entre les Etats-Unis et l'Irak sur la sécurité.
De plus, les récents verdicts de la Cour européenne de Justice sur la radiation de l’OMPI de la liste du terrorisme, parallèlement à la 55e résolution de l'ONU sur les terribles violations des droits de l'Homme en Iran, ont attisé la volonté des mollahs d’anéantir la Cité d’Achraf.
Les juristes et les parlementaires à travers le monde ont annoncé à maintes reprises que ce genre de déclaration constitue une violation des libertés et des droits fondamentaux, une violation flagrante de la 4e Convention de Genève, du droit international, du droit humanitaire international, des conventions de l'ONU sur les réfugiés, de la convention contre la torture et d'autres pactes internationaux. Il ne fait aucun doute que toute violation de ces engagements constitue un crime de guerre et crime contre l'humanité.
Différentes instances internationales notamment l'UNHCR, le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme, l’UNAMI, le CICR, le Parlement européen, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, Amnesty International, la FIDH, mais aussi de grand dignitaires religieux comme le recteur de l'université d’Al-Azhar, la plus haute autorité des musulmans sunnites et des leaders catholiques aux Etats-Unis et au Canada ont plusieurs fois affirmé les droits inaliénables des habitants d'Achraf.
La présence de l'OMPI en Irak bénéficie d'un vaste soutien de la population irakienne exaspérée par l’ingérence et les crimes du régime iranien. Les déclarations de 3 millions de chiites irakiens (juillet 2008), de 5,2 millions de citoyens irakiens (juin 2006), de 450.000 habitants de la province de Diyala (juin 2007), de 3000 Cheikhs et chefs de tribus irakiens (février 2007), de 12.000 juristes irakiens (janvier 2006) et de dizaines d'autres déclarations de la part de différentes couches de la population et des forces politiques irakiennes, ne laissent place à aucune ambigüité.
Malgré cela le conseiller irakien à la sécurité menace les Moudjahidine du peuple contre toute activité culturelle, religieuse et sociale alors qu'il a gardé un silence total sur les crimes du régime des mollahs et de ses agents, notamment le dynamitage de la station de pompage et des canalisations d'eau d'Achraf, les tirs de missiles sur Achraf, l'enlèvement de ses habitants et l’attentat à la bombe contre le car transportant des ouvriers irakiens vers Achraf.
La Résistance iranienne met en garde contre la multiplication de ces crimes terroristes et une catastrophe humanitaire à Achraf. La Résistance iranienne appelle le Conseil de sécurité de l'ONU, les Forces multinationales et le Premier ministre Nouri Al-Maleki à condamner ces déclarations et à confirmer le respect des droits des résidents d'Achraf dans le cadre des conventions internationales. Chercher à satisfaire les mollahs au pouvoir en Iran par le biais de ces déclarations n'aboutira à rien, mais augmentera leur convoitise et leur agressivité en Irak. La domination de l'Irak et l'exportation du terrorisme et de l'intégrisme vers ce pays, répondent à un besoin stratégique de la théocratie en Iran afin de préserver son pouvoir illégitime. Elle ne renoncera pas tant qu'elle sera au pouvoir.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Paris, le 22 décembre 2008

