Attaque contre Achraf – Communiqué n° 97
Le procureur général d’Irak à propos des 36 otages d’Achraf :«Ils auraient dû être déjà libérés. Nous avons donné l’ordre à tous les postes de police de les remettre en liberté où qu’ils se trouvent. »
Les avocats des otages ont porté plainte contre leur maintien en détention
«Le procureur général de l’Irak, Ghadanfar Hamoud, a donné l’ordre général à la police de relâcher les 36 membres d’un groupe de l’opposition iranienne arrêtés lors d’une attaque contre leur camp dans le nord de l’Irak en juillet. Les Moudjahidine du peuple d’Iran affirment que les forces de sécurité irakienne ont refusé de libérer les hommes bien qu’ils ne soient accusés d’aucun délit par les autorités judiciaires », a rapporté l’agence Associated Press le 30 septembre.
La dépêche cite le procureur général disant que “(les détenus) auraient dû être déjà libérés (…) nous avons envoyé des ordres à tous les postes de police de les remettre en liberté où qu’ils se trouvent.»
Le procureur de la ville de Khalis a également dit aux 36 membres de l’OMPI qui sont en grève de la faim que l’ordre de libération de dimanche est légal, qu’on ne peut interjeter appel, qu’ils doivent donc être immédiatement relâchés et que leur maintien en détention n’a rien à voir avec le système judiciaire irakien.
Le 28 septembre, le juge de Khales avait aussi déclaré à l’AFP : “je les ai libérés et j’ai dit qu’ils devaient retourner au Camp d’Achraf. »
Cependant, contrairement aux déclarations explicites du juge et du procureur de Khales et du procureur général de l’Irak, le général Ali Hussein Ali Shemari, chef de la police de la province de Dialya, a dit dans un communiqué que “les autorités en charge des 36 membres des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) détenus n’étaient pas satisfaites du verdict du tribunal de Khalis et que les détenus ne seront pas relâchés tant que la cour d’appel ne se sera pas prononcée. » (AKnews.com, 30 sept. 2009)
Selon AKnews.com, Shemari s’est dit surpris par l’ampleur de la couverture médiatique de la détention de ces individus, prétendant qu’ils sont impliqués dans le meurtre de la population irakienne et sont inscrits dans des listes terroristes.
Il semble que dans la situation actuelle en Irak, un seul policier au service du régime iranien, puisse interférer aussi ouvertement dans les décisions judiciaires et politiques. Le Conseil de la province de Diyala, préoccupé par cette situation, s’est récemment réuni pour examiner la révocation de Shemari. La plupart des groupes politiques du conseil provincial se sont accordés pour dire que le chef de la police devait démissionner de son poste. Dans un article du 30 septembre intitulé “les nouvelles indiquent la révocation du commandant de la police de Diyala”, le quotidien Al-Zaman écrit : “Une délégation de sécurité de haut niveau du ministère de l’Intérieur a été envoyée à Diyala pour évaluer la situation de la sécurité et découvrir des faits concernant des plans de sécurité dans la province (…) et il existe une possibilité que le comandant de police soit révoqué ou muté. »
Alors que la justice irakienne a déclaré illégal le maintien en détention des 36 membres enlevés de l’OMPI et comme Shemari reçoit ses ordres du bureau du Premier ministre, il est clair désormais que le but n’est autre que le transfert des 36 à Bagdad et le montage de dossiers judiciaires sans fondement à leur encontre pour satisfaire la dictature religieuse en Iran.
La Résistance iranienne rappelle qu’elle tient pour responsables le gouvernement irakien et Shemari pour le moindre préjudice porté contre les 36 résidents d’Achraf enlevés et qu’elle le portera devant les instances internationales et les organes judiciaires compétents. Entretemps, les avocats de ces personnes enlevées ont déposé plainte contre leur maintien illégal en détention.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 30 septembre 2009

