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Iran : réaction hystérique des agents de Téhéran à la déclaration de 3 millions de chi’ites irakiens

Congrès de solidarité du peuple irakien à AchrafLes propos de ces agents visent à préparer le terrain au massacre des membres de l’OMPI en Irak

CNRI – Les médias du régime des mollahs ont rapporté le 17 juin que le porte-parole du gouvernement irakien Ali Dabaq, a répété sa demande d’expulsion d’Irak des résidents de la Cité d’Achraf, membres de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI). Il a demandé que l’OMPI « soit placée sous contrôle irakien afin de l’expulser d’Irak ».

 

Les propos illégaux visant à préparer le terrain à davantage d’attaques terroristes, au missile et au massacre des résidents de la Cité d’Achraf, sont des réactions hystériques du régime iranien et de ses agents vis-à-vis de la déclaration de trois millions de chi’ites irakiens contre l’ingérence du régime de Téhéran dans leur pays. Cette déclaration appelle à l’éviction d’Irak du régime et à la fermeture de son ambassade et de ses représentations.

Les propos illégaux de Dabaq sont des violations flagrantes de la  IVe Convention de Genève, de l’article 3 commun des Conventions de Genève, de la Loi humanitaire internationale, du principe de non-refoulement et de nombreuses autres conventions internationales qui assurent la protection des résidents d’Achraf.

Comme l’ont souligné le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), le Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR), l’UNAMI et de nombreux autres instances internationales, ces traités et ces principes interdisent l’extradition, l’expulsion forcée d’Irak ou les déplacements non volontaires à l’intérieur de l’Irak.  De même, est illégal leur transfert vers un autre pays ou une autre autorité mettant en danger l’application du principe de non-refoulement. 

La présence de l’OMPI en Irak entre dans le cadre de la loi internationale et demeure bien accueillie par la population de ce pays. La déclaration de trois millions de chi’ites irakiens (juin 2008), 5,2 millions d’Irakiens (juin 2006), 12.000 juristes irakiens (avril 2006), 3.000 cheikhs et chefs de tribus irakiens (juin 2007) et des dizaines d’autres déclarations de diverses branches de la société irakienne en soutien à la présence de l’OMPI en Irak. Ceci a aussi été exprimé par les dirigeants politiques ainsi que les partis démocratiques et patriotiques irakiens. 

Dabaq a fait ces déclarations alors qu’il est resté totalement silencieux sur les crimes du régime des mollahs  contre l’OMPI et les résidents de la Cité d’Achraf en Irak, comme le dynamitage de la station de pompage d’eau d’Achraf, l’attaque au missile sur Achraf, l’attentat à la bombe contre un bus transportant des ouvriers irakiens à Achraf , l’assassinat d’Irakiens qui soutiennent l’OMPI et bien d ‘autres. Mais quand trois millions de chi’ites irakiens appellent à mettre fin à l’ingérence du régime de Téhéran en Irak et à l’expulsion des agents de la Force Qods des gardiens de la révolution, Dabaq réagit en demandant à l’expulsion de l’OMPI, interdisant tout contact avec elle et appelant la Force multinationale à livrer l’OMPI au gouvernement irakien.. 

La Résistance iranienne considère les déclarations d’Ali Dabaq comme une tentative pour préparer le terrain à davantage d’attaques terroristes et aux missiles contre Achraf. Elle appelle le Conseil de sécurité de l’ONU, la force multinationale et M. Nouri Al-Maliki, le premier ministre irakien, à condamner ces propos et à souligner la nécessité de respecter les droits des résidents d’Achraf dans le cadre des conventions internationales.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 18 juin 2008