Appel à la publication du rapport de la visite de la délégation américaine à Achraf et au transfert des blessés à l’hôpital de Balad
CNRI – Alors que les condamnations internationales contre l’attaque meurtrière du 19 avril à Achraf ne cessent d’augmenter, la nature du nouveau dictateur irakien se révèle et suscite la colère et l’indignation du peuple de ce pays et de l’ensemble des défenseurs de la liberté dans le monde. A travers des mises en scène grotesques et la diffusion de mensonges, Maliki essayent vainement de dissimuler ses crimes effroyables. Surtout après l’inspection des forces américaines à Achraf le 10 avril où elles ont pu voir les morts et les blessés, la machine de propagande mensongère du gouvernement irakien sortie des ateliers de Téhéran et de Qom, se livre à de la pure divagation.
Ali Gheidan, commandant de l’armée de terre de Maliki et meurtrier des Moudjahidine d’Achraf, a déclaré le lendemain de l’attaque : pour la seule manifestation des habitants et des affrontements avec les forces irakiennes, trois personnes ont été tuées par accident et 24 personnes ont été blessées dont la plupart quitteront l’hôpital aujourd’hui. Il est possible que 10 personnes y restent. (télévision Al Houra, 9 avril)
Quand le scandale est devenu international le 12 avril, Mohammad Askari, porte-parole du ministère de la Défense irakien copiant la démagogie de Khomeiny, a déclaré que les Moudjahidine s’étaient eux-mêmes torturés et qu’ils en accusaient le gouvernement. Les responsables d’Achraf, a-t-il dit, « annoncent qu’il existe plus de tués et de blessés que le nombre annoncé par le ministère de la Séfense (à savoir trois personnes). Nous avons des informations et des rapports comme quoi certains habitants du camp essayent de partir depuis longtemps. Les les responsables de ce camp les en empêchent. Il est possible que pour les tuer, ils aient profité du changement d’unité militaire le 8 avril. » (Télévision Al Irakiah 12 avril 2011) les
Le même jour, le gouvernement irakien face aux pressions internationales, a déclaré la formation d’un comité pour enquêter sur le nombre de tués lors des événements du 8 avril.
Par ailleurs Ali Dabagh, le porte-parole de Maliki, dans une interview avec la télévision Al Irakiya qui est contrôlée par Maliki, a déclaré avec maladresse : « nous ne voulons vraiment pas leur faire de mal (…) Nous ne voulons pas qu’à chaque fois le sang coule (…) Nous voulons donc les traiter selon les critères humanitaires et nous ne voulons pas leur faire de mal (…) Conformément au droit humanitaires, nous feront preuve de tolérance bienveillante avec eux et nous oublierons tout ce qui s’est passé et nous allons enquêter là-dessus. En réalité nous allons enquêter sur ce qui s’est passé. » Mais lorsqu’il a été question de la visite d’une délégation neutre, le ton a changé : « il y a aussi des représentants internationaux qui veulent venir faire une visite, mais nous leur avons dit que ce n’était pas un moment approprié. » Le moment approprié sera quand toutes les traces du crime inhumain de Maliki et de ses complices auront été effacées.
Mais les forces américaines qui se sont rendues à Achraf trois jours après l’attaque, malgré l’opposition initiale et virulente du gouvernement irakien, connaissent parfaitement l’ampleur des mensonges de ce gouvernement , qu’ils soient publics ou dans les rencontres privées.
Dans l’après-midi du dimanche 10 avril une délégation américaine composée d’officiers supérieurs, de représentants de l’ambassade américaine et d’une équipe médicale est venue à Achraf.
Cette délégation a pu voir de près les corps de 28 tués à Achraf et a pris des photos et des films de chacun d’entre eux. Elle a pu observer l’impact des balles et la et la façon dont ils avaient été tués. La délégation a vu de près le corps de deux autres tués à l’hôpital de Baquba. À l’heure actuelle les corps de six tués se trouvent dans des hôpitaux de Bagdad et de Baquba. Les forces irakiennes font obstacle à leur restitution aux familles et aux Achrafiens. La délégation a pu parler avec certains blessés et des personnes dont parents ont été tués dans cette attaque.
Équipe médicale qui était composée de deux médecins, d’un assistant médical et de six secouristes, à examiner 40 blessés qui étaient à Achraf, soit 27 hommes et 13 femmes et à délivrer pour certains des premiers soins comme le changement de pansement avec des moyens extrêmement limités qu’ils possédaient. 25 d’entre eux avaient été blessés par balle et 10 par des éclats de grenades.
Cette délégation a jugé les soins donnés aux blessés à l’hôpital de Baquba franchement insuffisants et non professionnels et a estimé que 7 blessés qui avaient été renvoyés le jour même de cet hôpital, étaient dans un état grave et que l’intervention chirurgicale et les soins qui leur avaient été donnés n’étaient pas suffisants. Elle les a emmenés à l’hôpital militaire américain de Balad.
Les consultations médicales ont commencé au coucher du soleil dimanche et se sont poursuivis jusqu’à 3:00 du matin lundi. Mais après cette heure, l’équipe médicale a dit qu’elle n’acceptait plus de recevoir des blessés. Elle a quitté Achraf à 5h00 du matin.
Malheureusement, malgré l’insistance du Secrétaire à la défense américain sur la nécessité d’apporter des soins aux blessés, sur les 318 blessés de l’attaque sauvage du 8 avril dont la plupart ont été touchés par balle, seulement 7 d’entre eux ont été transférés à l’hôpital américain de Balad, et un très grand nombre de blessés sont dans une situation critique.
Malheureusement, à la suite de cette visite, l’armée américaine a déclaré dans un communiqué : «nous ne présenterons les résultats de cette visite qu’aux autorités irakiennes. » (AFP, 11 avril 2011) le gouvernement irakien n’est pas le bon destinataire de ce rapport, le gouvernement irakien doit être tenu responsable de ce crime et ses dirigeants doivent être traduits en justice. Ne pas publier ce rapport, porte préjudice aux droits humains de tous les blessés, des familles des tués et de tous ceux qui ont subi des torts lors de cette attaque sauvage. Cela viole le principe universel de la diffusion de l’information.
Dans un souci de transparence, la Résistance iranienne souligne l’appel du 11 avril de Mme Maryam Radjavi demandant la mise en place d’une mission d’enquête internationale pour enquêter sur l’attaque du 8 avril. Elle soutient également l’appel du 12 avril de l’ONU portant sur la nécessité de faire enquêter les observateurs indépendants sur ce qui s’est vraiment passé lors de l’attaque. Elle demande la publication urgente du rapport d’inspection du 10 avril de la délégation américaine à Achraf.
Non seulement, l’hôpital de Baquba n’a ni la place, ni les équipements ni la spécialisation pour soigner les blessés, mais de plus, les blessés n’y ont aucune sécurité. L’équipe médicale américaine a vu de près dimanche le grand nombre de blessés qui ont été renvoyés à Achraf sans avoir et reçu le minimum de soin médical, ni avoir trouvé la moindre amélioration dans leur état critique. Hier de la même manière 13 autres blessés ont été arrachés de leur lit d’hôpital et renvoyés à Achraf.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 13 avril 2011

