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Confirmation internationale des 34 tués et 350 blessés dans l’attaque contre Achraf et du scandale des mensonges de Maliki

Maryam Radjavi : les États-Unis et l’ONU doivent protéger Achraf et les forces irakiennes se retirer du camp

CNRI – Les porte-parole de l’ONU à Genève et à New York ont annoncé que « 34 exilés iraniens ont été tués quand les soldats irakiens ont attaqué la semaine dernière le camp d’Achraf. » Ils ont souligné qu’une équipe d’obervateurs de la MANUI on t pu voir 28 corps lors de leur visite du mercredi 13 avril dans le camp. Il a ajouté que la plupart des corps portaient des traces de balles.

L’agence AP citant « un diplomate occidental » écrit : « 25 des corps portaient des blessures par balles et au moins trois corps semblent avoir été écrasés à mort par un véhicule. » Les corps de quatre autres tués se trouvent dans les hôpitaux de Baquba et deux autres corps dans les hôpitaux de Bagdad entre les mains des forces irakiennes qui refusent de les restituer à leurs familles à Achraf.

Ainsi, les visites des délégations américaines et de l’ONU les 10 et 13 avril durant lesquelles elles ont pu voir les corps des tués et s’entretenir avec les blessés et les faire examiner par leur équipe médicale, confirment le résultat effroyable de l’attaque du 8 avril par les forces aux ordres de Maliki contre Achraf, notamment 34 tués et plus de 350 blessés.

Ces délégations ont pu voir une partie des 350 blessés à Achraf et une grande partie d’entre eux à l’hôpital de Baquba. Les forces répressives irakiennes ont renvoyé de l’hôpital de Baquba 30 blessés le 10 avril et plusieurs autres le 12 avril,  alors qu’ils étaient dans un état critique. 13 Achrafiens ont été blessés par les forces irakiennes dans le camp lors d’une agression le 10 avril et 13 autres dans une autre agression le 13 avril.

L’agence AP écrivait le 13 avril : « mercredi deux employés de l’hôpital ont dit que les opposants iraniens (…) ont été sortis de force de leur lits d’hôpitaux et renvoyés dans leur camp. Au moins 17 blessés, dont certains dans une situation critique selon un médecin à l’hôpital public de Baquba, ont été ramenés mardi en fin de journée au camp d’Achraf dans la province de Diyala par les forces de sécurité. » Les forces américaines ont jugé critique l’état des blessés renvoyés dimanche de force de l’hôpital de Baquba à Achraf et les ont transférés à l’hôpital militaire américain de Balad.

Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, a déclaré que la communauté internationale confirme ainsi l’ampleur du crime du 10 avril perpétrés par les forces irakiennes contre les résidents sans armes et sans défense d’Achraf qui sont des personnes protégées par la quatrième convention de Genève. Ce crime, a-t-elle ajouté, est un cas manifeste de crimes contre l’humanité, de crime de guerre et de crime contre la communauté internationale. Il peut se répéter à chaque instant, c’est pourquoi les États-Unis en raison de leur engagement international et de l’accord qu’ils ont signé avec chacun des résidents d’Achraf doivent immédiatement prendre en charge la protection des Achrafiens et ne pas permettre que ce crime se répète. L’ONU doit installer à Achraf des observateurs permanents. Les forces irakiennes doivent se retirer d’Achraf et les responsables de ce crime doivent être traduits devant un tribunal international.

Le 13 avril dans une conférence internationale à Paris, de haut responsable américains, notamment le général Shelton ancien chef d’état-major des armées américaines, John Bolton, ancien sous-secrétaire d’État américain et ambassadeur des États-Unis à l’ONU, Patrick Kennedy, l’ambassadeur Dell Dailey, coordinateur du contre-terrorisme au département d’État américain sous le président Bush, et Louis Freeh, directeur du FBI sous le président Clinton, ont insisté sur la nécessité de faire protéger Achraf par les forces américaines. Lors de cette conférence M. GünterVerheugen qui a été vice-président de la commission européenne de 2004 à 2010 a appelé les dirigeants de l’Union européenne et des 27 Etats membres de l’UE à mettre du camp d’Achraf et sa protection en tête des priorités de la politique étrangère européenne.

Patrick Kennedy, lors de cette conférence a lancé que le sang des martyrs d’Achraf retombait sur les mains de Nouri Maliki et qu’il devait être jugé devant un tribunal international.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 14 avril 2011