CNRI – Depuis dimanche 10 avril, trois bataillons de génie de diverses divisions de l’armée irakienne sont entrés Achraf sur ordre de Maliki. Au moyen de multiples équipements du génie, ils mettent en place avec rapidité de nouveaux obstacles militaires contre les résidents sans défense d’Achraf. Ils édifient de vastes et longs remblais de terre, déroulent de longs rouleaux de fils barbelés pour restreindre les habitants d’Achraf, posent des obstacles et des murs préfabriqués de béton, ainsi que divers postes de contrôle et de surveillance qui reflètent l’intention funeste de Maliki pour poursuivre l’attaque et la tuerie à Achraf dans une prochaine étape.
Les bataillons du génie et les forces répressives de sécurité et militaire, le 14 avril, ont complété un remblai de terre de 6 km sur la bordure nord de l’artère principale d’Achraf (la rue100). Des points de contrôle ont été installés sur différents points de ce remblai de 6 km. La hauteur de ce remblai qui va d’Est en Ouest et qui coupe Achraf en deux, s’élève de 3 à 4 m. Sa largeur est telle que les véhicules militaires peuvent circuler dessus. Ce genre de remblai s’utilise normalement sur les fronts de guerre classiques. Or les véhicules blindés, notamment les transports de troupes BMP-1 et Humvee dans le nord du camp tiennent toujours leurs armes tournées vers les résistants d’Achraf. Les attaques des forces de Maliki armées de bâtons et de matraque contre les Achrafiens ont fait depuis le début de la semaine 30 nouveaux blessés.
Avec la mise en place de ces nouvelles positions de guerre, les Achrafiens se retrouvent en permanence dans leur lieu de vie sous contrôle et à portée de tir des forces assaillantes irakiennes.
Il semble que sur ordre du régime du guide suprême des mollahs en Iran, le dictateur du nouvel Irak, pour imposer davantage de restrictions les aux habitants d’Achraf se prépare à de nouvelles batailles et de nouvelles tuerie. Ces mesures systématiques de répression sont prises dans une zone totalement civile contre une population qui ne possède aucune arme dans laquelle se trouve environ un millier de femmes musulmanes. Ces mesures contre les Achrafiens qui sont des personnes protégées par la 4e convention de Genève, sont des violations flagrantes des lois et des conventions internationales, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.
Les juristes et les organisations internationales de défense des droits de l’homme ont demandé la fin de tous ce déploiement guerrier et le retrait des forces armées irakiennes hors du périmètre d’Achraf.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 15 avril 2011

