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Achraf : Obstacles au transfert de malades graves à Bagdad

Tour d'AchrafCNRI – Dans une mesure répressive et inhumaine, dans la matinée du mercredi 30 juin, alors que selon les accords passés trois malades graves d’Achraf, dont une femme, devaient être transportés à Bagdad pour y consulter des médecins spécialistes, le comité de répression d’Achraf des services du Premier ministre irakien a interdit aux malades d’être accompagnés. Les représentants des services de santé de la province de Diyala à Achraf ont déclaré que les traducteurs et les aides-soignants ne pourraient accompagner les malades. Les Achrafiens n’ont pas réussi à faire annuler ces mesures, et par conséquents les patients, dont deux sont atteints de cancer, ne parlent ni arabe, ni anglais, et que le stade avancé de la maladie prive d’autonomie, ont dû renoncer à se rendre à l’hôpital de Bagdad.

Auparavant, les malades gravement atteints qui avaient la possibilité se rendre à l’hôpital de Bagdad ou de Baquba, étaient autorisés à être accompagnés par un traducteur, un personnel infirmier ou un parent.

Ces mesures de répression sur le plan médical entrent dans le cadre du blocus inhumain mis en place depuis le début de 2009, après le transfert par les Américains de la protection d’Achraf aux forces irakiennes. Il s’agit de violations manifestes de nombreuses lois et conventions internationales et relèvent du crime contre l’humanité.

En refusant l’entrée aux médecins spécialistes à Achraf, en créant des obstacles à l’arrivée de médicaments et d’équipement médicaux ou au transfert de malades graves dans les hôpitaux de Bagdad ou de Bakuba, le régime des mollahs et ses agents irakiens cherchent à exercer des pressions sur les Achrafiens et à leur saper le moral.

Durant l’année et demie qui s’est écoulée, ces limites ont fait que de très nombreux malades, qui auraient pu être soignés s’ils avaient été pris en charges à temps, se retrouvent désormais confrontés à de graves complications ou parfois à un stade incurable.

La Résistance iranienne attire l’attention du Secrétaire général de l’ONU, de son représentant spécial en Irak, du Haut commissaire aux droits de l’homme ainsi qu’aux responsables et aux commandants américains et à l’ensemble des organisations de défense des droits humains sur le maintien de la répression et des pressions sur Achraf. Elle leur demande d’intervenir au plus tôt pour faire lever ce blocus.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 1er juillet 2010