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Achraf: la police irakienne bloque totalement l’entrée des travailleurs et des produits de base

 Appel international au retrait de la police et la fin du blocus inhumain d’Achraf

CNRI – Le lundi 8 juin 2009, la police irakienne a empêché les travailleurs de pénétrer dans le camp d’Achraf, pour la quatrième journée consécutive. Ils ont été menacés et renvoyés. Ces cinq derniers mois, environ un tiers des travailleurs d’Achraf, environ 750 à la fin de 2008, pouvaient entrer après divers contrôles et obstacles. Mais ces derniers jours, pas même un seul travailleur n’a pu passer. Le blocage se poursuit pour des produits de première nécessité comme du savon, du dentifrice, des brosses à dents, des lunettes, des conservateurs de glace pour la stocker dans une température de + 50°, ou encore des sandales et des chaussettes.

 Appel international au retrait de la police et la fin du blocus inhumain d’Achraf

CNRI – Le lundi 8 juin 2009, la police irakienne a empêché les travailleurs de pénétrer dans le camp d’Achraf, pour la quatrième journée consécutive. Ils ont été menacés et renvoyés. Ces cinq derniers mois, environ un tiers des travailleurs d’Achraf, environ 750 à la fin de 2008, pouvaient entrer après divers contrôles et obstacles. Mais ces derniers jours, pas même un seul travailleur n’a pu passer. Le blocage se poursuit pour des produits de première nécessité comme du savon, du dentifrice, des brosses à dents, des lunettes, des conservateurs de glace pour la stocker dans une température de + 50°, ou encore des sandales et des chaussettes.

Dans leurs lettres à des organisations internationales et des responsables américains, les résidents d’Achraf ont souligné que l'entrée de la police dans le camp, alors que l’armée irakienne et les forces américaines agissant en qualité d'observateurs sont présents, ne peut que servir les objectifs répressifs dictés par le régime iranien. D’autant plus, qu'il n'y a jamais eu de problème de sécurité à Achraf depuis sa création il y a 23 ans. En avril dernier, une unité de police spéciale du ministère de l'Intérieur a fouillé le camp pouce par pouce avec des chiens entraînés.

De plus, en avril, les empreintes digitales de tous les résidents d'Achraf ont été relevées. Ils ont été interrogés un par un en privé par le ministère irakien des droits de l'homme hors d’Achraf. Ils ont tous insisté sur leurs droits juridiques. Ainsi, dans ces circonstances, l'entrée de la police dans le camp est totalement injustifiée, spécialement là où résident un millier de femmes membres de l'organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI).

Quatorze comités parlementaires en Europe et en Amérique du Nord, ainsi que le Comité international de juristes pour la défense d'Achraf (CIJDA) et le Comité international pour l’application de la Justice (ISJ), composée respectivement de 8500 juristes et de 2000 parlementaires de divers pays, ont réaffirmé que le but du régime iranien était de provoquer une catastrophe humanitaire à Achraf.

En avril dernier, Mouwaffaq al-Roba’i, ancien conseiller irakien à la sécurité nationale, a décrit la feuille de route de cette catastrophe dans une interview télévisée de la chaîne Al-Forat en disant : «Peu à peu les forces de sécurité entreront dans le camp et mettront en place les postes de contrôle, patrouilleront dans la zone, effectueront des inspections et des attaques. »  Par conséquent, le gouvernement irakien met les résidents d’Achraf devant seulement deux choix : mourir ou plier devant le fascisme religieux au pouvoir en Iran. Mais, comme l’a démontré l’OMPI en 1988 lorsque le régime a massacré des milliers de ses membres, les résidents d’Achraf ne se mettront jamais à genoux devant la dictature religieuse au pouvoir en Iran.

Des parlementaires et des juristes ont souligné dans leurs lettres au Président Obama qu’en raison des pressions exercées par le régime iranien sur le gouvernement irakien pour réprimer les résidents d’Achraf (déclarations de Khamenei du 28 février, d’Ahmadinejad le 19 mai, et de Jalili, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale du régime le 21 mai 2009), la seule solution dans les circonstances actuelles, c’est que les forces américaines assument la protection d’Achraf.

Les juristes ont conseillé à leurs clients à Achraf qu’en l'absence de leurs avocats et sous le blocus et les attaques de la police, de ne signer aucun document ni de se livrer à la moindre négociation tant que le gouvernement irakien ne déclarera pas se conformer à la résolution du Parlement européen du 24 avril sur la situation humanitaire des résidents d'Achraf.

Les familles et les communautés d’Iraniens en exilés, qui bénéficient d'un large soutien parmi les divers groupes et personnalités politiques de l'Australie à l’Europe en passant par les pays arabes, et du Canada aux États-Unis, en sont à leur quatrième mois de protestations et de rassemblements devant les ambassades d’Irak dans huit pays. Elles demandent au gouvernement irakien de se conformer à la résolution du Parlement européen, de retirer ses forces de police et de mettre fin au blocus inhumain et répressif d’Achraf.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 9 juin 2009