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9 juillet : 25 points de manifestations à Téhéran avec 3 à 5000 personnes à chaque point

9 juillet 2009 TéhéranEchec des tentatives du régime pour empêcher le slogan « Mort à Khamenei »

CNRI – Selon les rapports du département social de l’OMPI à l’intérieur de l’Iran, le général Hejazi, commandant en chef adjoint du Corps des gardiens de la révolution, et le général Fazli, chef de la Brigade « Seyyed al-Chohada » de la base « Sarallah » commandaient les opérations de répression pour empêcher les protestations du 9 juillet 2009 marquant le 27e jour du soulèvement national et la commémoration du 10e anniversaire du soulèvement étudiant de 1999. Khamenei avait placé toutes les forces sous le commandement de la base « Sarallah » pour empêcher les protestations, mais les Téhéranais ont brisé cette barrière de répression et manifesté dans tout Téhéran.

Les gardiens de la révolution, les forces du Bassidj, le ministère du Renseignement, les forces de sécurité, les forces anti-émeutes, les agents en civil, le NOPO (les forces spéciales de défense du chef suprême) ont pris part à cette vaste opération. Le NOPO est l’armée privée de Khamenei. La base « Sarallah » et les unités du NOPO ont leurs propres unités motorisées.

De plus, des unités de la Force terroriste Qods sont également intervenues dans différents secteurs de Téhéran pour réprimer les manifestants. Le commandant de la base « Sarallah » de Téhéran a déclaré dans un rapport à sa hiérarchie, que le département social de l’OMPI a pu obtenir, que le 9 juillet, des manifestations et des rassemblements se sont tenus dans 25 points de Téhéran, avec des milliers de personnes à chaque fois.

Selon ce rapport, dans la rue Kargar Chomali et la place Vanak, il y avait plus de 5.000 manifestants, et les 23 autres points de manifestations comptaient environ 3000 à 4000 personnes. Certaines manifestations mentionnées dans ce rapport ont eu lieu sur la place Enghelab, la rue Azadi, la rue Enghelab, l’Université de Téhéran, le boulevard Kechavarz, la rue Vessal, la place Ferdowsi, plusieurs points de la rue Vali Asr, la place Fatemi, le parc Danechjou, le parc Laleh, la rue Jaleh, la rue Fakhr Razi, la rue Taleghani, la rue Towhid et la rue Sattarkhan.

Ce rapport ne mentionne pas la tenue de manifestations dans des dizaines d’autres points de la capitale comme la place Toupkhaneh, la place Rah Ahan, la place Imam Hossein, et Mirdamad, où le nombre de manifestants variait entre quelques centaines à quelques milliers qui marchaient pour rejoindre des manifestations plus importantes dans d'autres secteurs de Téhéran.

Les slogans des manifestants visaient Khamenei et les cris de «Mort à Khamenei », Honte à toi Khamenei abandonne to règne » et « ta majesté le guide suprême, ta mort approche », ont fait trembler le régime.

Selon les informations du département social de l’OMPI à l’intérieur de l’Iran, les agents du ministère du renseignement, des miliciens et des agents en civil avaient reçu l’ordre d’infiltrer les manifestations et d’empêcher les gens de crier « mort à Khamenei », en déviant sur des slogans à caractère religieux ou non. Cette méthode a été utilisée à l’intersection Vali Asr, l'Université de Téhéran, le sud de la place Enghelab, la place Fatemi, la rue Jaleh vers Azadi, Fakhr Razi, Sattar Khan, le boulevard Kechavarz, mais à chaque fois les jeunes criaient plus fort «mort de Khamenei ».

L'unité d'élite des Forces de sécurité de l’Etat, les gardiens de la Révolution, la milice du Bassidj et des agents en civil ont lancé des attaques violentes contre les manifestants avec toutes sortes d'armes et n’ont pas cessé de tirer des gaz lacrymogènes. Mais les jeunes manifestants ont repoussé les forces répressives à coups de pierres et ont tenté de parer aux gaz lacrymogène et au poivre en brûlant des pneus et des poubelles.

Les agents ont tenté de disperser les manifestants avant la nuit, mais les gens ont résisté en lançant des attaques rapides avant de se replier en courant pour recommencer plus loin. Ces affrontements ont continué jusqu'à 21h30, heure à laquelle les gens sont montés sur les toits pour crier « mort au dictateur », « Dieu est grand », encore plus fort que les nuits précédentes.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 11 juillet 2009

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