vendredi, décembre 2, 2022
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EDITORIAL : La répression et les exécution perpétrées par le régime iranien sont une continuation du massacre de 1988

 

Durant l’été 1988, Khomeiny a émis une fatwa ordonnant le massacre de 30 000 prisonniers politiques

Le régime des mollahs a exécuté le jeune Mostafa Salehi le 5 août pour sa participation aux manifestations nationales en Iran en 2017-2018, malgré les protestations internationales. Cinq autres manifestants détenus ont également été condamnés à mort et attendent en prison.

Des protestations ont éclaté dans plus de 200 villes iraniennes en novembre 2019, en réaction à l’augmentation du prix du carburant. Le régime des mollahs a commencé à massacrer les manifestants dans la rue et a tué plus de 1500 manifestants. Des milliers d’autres ont été arrêtés et envoyés en prison, des dizaines ont été tués sous la torture et des milliers sont toujours emprisonnés sous la torture.

Le régime des mollahs a de toute évidence réprimé, torturé et exécuté le peuple iranien mais n’a jamais été sérieusement tenu de rendre des comptes à cet égard.

Le plus grand crime des mollahs au cours des quatre dernières décennies a été le massacre de l’été 1988. Dans une fatwa, le Guide Suprême du régime de l’époque, Rouhollah Khomeiny, a ordonné le massacre des prisonniers politiques. Sur la base de cette fatwa, plus de 30 000 prisonniers politiques, pour la plupart étaient des membres et sympathisants de l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI), ont été massacrés. Les auteurs et les décideurs de ce massacre occupent actuellement les plus hauts postes au sein du régime des mollahs, et la communauté internationale n’a jamais diligenté une enquêté sur ce crime.

Parmi eux, Ebrahim Raïssi, l’actuel chef du pouvoir judiciaire du régime, est le plus important. En 1988, il était le Procureur adjoint de Téhéran et un membre clé de la « Commission de la mort » de Téhéran, un trio de responsables du régime qui ont mené des procès sommaires de quelques minutes pour les prisonniers envoyés à la potence. Alireza Avaie, membre de la Commission de la mort au Khouzistan, est ministre de la Justice sous le régime actuel du président Hassan Rohani. Ses deux prédécesseurs, Mustafa Pour-Mohammadi et Morteza Bakhtiari, qui ont occupé ces fonctions au cours des huit dernières années, étaient également membres des Commissions de la mort. Par ailleurs, Mohammad Esmail Shushtari, ministre de la Justice de 1989 à 2005, a dirigé l’Organisation des prisons de l’État en 1988 et a été un autre membre actif de la Commission de la mort à Téhéran.

Le fait de bénéficier de l’immunité après un crime contre l’humanité et le massacre de plus de 30 000 prisonniers politiques a encouragé ce régime à continuer à réprimer et à massacrer le peuple iranien. Le massacre de 1500 manifestants en novembre 2019 par les mollahs, l’exécution de Mostafa Salehi et les massacres et exécutions continues, sont dans l’esprit du massacre de 1988.

La Résistance iranienne a présenté aux Nations unies et à d’autres organisations internationales de nombreux documents et preuves, y compris des témoignages de survivants du massacre.

Le 28 août 2016, Mostafa Pour-Mohammadi a été cité par l’agence de presse gouvernementale Tasnim comme ayant déclaré : « Nous sommes fiers d’avoir appliqué le commandement de Dieu à l’égard de l’OMPI et d’avoir résisté avec force et combattu les ennemis de Dieu et du peuple. »

En ce 32e anniversaire du massacre de 1988, il est temps que la communauté internationale mette fin à son long silence sur ce crime et demande des comptes au régime des mollahs. Tenir le régime des mollahs responsable de son crime contre l’humanité et du massacre de 1988 est la seule solution possible contre les crimes du régime en ces temps.

L’ONU organise sa 75ème Assemblée générale en septembre. La situation des droits de l’homme en Iran est à l’ordre du jour de l’Assemblée. A l’occasion du 32ème anniversaire du massacre de 1988, il est grand temps que la plus haute organisation internationale décide de demander des comptes aux auteurs du massacre.

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