vendredi, février 3, 2023
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Vidéo – Le sénateur Torricelli à la fête du Nouvel An avec la Résistance iranienne en Albanie

Le sénateur Torricelli lors de la fête du Nouvel An avec la Résistance iranienne : ces 3000 personnes fières ne sont que la partie émergée de l’iceberg

CNRI – Le 29 mars 2017 – le sénateur Robert Torricelli s’est exprimé lors du grand rassemblement de la Résistance iranienne et de ses soutiens pour fêter Norouz. Voici un extrait de son discours.

Merci. Mes amis, ce n’est que le premier jour du printemps et mes prières ont déjà été exaucées : un nouvel Ashraf a été créé sous vos yeux !

Une nouvelle maison de la liberté iranienne a été construite et vous l’avez créée avec vos propres mains. À ceux qui écoutent en Iran, un jour, les enfants de vos enfants marcheront dans ces halls, dans les couloirs de cet édifice, regarderont les monuments érigés en votre honneur et diront : « Pendant les heures les plus sombres de l’histoire iranienne, lorsque tous les espoirs étaient perdus, que la liberté avait été vaincue, 3000 âmes courageuses n’ont jamais laissé tomber, n’ont jamais cédé, sont restées libres, ont construit Ashraf et se sont battues pour la liberté iranienne. »

 

C’est difficile de croire que deux ans en arrière, nous devions gérer le fait absurde et ridicule que l’OMPI soit sur la liste de terroristes aux États-Unis. Quatre ans plus tard, les États-Unis ont organisé le départ de l’OMPI du camp Liberty, ont aidé à construire un nouveau foyer en Albanie et maintenant Donald Trump et les États-Unis ont les yeux rivés sur la dictature théocratique de Téhéran. Et je ne sais pas vous, mais moi, je parie sur Donald Trump. Il est important de comprendre les décisions qui nous amènent ici aujourd’hui, parce qu’il y avait un autre chemin. Chacun d’entre vous aurait pu rester piégé à Ashraf, entouré par les soldats Irakiens et Iraniens, aurait pu être tué un par un, perdant la vie, mais aussi la chance de pouvoir se battre pour la liberté iranienne. Ou, vous auriez pu rester à Liberty, sous les attaques de roquettes, des assauts éventuels, et vous auriez pu perdre la vie ou la chance de vous battre pour la liberté iranienne.

Il fallait prendre une décision, et nous pouvions tous offrir nos conseils, mais tard le soir, lorsque tous les conseillers étaient partis, une personne devait prendre une décision : se battre ou mourir, partir et se battre ; être fier des morts prisonniers à Ashraf ou Liberty ou comprendre la vérité centrale de chaque révolution dans l’histoire : aucune révolution n’a été gagnée en restant sur la défensive. Une femme a dû prendre cette décision. Et dans l’histoire iranienne, pour sauver 3000 personnes, mais plus important, pour sauver un mouvement, une étincelle, une idée, un espoir, une inspiration pour un nouvel Iran libre. Cette décision a été prise par Mme Radjavi et cette décision a fait toute la différence.

Maintenant, je sais que certains d’entre vous se demandent : « N’étions-nous pas mieux en première ligne, à quelques kilomètres de la frontière iranienne plutôt qu’ici en Albanie ou à Paris, ou même aux États-Unis ou au Royaume-Uni ? » Je comprends vos doutes. Nos amis français peuvent vous dire la même chose, lorsque de Gaulle a organisé la libération de la France depuis Londres ; ou Aquino, qui a organisé la chute du gouvernement marocain depuis New York ; ou même Mandela qui était sur l’île de Robban, organisant la fin de l’apartheid. Ce n’est pas où vous êtes qui est important, mais comment vous vous battez. Ce n’est pas où vous vous trouvez, mais c’est parce que vous ne laissez jamais tomber.

C’est comment vous comprenez où vous vous trouvez dans l’histoire et les armes à votre disposition. Comme lorsqu’on a demandé à * quelle était l’arme la plus importante dans la chute du communisme et il a déclaré : « les cassettes pour enregistrer ». Ces cassettes sont aujourd’hui internet et les réseaux sociaux. C’est votre pistolet, c’est votre roquette, c’est votre bombe, car ils changent les idées, ils émeuvent les gens et ils renversent les régimes. C’est votre mission et pourquoi vous vous trouvez à Londres, Paris, Berlin, New York et Tirana.

Et maintenant j’aimerai parler à chacun d’entre vous individuellement. En tant que soldats, vos missions sont différentes, mais toutes importantes. Demain matin, si vous vous réveillez et que votre mission est de faire du pain, vous nourrissez les gens qui représentent le dernier espoir d’un Iran libre. Si vous lavez le linge, vous habillez les gens qui sont notre seule chance de renverser les mollahs. Si vous êtes actif sur internet, vous êtes la seule voix atteignant les gens désespérés en Iran qui ont besoin d’entendre qu’il y a de l’espoir et un avenir meilleur, et qu’une des plus grandes civilisations au monde, son premier grand empire de perse, ne doit pas disparaître dans l’histoire.

L’Iran n’a pas besoin d’être ce qu’elle était dans l’histoire, mais elle ne doit pas disparaître non plus. Le bien-être et la prospérité ne sont pas seulement des droits européens, la liberté n’est pas seulement un privilège américain, vivre sans peur, sans incarcération et sans la mort, n’est pas destiné qu’aux nouvelles républiques. Cela peut faire partie des plus vieilles civilisations du monde. L’Iran n’a pas besoin d’être une exception. L’Iran peut adhérer à cette règle. Chaque personne a le droit d’être libre, chaque enfant a le droit à un avenir, tout le monde a le droit de donner son opinion, tout le monde a le droit de pratiquer la religion comme il l’entend. L’Iran ne sera plus une exception. L’Iran rejoindra l’histoire et vivra dans la famille des nations.

Aux Iraniens qui pourraient entendre nos voix aujourd’hui : ces 3000 personnes sont la partie visible de l’iceberg. De la glace dure formée dans la mort et la souffrance, et pendant des années de lutte. Mais dessous cette partie, il y a des millions d’Iraniens. Et vous avez tous un rôle. Cela n’a pas d’importance que nous soyons ici 3000. Dans chaque village, chaque ville d’Iran, vous avez une mission ; si vous êtes étudiant et que vous écrivez un graffiti sur un mur demandant un Iran libre, c’est déjà une contribution. Si vous êtes un travailleur obligé de travailler dans une usine pour les gardiens de la révolution, vous avez un rôle, en vous assurant que les produits ne donnent pas de bénéfices comme ils pourraient.

Si vous êtes un soldat en Iran, vous avez un rôle, ne jamais tirer sur vos concitoyens. Aucune armée fière n’a jamais tué un de ses propres citoyens. Chacun a un rôle à jouer. Le fait que vous ne faites pas partie d’Ashraf ne veut pas dire que vous ne faites pas partie de la lutte. Petit ou grand, prenez position ! Prenez part à l’avenir. Soyez un membre de l’Iran libre. Prenez votre décision aujourd’hui pour mettre fin à la dictature en Iran, personne par personne, village par village. Prenez position ! Maintenant !

 

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